• Au programme ce soir #14

    On pourrait croire que grâce à nos aînées, les principaux combats féministes ont été gagnés : le droit à l'avortement, à la contraception, au vote, à l'égalité des salaires, pénalisation des violences sexuelles...
    On pourrait croire, et beaucoup en sont effectivement persuadés qu'aujourd'hui l'égalité des sexes est devenue la norme et que le féminisme ne sert donc plus à rien, bon à remiser au placard avec les aiguilles à tricoter.

    Mais comme nous le rappelle cruellement ce documentaire intitulé La domination masculine, cette égalité n'est qu'une illusion.

    À travers un cheminement qui nous fait passer des jouets pour enfants au massacre de l'école Polytechnique au Canada (premier féminicide de l'histoire) et aux avis de masculinistes, ce documentaire nous rappelle bien que cette égalité n'est pas encore devenue la réalité ni la norme dans de nombreux aspects de notre quotidien, et que plus que jamais les combats féministes restent encore nécessaires.

    Trigger warning : nudité, violence (témoignages de violence sexuelle et conjugale), et surtout, bêtise misogyne profonde.

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  • Au programme ce soir #13

    Au programme ce soir #13

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  • Je crois que je commence à me plaire et à trouver la ville jolie.

    Certaines photos sont sous licence Creative Commons 4.0. Passer le curseur sur l'image pour voir s'il s'agit d'une de celles-là : une infobulle doit apparaître indiquant l'auteur à créditer et la licence en cas de réutilisation.

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 02

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 04

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 06

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 03

     Promenade maline(s)

    Promenade maline(s)

     

     

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  • Parce qu'en écrivant et relisant mon dernier billet, cela m'a évoqué certaines lectures, les voici :

    -Wikipédia:Contributeurs autistes sur Wikipédia

    Cette page est un essai, rédigé par Tsaag Valren, qui a contribué à écrire de nombreux articles labellisés sur les races de chevaux et la mythologie, dont elle est spécialiste, ainsi que la thématique de l'autisme sur Wikipédia. Cet essai présente les particularités propres aux personnes autistes, recense diverses caractéristiques de Wikipédia qui pourraient rendre attrayant ce projet à leurs yeux, mais aussi ce qu'elles peuvent apporter de spécifique à Wikipédia (et réciproquement). Et surtout, quelques contributeurs et contributrices concerné.e.s ont également apporté leur témoignage à propos de leur expérience sur le projet.

    - Autiste et Wikipédien

    Il s'agit d'un billet rédigé par Guillaume Paumier en 2009, billet qui a depuis été traduit en plusieurs langues et qui est à l'origine de la conférence éponyme qu'il a donné à Wikimania en 2015. L'auteur aborde la manière dont son fonctionnement a certainement influencé son approche des projets Wikimedia, principalement sous l'angle de la communication et de ses expériences.

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  • Une des questions que je me pose depuis quelques temps par rapport à Wikipédia et mon expérience de contributeur, c’est : pourquoi ?
    Nan, sérieusement, pourquoi passer du temps à un truc totalement virtuel, financièrement non rémunérateur, avec au final peu si ce n'est aucune reconnaissance ? Spoiler pour couper court à cette interrogation : je sais pas trop, si ce n’est que, me concernant, c’est assez addictif et fort plaisant malgré tout.

    Dronte de maurice BW

    (pour comprendre le pourquoi de ce dodo, consulter ce billet, paragraphe Totem)

    J’ai commencé à contribuer à Wikipédia en 2009, j’avais donc 14 ans (et demi, soyons généreux). Aujourd’hui, j’en ai 22 (et demi, idem). Et j’y suis toujours. Pire : pour moi, Wikipédia est sans conteste une expérience assez importante dans ma courte vie.

    Une question annexe que je me pose encore plus souvent depuis quelques temps, c’est : est-ce que j’ai apprécié commencé à contribuer à Wikipédia parce que cela faisait écho à des choses qui me plaisaient déjà, à des traits de ma personnalité, à mes habitudes, à ma manière de voir ou de faire les choses, ou est-ce le fait de participer à Wikipédia qui a forgé la personne que je suis et influencé certains de mes traits actuels ?

    (l’œuf ou la poule, en gros)

     

    Ce dont je peux être certaine, c’est que désormais, je retrouve certaines caractéristiques de ma personnalité en Wikipédia, et des caractéristiques « wikipédiennes » en moi.

    J’aime les plans. J’ai toujours aimé les plans. Les progressions logiques dans les discours, dans les exposés, voire, plus vital, dans mes cours[1]. Quitte à réécrire entièrement un cours magistral d’université pour aboutir à un résultat satisfaisant, c’est-à-dire, avec un « vrai » plan, avec des ensembles d’informations cohérentes, et pas jetées dans le désordre au petit bonheur la chance, quitte à y passer des heures. Quitte à frôler la crise de nerfs parce que tel ou tel esprit désorganisé rendait son cours absolument imbitable.

    Personnalité : origine ou résultat d'une addiction wikipédienne ?J’aime les choses carrées. Définies. Je suis une accro des définitions – mes camarades pouvaient anticiper mes crispations en cours en constatant l’absence de définition des termes abordés. J’aime la précision. J’aime chercher, creuser, avoir une vue d’ensemble, savoir pourquoi c’est vrai. Je peux me prendre de passion pour un truc absolument insignifiant et me mettre à compiler compulsivement des informations sur cette chose (et me perdre ainsi dans les tréfonds de l’internet...). J’aime les détails (on dit que le diable est dans les détails, mais en fait, pas de panique, c’est juste moi).

    (image de droite : le petