• Tant attendue (ou pas), ceci est ma liste de Nowel !

    Ce sont des ouvrages que je souhaite depuis un certain temps, et qui portent quasiment tous sur mes intérêts spécifiques de longue durée.
    Il y en a pour tous les budgets (voir liste sous l'image) et toutes les bourses, même si vous êtes castré.

    Les petits globes wikipédiens indiquent que ces ouvrages sont également fortement susceptibles de m'aider à améliorer les articles de Wikipédia sur le sujet.

    Tindiiiiin :

    Nowel

    C'est beau hein ?
    (réponse : oui, car j'y ai littéralement passé mon après-midi en écoutant des chansons de Noël, ambiance oblige)
    Je vous mettrais presque au défi de trouver une liste plus canon ou plus travaillée.

     

    Côté technique et logistique :

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  • Ceci est un billet destiné à me prouver que je fais des trucs.

    Je me rends compte qu'il se passe plein de choses depuis la fin de mon Master sur plein de plans et que je n'en n'ai toujours pas parlé ici. Je me dis souvent que tel ou tel truc ou sujet de réflexion ferait bien l'objet d'un billet, pour mettre en ordre ma pensée, mais les choses vont trop vite pour que ce soit retranscrit à temps (pourtant, je n'ai pas non plus une vie hyperactive comparé à d'autres).

    Bref, en juin 2016, je sortais diplômée (mais moralement au bout du rouleau) de mon master en éthologie. Je passai (évidemment) mon été en clinique (et au Pays Basque) tout en me préparant une installation à plus ou moins court terme outre-quiévrain. En octobre 2016, j'achetais Eugene (ma voiture au GPL). Il m'a tout de même fallu quelques temps pour (ré)apprivoiser la conduite quand même et reprendre confiance au volant. En février 2017, ça y est, je déménage chez l'amie d'une amie en Belgique, plus particulièrement en région flamande. J'obtiens l'autorisation de travailler en mai, et j'arrive à trouver un emploi en juillet, après mon tout premier entretien de ma vie. Emploi censé commencer en septembre (ou octobre - puis octobre ou novembre - puis enfin plutôt novembre ou décembre en fait).

    L'attente est-elle (imp)productive ?
    Moi pendant ce temps.

    Comme je ne travaille pas "vraiment", j'ai beaucoup l'impression de ne "rien faire" justement, surtout comparé à des gens qui m'entourent et qui ont l'air de s'activer sans cesse, alors que moi... je passe l'écrasante majorité de mon temps assise devant mon ordinateur à avoir l'impression d'attendre.

    Pourtant qu'ai-je fait (et que fais-je ?) ?

    C'est une bonne question.

    L'attente est-elle (imp)productive ?

    • [BE] J'ai trouvé un travail

    Je préfère me dire que même si je l'ai pas commencé, c'est pas rien (?).
    C'est un boulot objectivement utile à deux points de vue : le mien (ça me financera mes futures études et ma vie actuelle) et celui d'autres gens (je vais participer à ce qu'ils reçoivent leur courrier).

    • [BE] J'ai commencé (et je poursuis) l'apprentissage du néerlandais

    Faute de pouvoir immédiatement commencer à chercher du travail, j'ai quand même réussi à m'inscrire dans des cours du soir intensifs en néerlandais pour étrangers. Les cours étaient dispensés par la Huis van Nederlands à un prix franchement modique (60 € les + les 20 € du manuel) et ça m'a donné un certain « cadre » régulier pendant quelques mois - l'air de rien, même si on n'est pas de grands amis, voir des gens différents régulièrement ça aide.

    Maintenant, je poursuis mon apprentissage "par moi-même", même si je me dis qu'il serait bon, pour une fois, d'essayer de mettre l'accent sur l'expression orale (ce qui m'enthousiasme le moins dans les langues) plutôt que sur la grammaire (ce qui m'intéresse le plus en fait).

    • [BE] J'ai exploré ma nouvelle ville (et ses friteries) (et un peu les environs, ponctuellement)

    À pieds, à vélo, mais j'ai encore du mal à retenir le nom des rues... C'est une ville qui semble assez éclectique, avec un mélange d'ancien et de moderne assez troublant parfois. L'immersion dans un environnement totalement néerlandophone a été dure au début, puis on s'y fait. On s'y sent bien de flâner quand il fait beau. Et la meilleure friterie de la ville, pour le moment, elle est à 3 mn à pieds de chez moi. Et TOC.

    Quelques petits sauts d'une journée ont aussi été faits à Bruxelles (le Librarium ♥), Anvers, Ghent, Nieuwport, Oostende, Spa, Amsterdam et Rotterdam :).

     

    Ça, c'est pour le côté purement « vie pratique en Belgique ».

    Mais avouons que bon, c'est pas bien riche tout seul, et surtout, le temps paraît malgré tout très long au quotidien...
    Donc il s'avère j'ai aussi fait d'autres trucs pour meubler mon intellect à la dérive pendant ce temps :

     

    • J'ai suivi des MOOCs

    Principalement des MOOCs anglophones.
    J'ai tout d'abord suivi un MOOC de l'université d'Edinburgh sur le comportement animal.
    Je voulais tester le système MOOC (alors pourquoi pas en prendre un dans un domaine déjà connu pour se concentrer sur une seule variable : le fonctionnement du MOOC) mais je voulais aussi avoir une vision potentiellement plus large et différente de l'éthologie que celle qu'on m'avait inculquée en Master, et que je jugeais incomplète sur plusieurs thèmes qui auraient mérité d'être étudiés (comme, parmi d'autres sujet, l'élevage et l'élevage industriel).
    Dans la même optique, j'ai suivi un autre MOOC sur le comportement des poule(t)sr et leur élevage, car il me semblait avoir eu peu d'informations objectives, académiques, sur ce thème (scoop : même de manière objective, ça pousse au minimum au végétarisme).
    Pour chacun de ces MOOCs, je prenais des notes pour me constituer un cours complet (côté scolaire / studieux oblige) sur Word et garder une trace de cet apprentissage.
    Présentement, je viens de finir un MOOC sur le genre conçu par l'université de Lausanne. Même si je suis un peu en mode "rush", à ne faire que les quizz (et les valider haut la main grâce à mes connaissances antérieures Oo), je vais le garder sous coude pour finir mon petit support. Il présente l'avantage de réunir des informations fiables (on parle de spécialistes du sujet qui interviennent quand même) dans des thématiques différentes réunies sous le spectre du genre : identité, violences, bioéthique, médecine, sexualité...

    • J'ai repris la contribution à Wikipédia

    Rhalala. Comment ne pas trop en dire ? (parce que franchement, depuis que j'ai replongé, ça m'enthousiasme) (enfin, la plupart du temps, quand j'évite ce qui m'agace).

    Niveau quantitatif, j'ai fait plus de 2 400 contributions depuis le premier janvier, créé plus de 80 articles depuis ma reprise en juillet 2016.
    Niveau qualitatif, je vogue de thème d'intérêt en thème d'intérêt, plutôt peu ou mal couverts globalement, au départ en faisant pas mal de traductions (notamment pour des biographies de premières femmes médecins, quelques lieux géographiques...) et en les augmentant (Hello Girls, Costume du Ku Klux Klan, Women of the Ku Klux Klan), et petit à petit, en faisant davantage d'articles « originaux » (biéroduc), notamment sur des sujets de société actuels mais pas ou peu couverts : la non-mixité (création), la grossophobie (création) pour les plus conséquents, des articles comme éponge menstruelle, éponge contraceptive, culotte menstruelle, congé menstruel ou migraine cataméniale, mais aussi quelques bio succinctes (PL Cloutier, Marion Seclin).

    En y pensant, je contribue pas mal sur des sujets de niche qui intéressent peu... Actuellement : l'univers des règles (oui oui, les menstrues là) et des protections hygiéniques.
    J'ai créé une palette d'articles, commencé à réécrire l'article syndrome prémenstruel, débuté un article sur le congé menstruel, je source certaines informations grâce à des ouvrages récemment achetés (cf. plus bas) et je recherche toujours désespérément des informations fiables sur l'histoire des protections hygiéniques (même si je crois avoir trouvé un bouquin anglais qui en parle, reste plus qu'à se le procurer).

    J'ai aussi réussi au cours de l'année à convaincre une amie de contribuer, elle a appris (très vite) et peut maintenant parler de l'élaboration de Wikipédia en connaissance de cause. Elle a même pondu un article vachement utile et très chouette !

    • J'ai visité plein de musées (à Paris)

    Je vous avais déjà dit que j'adore les musées ? J'ADORE LES MUSÉES.
    En France depuis mi-2016 jusqu'au début d'année 2017 (J'ADORE LES MUSÉES), j'ai ainsi mis les pieds au muséum national d'Histoire naturelle et la Grande galerie de l'évolution (coup de foudre INSTANTANÉ), au musée de l'Homme (énorme coup de cœur, j'y suis allée deux fois), le musée des Armées (grosse déception - mais c'est pas une de mes thématiques d'intérêt en même temps) et les Invalides, les jardins du château de Versailles et la ville de Versailles... J'ADORE LES MUSÉES.

    En septembre puis en octobre/novembre : le musée de l'architecture et du patrimoine, le château de Versailles, le musée de la carte à jouer et de la ville d'Issy-les-Moulineaux (si, si), l'ancien fort militaire d'Issy-les-Moulineaux (reconverti en éco-quartier AVEC UNE LIBRAIRIE OUVERTE LE DIMANCHE JE VEUX VIVRE LÀ-BAS), le musée d'Orsay, l'institut du Monde arabe, le musée Curie, les arènes de Lutèce, le quai Branly (gros coup de foudre), le Panthéon et son exposition sur Marie Curie...

    Il y avait plein de trucs que je rêvais littéralement de voir, comme le MNHM ou le musée du Quai Branly, et comme la plupart de ces musées et monuments sont gratuits pour les moins de 25 ou 26 ans, ben, c'est le moment d'en profiter !
    J'ai aussi eu la chance d'assister à une conférence de Philippe Charlier sur les fétiches, c'était tellement passionnant qu'on buvait ses paroles et qu'on aurait pu y rester des heures entières à l'écouter encore et encore ^^ !

    • J'ai "travaillé" 3 semaines

    Pas du tout en Belgique. Mais à Paris. Ceci explique cela ↑.

    Et même si je suis globalement déçue de ce que j'ai réussi à faire, je ne saurais pas expliquer le BIEN FOU que ça fait d'avoir des horaires prévues à l'avance et de pouvoir anticiper la plupart de ses occupations et des endroits où va se poser et des gens avec qui on va être. Ça ôte un poids de l'esprit, c'est miraculeusement apaisant (sauf les premiers jours où j'étais littéralement malade de stress et suante de peur, mais bon PASSONS HEIN).

    Et ça fait rentrer des sous dans les caisses (que demande le peuple ?!).

    Du coup j'ai décompensé mon année sans rentrée d'argent en m'achetant des livres.
    PLEIN DE LIVRES.
    60 € de livres sur 3 semaines (avec pas mal d'occasions, ça en fait PLUSSSSSE).
    Malheur à moi le jour où je suis allée récupérer le livre de Jack Parker au Gibert Joseph et que j'ai finalement décidé d'arpenter les rayons du 3e...
    (au troisième, y'a tout ce qui est sociologie et sociologie du genre)

    L'attente est-elle (imp)productive ?
    Ça c'était moi à chaque coin d'une librairie quand je voyais un autre livre qui me plaisait (allégorie).

    Mais ma coloc me dit que ça compte pas parce que ça fait partie du nécessaire ^^

    Et je me suis achetée des boxers. Parce que oui, maintenant, je peux me rhabiller (un peu) en remplaçant mes vêtements morts ou portés disparus (ne demandez pas pourquoi mes culottes disparaissent, j'en n'ai pas la moindre idée).

    Normalement, je reprends le travail bientôt de manière temporaire, avant de migrer vers le sud puis de remigrer vers le Nord friteux.

    En attendant, je meuble. Je m'occupe. J'essaie d'e combler mon ennui en faisant des trucs, et en essayant de me convaincre que ça m'occupe effectivement.

    Sinon, je pense écrire bientôt un article sur ma thématique wikipédienne d'intérêt actuelle bientôt...

    Tschüss !

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  • Lecteur, lectrice.

    J'ai une annonce solennelle à te faire. Je suis émue à l'idée de le dire ici.

    Je crois que j'ai trouvé un médecin.

    Ouais, bon, un médecin tu me diras.
    Oui mais non, mais pas n'importe quel médecin.

    MON médecin. (tu saisis?)
    Un BON médecin (je crois).
    Un médecin HUMAIN (je suis sûre).

    Tu saisis la nuance ?

    Un médecin HUMAIN.

    Laisse moi te (re)conter mon histoire pour comprendre l'importance de cet évènement (OUI, c'est un évènement).

    Il s'avère que j'ai pas mal de difficulté à trouver un médecin qui me convienne.

    Par cela, j'entends : quelqu'un qui ne reste pas coincé.e dans ses certitudes médicales d'un autre âge (ça, c'est le pire : les certitudes des médecins français, avec leurs connaissances d'un autre âge...), quelqu'un qui a l'air ouvert (pas quelqu'un où tu lui dis un truc et te répond directement... parfois totalement à côté de la plaque), et quelqu'un qui écoute (pas seulement d'une oreille, mais qui écoute vraiment ce que tu as à dire et le prend en compte).
    Bref, j'ai envie de dire : tout ce que devrait être un médecin quoi, ou un soignant (soit à peu près ce que j'aspire à être).

    En raison de ma « pathologie », j'ai engrangé très jeune pas mal de connaissances en matière de contraception / suivi gynécologique. Or, je me suis rapidement retrouvée confrontée à une médecin aux connaissances sur ce sujet totalement dépassée.
    Comme c'était la seule disponible dans les environs, j'ai quand même du me la coltiner quand même pendant plusieurs années et faire « des compromis ».
    Mon problème, ou plutôt la solution à ce problème, était pourtant simple : « juste » un médoc précis pour me soulager (c'est par là pour les explications sur mon médecin, son attitudes et la galère que ce fut si tu veux des détails).
    Il m'a fallu presque un an pour l'avoir.

    Les connaissances actuelles disent en gros : pas de suivi particulier après la première année, pas besoin de revenir tous les 3/6 mois (une fois par an suffit), pas besoin de prise de sang ni d'examen invasif (ce qui est pourtant actuellement la norme en France).
    Pourtant, j'ai du non seulement me "fighter" avec elle pour obtenir ce dont j'avais besoin et j'ai du longtemps subir une partie des examens qu'elle m'imposait, car j'habitais en campagne et qu'elle était le seul médecin auquel j'avais accès (chantage médical "si tu fais pas ça, je te donne pas ton ordonnance" en gros).

    Sans compter les autres remarques très « conformistes » auxquelles j'avais droit en consultation : tu as forcément un copain (un, pas une), si tu en as un, tu as forcément une vie sexuelle (flash info : non, ça ne va pas forcément de paire), ce bouton-LÀ c'est forcément une MST voyons (si si ; c'était un bouton d'acné...), et, à mes 14 ans, « regarde, tu vas pouvoir dire à toutes tes copines que tu prends la pilule » (non mais WTF ?!). Sans compter les remarques sur mon frère autiste, où il est inutile de préciser qu'elle n'y connaissait RIEN en trouble du spectre autistique (enfin, non, ça c'est gentil, parce que ça lui laisse le bénéfice de l'ignorance ; en fait, elle avait de MAUVAISES connaissances en fait et elle confondait avec plein de trucs divers et variés).

    Trouver le bon (médecin)

    D'autres expériences proches m'ont fait développer une grande méfiance face aux médecins et aux professionnels de santé (avec une envie de leur coller des {{refnec}} tout le temps en somme et de les secouer en mode « mais non, vous n'y connaissez rien, c'est PAS DU TOUT ÇA METTEZ VOUS À JOUR »).

    J'ai vu une fois, en début d'année, un médecin qui m'aurait plu s'il avait pris d'autres patients, ce qui n'était pas le cas. Tant pis.

     

    Récemment, pour un tout autre problème, j'ai vu une autre médecin généraliste, une jeune, qui m'a fait des remarques sur mon suivi médical (en mode « vous devez absolument être suivie par un spécialiste pour...»). Sauf que non : je n'en ai pas besoin, ce n'est ni une recommandation officielle d'être suivie à mon âge, et quoiqu'il en soit, même si hypothétiquement il y avait quelque chose, ça ne constituerait même pas une contre-indication médicale à la délivrance de mes patchs. Elle a également omis de m'informer de précisions importantes sur mon nouveau traitement pour mon problème du jour - heureusement que je suis dégourdie et que j'y ai pensé à sa place en gros. Bref.
    J'avais eu en plus mon renouvellement d'ordonnance pour mon patch, sous réserve d'un « mais vous devez ABSOLUMENT vous faire suivre par un spécialiste ».
    J'ai dit « oui oui » mais intérieurement c'était un « hum, nope ». Bref. C'était pas une franche réussite non plus.

    Dans la foulée, j'ai du me rendre dans une laboratoire médical pour un prélèvement gynécologique. Inutile de préciser que j'y suis allée, certes avec courage, mais franchement à reculons. Impression agréable d'être prise pour un numéro, mauvais pressentiment face à la biologiste qui devait faire le prélèvement. Demande d'explication sur le déroulement de la procédure (c'est normal qu'on vous explique ce qu'on va vous faire, non ?) résumé en « comme un examen gynéco » suivi d'un « QUOI MAIS COMMENT VOUS EN AVEZ JAMAIS FAIT VOUS ETES VIERGE AU MOINS HEIN ».
    Pas du tout mise en confiance, je me suis sentie obligée de répondre oui. Elle me répond soudainement que ça change tout par rapport à la demande du médecin d'un prélèvement interne et externe : « AH BAH NON JE VOUS FAIT QUE L'EXTERIEUR ALORS JE RENTRE PAS DEDANS » suivi d'un « JE VOUS METS PAS DE SPÉCULUM PARCE QUE JE FAIS PAS CA AUX VIERGES QUAND MEME ».
    => So what ? si t'es pas vierge, on s'en fout de ta douleur c'est ça ?! (Connasse).
    Je bouillais. C'est pas parce que tu as eu un rapport avec pénétration une fois, deux trois, dix fois, cent fois que ça fait PAS MAL. La vaginisme, elle connaît ?!
    Ben en tout cas BINGO : son prélèvement m'a fait tellement mal en dehors que j'ose même pas imaginer la douleur que ça aurait été si elle avait prélevé intravaginalement. Je suis rentrée en larmes.
    Donc au départ, je m'en suis voulue d'avoir menti et qu'elle ne puisse pas faire toutes ses analyses, et à la fin j'étais presque soulagée de pouvoir m'enfuir de là en n'ayant « que » mal plutôt à l'extérieur. Vous parlez d'une expérience qui met en confiance hein. Bref, je me suis jurée que PLUS JAMAIS j'irais faire ça. JAMAIS.

    Trouver le bon (médecin)

    L'eau a un peu coulé sous les ponts.

     

    Mon problème étant réapparu, mon retour en Belgique étant proche, réticente à retourner voir la précédente généraliste, mais ayant la trouille de voir quelqu'un de nouveau avec qui ça pourrait être pire, finalement poussée à aller voir ailleurs, j'ai pris rendez-vous avec autre généraliste proche d'ici.

    J'étais vraiment moyen en confiance.
    Déjà, la salle d'attente avait des fausses fleurs, des portes en violet clair - mauve et des étagères en violet-fuschia.
    Faut dire aussi que la radio de salle d'attente, c'était Radio Notre-Dame.
    J'ai franchement douté que ce soit une bonne idée.


    Et pourtant, magie.

    Trouver le bon (médecin)

     

    Elle m'a laissé parler, elle m'a écoutée. Elle a ENTENDU ce que j'avais à dire.

    Je lui ai donné mes résultats d'analyse, mais je lui ai raconté comment je n'avais été en confiance dans un laboratoire médical et où j'avais menti pour ne pas avoir eu de prélèvement invasif. Elle m'a dit que si je l'avais pas senti, j'avais eu raison.

    Quand je lui ai dit que l'autre médecin m'avait dit qu'il me fallait absolument un suivi gynéco, elle m'a regardée et m'a dit « Mais elle est FOLLE. Surtout que vous êtes jeune en plus. » ET TOC. (je te jure, j'avais envie de la prendre dans mes bras)

    Je lui ai dit que du coup, je n'y étais pas retournée. Elle m'a dit que j'avais eu raison.

    Elle m'a donné un traitement pour mon problème, sans m'examiner - il n'y avait pas besoin. Elle m'a tout réexpliqué. Comme j'habite loin, elle m'a expliqué quoi faire au cas où je ne pourrais pas aller voir de médecin tout de suite. J'ai pas eu besoin de lui dire que j'habitais loin, elle y a pensé toute seule.

    J'avais pas l'impression d'être juste un cas ou un problème, tu vois lecteur, j'avais l'impression d'être une VRAIE personne avec, il est vrai, un vrai problème mais avec une vie, un vécu et un ressenti et le droit de dire ce que j'avais à dire. Et le droit à ce que tout ça, ce soit pris en compte.
    Tu peux pas savoir la différence que ça fait.

    Et aussi, j'avais l'impression d'avoir affaire à une vraie personne humaine.
    Elle s'est excusée pour son retard, en me disant qu'elle était désolée mais qu'elle voulait absolument prendre son temps pour accueillir ses patient.e.s et surtout les nouveaux/nouvelles - et que certain.e.s avaient vraiment besoin de plus de temps que d'autres pour être écouté.e.s.

    Je lui ai pas parlé de mes patchs que je prends en continu parce que j'en n'avais alors pas besoin, mais je suis à peu près certaine qu'avec elle, ça se passera bien. Je suis persuadée que quand je lui parlerai dépression, autisme et syndrome d'Asperger, elle m'écoutera et elle cherchera à comprendre.

    Pour la première fois, j'ai confiance en un médecin.

    Lecteur, lectrice, tu peux pas savoir le bien que ça fait.

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  • Pas en état de mettre avertissement, préambule, et multiples annotations additionnelles.
    Cf. entre autres tags en fin d'article
    [1].

     

    S'identifier à un genre[2], n'est-ce pas s'identifier (ou ne pas s'identifier) partiellement ou totalement à des stéréotypes et caractéristiques qui ont été accolés à un sexe / genre[3] par la société au fil des siècles ?
    S'identifier personnellement comme F ou H, n'est-ce pas se reconnaître dans des cases attribuées par la société à l'un ou l'autre ?

    S'identifier à un genre, n'est-il donc pas s'inscrire dans le « jeu » de la société et reconnaître que telles caractéristiques sont attribuables aux F et telles autres aux H ? n'est-ce pas perpétuer les associations de type les femmes sont comme ci et les hommes sont comme ça ? n'est-ce donc pas contribuer à perpétuer les stéréotypes de genre ? n'est-ce pas contribuer à perpétuer des construits artificiels ?

     

    Il semblerait qu'on me considère comme une fille parce que je serais née avec une vulve et (selon tout vraisemblance) un vagin[4]. J'ai sans aucun doute été élevée dans cette optique[5], même si je pense avoir cerné assez vite l'entourloupe. Et le fait qu'à cause des autres, être considérée F me fait perdre au change[6]. Dommage pour un construit social débile.
    Pourtant.

    Je me genre au féminin uniquement parce que j’ai
    appris que sinon, c'était une faute de grammaire.
    Et je déteste faire des erreurs.

    J'ai les cheveux longs parce que c'est tout doux, et surtout,
    ça me permet de les tripoter et d'occuper mes mains - comme
    malaxer les tissus des tee-shirts ou de mon lit.

    Je porte certains bracelets quotidiennement uniquement
    pour la symbolique que je leur attribue et que j’ai besoin
    d’avoir avec moi. En vrai, je trouve ça moche et je
    déteste me sentir serrée par quoi que ce soit.

    Je porte des lunettes de rayon femmes parce que les lunettes qui
    me plaisaient vraiment étaient toutes au rayon homme et avaient
    des branches trop longues qui dépassaient de l'arrière de ma tête.

    Je porte un soutien-gorge parce que ça me permet de plaquer
    ces deux glandes molles contre mon corps pour essayer de me
    les faire oublier, principalement parce qu'aujourd'hui, avoir de
    la poitrine aussi petite soit-elle est une autorisation
    contre son gré à se faire observer et prédater[7].

    Je m’habille avec des vêtements étiquetés femme parce que je suis
    trop petite pour me vêtir uniquement avec les vêtements sobres du
    rayon homme, et qu’on m’a inculqué d’essayer de pas me fagotter
    comme une enfant sans mère (je pense avoir failli sur ce point).
    Pourtant, je préfère largement porter des tee-shirts étiquetés
    masculins car je suis plus à l'aise dedans, qu'ils sont moins taillés
    bizarrement, plus sobres et surtout plus doux.

    J’adore les animaux, mais pas pour les materner.
     Je les aime surtout quand faut leur ouvrir le ventre
    ou leur retirer des organes[8].
    J’aime quand ça saigne, quand ça pue et quand ça explose.
    Le 24 décembre 2015, j’ai mis dans un sac d’incinération un
    chat frappé par une voiture dont l’œil était sorti de son orbite.
    C'était cool, et cet oeil, je l’ai vu comme une boule de Noël. Fête.
    C’était mon cadeau de Noël à moi.

    Pendant une longue période, je regardais des tutoriels de
    maquillage sur internet. Pas par véritable intérêt, car je ne
    me maquille pas, ne me suis jamais maquillée et n’aime pas
    les visages maquillés[9], mais uniquement pour le côté
    purement technique de la chose.

    Quand je regarde un film, je suis toujours en train d’imaginer
    comment la scène a été tournée et quels étaient les moyens
    techniques (effets spéciaux inclus) utilisés pour arriver à ces
    résultats. Je me délecte des making-of.

    J’ai eu plusieurs poupées, pourtant je déteste les enfants depuis
    aussi loin que je m’en souvienne. Même si je pense que je pourrais
    les apprécier sous la forme de steak, avec une bonne sauce aux
    herbes et à la moutarde, si je n’étais pas végétarienne.

    ***

    À cause de mon physique et de mes organes génitaux supposés[10], on[11] me colle, comme à d’autres, des traits, des caractéristiques[12] qui n’ont rien à voir avec ce que je ressens ou ce que je suis.
    J’endosse seulement les stigmates du genre qu’on m’attribue malgré moi, pour la seule raison que physiquement je ressemble à une personne du sexe féminin, et que, dans la logique majoritaire, je devrais donc être une femme, avec tous les préjugés que ça implique - et donc, j'appartiens malgré moi à une catégorie à laquelle je ne corresponds pas.
    Alors que franchement. Ne suis-je pas bien plus que ça ?

    Je ne veux m’identifier à rien : ce serait reconnaître, valider et donner raison à la société que telles choses sont féminines et telles autres sont masculines. Et la société n’a pas raison.

    Je suis juste Nanou, une créature humaine de taille réduite qui se cherche et qui pleure actuellement beaucoup trop souvent[13], et dont le but dans la vie c’est de plonger ses mains dans des tripes fraîches[14] tout en essayant de devenir un peu moins stupide au fil du temps.

    Quand, dépasserons-nous, nous et notre société entière, cette séparation totalement artificielle entre masculin et féminin, qui ne fait qu'imposer insidieusement des limites aux gens ?

    À quand une société sans genre[15] ?
    Pour que chaque personne soit enfin totalement libre de se définir comme elle le souhaite en dehors de ce carcan inutile, sans en être pénalisée au cours de sa vie ? Pour que chaque personne puisse enfin sortir librement de la norme actuelle, sans en souffrir ni se sentir jugée ?

     

    ***

    [1] Ce billet ne concerne donc que mon « Me, myself & I » et n'a pas valeur de jugement sur autrui. Ressenti soumis à évolution.
    [2] Que l’on soit cis ou non. (c'est quoi ? lire ici)
    [3] Petit mélange car jusqu’à une période plutôt récente, les deux étaient confondus.
    [4] Communément dénommé par « assignation sexuelle ». À la naissance, il est acté qu’un bébé avec un pénis est un garçon, un bébé avec une vulve est une fille, et tant pis pour les autres.
    [5] On n’échappe pas à une éducation différenciée en fonction du sexe : http://edupass.hypotheses.org/1036
    [6] Est-il utile de renvoyer par exemple vers cet article concernant les inégalités entre hommes et femmes en France en 2017
    [7] C’est aussi fort incommodant.
    [8] À bon escient.
    [9] Dans mon monde, seule ma grand-mère se maquille.
    [10] Car oui, je ne me balade pas à poils dans la rue.
    [11] On indéfini. Sens large. Exemple : une nouvelle personne rencontrée.
    [12] Quand ce n’est pas carrément une destinée.
    [13] Mais qui arrivera un jour à pleurer en néerlandais.
    [14] Mais pour faire le Bien.
    [15] Ou sans différenciation entre genre, ou dans laquelle le genre n’aurait aucune importance.

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  • (scoop : des fois c'est un peu chaud)

    Je viens de publier mon 100ème article sur Wikipédia.

    Et sur celui-ci, j'y ai passé du temps. Beaucoup de temps.

    Il faisait partie de la liste de sujets que je consigne dans mon carnet spécial et qui n'ont pas encore leur article sur Wikipédia. Souvent, ce sont des trucs assez spécialisés. Parmi eux, beaucoup de sujets qu'on pourrait qualifier de « sociétaux ». Parce que j'ai toujours voulu comprendre la manière dont le monde fonctionnait et que ben, c'est juste des choses passionnantes. Ces potentiels futurs articles figurent donc sur une liste que je conserve précieusement et (je l'avoue un peu honteusement) presque secrètement, parce que j'ai vraiment très envie d'écrire dessus moi-même - parce que je sais que ce sera plutôt bien fait comme ça.

    Par exemple, ce centième article, il traite de la grossophobie.

    Comme il ne semble pas s'agir d'un vocable familier à toutes les oreilles (je ne m'en suis rendue compte que récemment), la grossophobie désigne l'ensemble des attitudes et des comportements qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses (en surpoids ou obèses). Parmi ces comportements, on peut citer les critiques ou les remarques apparemment anodines qui viennent du cercle proche comme d'inconnus, mais qui sont humiliantes (« comment elle peut oser sortir dans cet état », « tu devrais faire attention tu sais », ou entendu « je me demande bien où elle peut acheter ces culottes vu sa taille »). Scoop : dire ça n'a jamais fait maigrir personne, et au contraire, ça augmente même les risques de se tourner vers des comportements à leur tour susceptibles d'aggraver le surpoids. Mais la grossophobie, c'est aussi de la discrimination à l'emploi (accentué chez les femmes, victimes en prime du sexisme - supplément gratuit), durant son activité professionnelle (moins de promotion...), mais ça se produit aussi dès l'école (les professeurs te perçoivent plus bêtes que les élèves minces et ne sont pas avares de remarques blessantes non plus), puis dans l'accès aux études supérieures, ainsi que de la part du corps médical (ce qui entraîne mauvaise prise en charge médicale et peut aboutir à des traumatismes psychologiques).
    Ces comportements « grossophobes » proviennent du fait que dans l'imaginaire collectif, l'obésité et le surpoids sont considérés comme les révélateurs d'un laisser-aller, d'un manque de volonté, d'une absence de contrôle sur son alimentation de la part des personnes grosses, qui sont dès lors jugées comme les seules responsables de leur corpulence. Au détriment du fait qu'il s'agisse pourtant d'une situations dont l'origine est multifactorielle : physiologique, comportementale, psychologique, socioéconomique, culturel... Non seulement la grossophobie n'induit aucune perte de poids, mais elle peut avoir des répercussions à la fois physiques et psychologiques particulièrement néfastes, comme l'augmentation du risque de dépression, de troubles du comportement alimentaires, ou des dérèglements physiologiques aboutissant à un stockage plus important des graisses (exemples non exhaustifs)*.
    Cela atteint un tel point que parfois, les personnes grosses internalisent elles-mêmes cette grossophobie - tout comme des femmes peuvent internaliser le sexisme ou des personnes racisées peuvent internaliser le racisme qu'elles subissent.

    (fin de la digression)

    Bref, j'ai passé beaucoup de temps sur le sujet.

    Je connaissais déjà le terme depuis un an ou deux.
    Un jour, j'ai tapé grossophobie pour savoir s'il y avait un article sur Wikipédia.

    J'ai buggué.

    Y'avait pas d'article.

    Wikipensées
    Moi à ce moment-là.
    (je sais, je suis pas mal canon en vrai)

    Le seul article approchant était [[Acceptation des gros]], article à la qualité comment dire, franchement passable.

    Ma hantise numéro 1 : que le sujet ne soit pas admissible.
    Car sur Wikipédia, si un sujet n'est pas admissible, il peut être proposé à la suppression et un vote détermine si l'article correspond aux critères d'admissibilité ou non.
    Et quand tu as beaucoup bossé sur un sujet, j'imagine que ça doit faire un peu mal au cul que ton article que tu trouves tout beau et sur lequel tu as passé beaucoup de temps soit supprimé.

    En février de cette année, le sujet me semblait limite admissible.
    Pourquoi limite ?
    Car j'avais une source centrée sur le sujet d'une certaine année, une ou deux autres vagues sources d'une autre année, et ça s'arrêtait à peu près là (même après plusieurs pages de résultats Google). Pas terrible non plus. J'aurais préféré plusieurs sources par an sur le sujet, qui me permettraient d'être absolument catégorique sur l'admissibilité - et accessoirement, pouvoir créer du contenu et pas une coquille qui te laisse sur ta faim. Les autres utilisations du terme grossophobie restaient cantonnées à des milieux « confidentiels » qui ne faisaient pas de bonne sources (des forums, des blogs...) pour Wikipédia.
    Coup de pot, en juin, le livre On ne naît pas grosse de Gabrielle Deydier paraît. Il fait le buzz. D'un coup, c'est l'avalanche d'articles journalistiques sur la grossophobie, les médias semblent découvrir le phénomène.

    Dans mon cerveau : Super.

    Les sources en français se sont considérablement empilées en l'espace de quelques semaines. Plutôt redondantes, mais avec les quelques unes que j'avais consultées en début d'année, c'était susceptible de le faire.

    Wikipensées
    Avalanche de sources.

    Étape n° 2 : Se lancer.

    J'ai donc commencé au début du mois d'août un brouillon dans mon « espace personnel », afin de pouvoir prendre le temps de créer l'article sans qu'il soit modifié.
    Il a vite eu un plan (c'est quand même le plus important le plan), il s'est petit à petit étoffé, un coup par ci, un ajout par là, ah non ça ça va pas, ça ça a mieux sa place là, j'ai arrêté un peu (je suis partie changer d'air), je suis revenue, j'ai un peu repris. J'ai rapidement épuisé les sources en français (oui, en France, on n'est pas très bavards sur les discriminations envers les gros, ça semble un peu tabou). Pendant plusieurs jours, j'ai eu je sais pas combien d'onglets ouverts dans deux navigateurs différents pour pouvoir avoir deux espaces différenciés (une sur la grossophobie, un sur tout le reste). Mais mon ordi m'a dit merde « faut m'éteindre je m'essouffle me laisse pas que en veiiiiiille » alors j'ai tout mis dans des favoris (ce qui est débile parce que je ne me sers jamais des favoris, seulement de la barre d'adresse). J'en faisais un peu tous les jours, ou tous les deux jours, des fois j'ai laissé en plan parce que j'en avais marre parce que j'arrivais pas à un résultat assez satisfaisant, puis j'ai repris, avant de saturer à nouveau parce que le résultat arrivait pas à atteindre ce que je voulais.

    J'ai trouvé un peu d'aide pour m'orienter vers la bonne traduction en anglais et trouver de la « vraie » littérature à ce sujet (scientific papers, you know what I mean toussa toussa). J'ai lu environ trois articles sur le weight stigma (stigmatisation basée sur le poids). Vous pouvez trouver ça ridicule (trois, c'est pas beaucoup), mais c'est particulièrement absorbant à lire (surtout quand ce n'est pas dans votre langue maternelle, et que pour éviter toute mauvaise interprétation il est préférable d'être bien concentrée). C'était loooooong, parce que j'étais pas trop motivée et en état d'être absorbée sur une tache pendant longtemps. Surtout quand tu sais que de manière générale, tu as beaucoup de difficulté à te plonger dans un truc à faire, mais qu'une fois que tu es dedans, tu sais juste plus t'arrêter tellement t'es absorbée... c'est un frein non négligeable à se lancer dans un truc, même dans un truc qui nous fait très envie.

    De temps en temps, vu que ça s'éternisait quand même pas mal, j'ai été un peu pressée de le publier.
    Mais c'était juste pas possible : non, c'est mal écrit là, c'est incomplet ici, tel aspect n'est pas encore traité. Quand même. Faut un minimum**.
    Une fois le minimum assurée, j'ai tellement saturé que j'ai presque commencé à ma lasser. Vraiment. Le prendre en grippe. Quand tu prends un article en grippe, c'est pas bon, vaut mieux le lâcher plutôt que s'énerver gratuitement dessus et faire du mauvais job.

    J'ai donc décidé presque du jour au lendemain de lâcher mon bébé cet article, pour qu'il soit renommé afin d'être publié dans l'espace encyclopédique (alors qu'avant, seules les personnes sachant où c'était l'auraient trouvé). Non pas avant d'avoir fait frénétiquement quelques modifications avant de le lâcher et de le laisser voler de ses propres ailes octets.

    En le laissant à de nouvelles mains, qui, j'espère vraiment, sauront le faire grandir et l'améliorer avec autant d'attention que je ne l'ai fait***.

    Étape n°3 : faire le constat.

    De tous les articles que j'ai créés, c'était de loin le plus difficile à écrire.
    Pas en raison de l'impact du sujet (j'ai la charge émotionnelle d'une petite cuillère quand j'écris sur WP), mais parce que les contours du sujet sont extrêmement difficiles à délimiter. La littérature en français est extrêmement rare à ce sujet. Le terme de grossophobie est utilisé pour la première fois dans cette langue en 1994, et par la suite, il semble principalement réservé à des milieux militants, par définition assez confidentiels du grand public. La preuve, seule une thèse (de droit !) en parle, quelques vagues articles de journaux, peu approfondis sur le phénomène, sans définition exhaustive, et c'est tout. De l'importance de se tourner vers l'anglais.

    Le sujet est par conséquent très vaste. En effet, j'ai rapidement eu l'impression que le sujet aurait pu être étendu à plusieurs autres articles car la grossophobie semble ainsi recouvrir :
    - la perception et l'image des personnes grosses / en surpoids / obèses dans la société (au sens large, donc les stéréotypes, les préjugés, les traits de caractères associés)
    - la stigmatisation des personnes grosses / en surpoids / obèses
    - les inégalités subies par les personnes grosses / en surpoids / obèses (précarité, prise en charge différenciée pour ne citer que ceux-là).
    Autant d'articles qui pourraient, je pense, être admissibles (avis aux amateurs / amatrices). Les sources (en anglais) abondent sur le sujet.

    Une autre chose délicate est également qu'on a vite fait de tirer ses propres conclusions, et d'aller « au delà » des sources, là où les sources sont bien plus prudentes. C'est aussi ça qui en grande partie a rendu l'écriture difficile : vérifier, et vérifier encore qu'on colle et qu'on est en train de respecter la source, qu'on n'a pas appliqué sa propre logique.

    Bref, écrire un tel article, totalement nouveau, sur un thème sociétal, qui plus est traité dans l'actualité, est véritablement un travail de précision et de longue haleine...

    Wikipensées
    Écrire sur Wikipédia à propos d'un sujet sociétal et d'actualité (allégorie)

     

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    * Message : laissons les gros.se.s en paix.
    ** J'écris pas non plus sur Wikipedia pour gerber à la face du monde :-P
    *** Je vous jure que quand on passé autant de temps sur un truc pareil, on s'y attache. Vraiment.

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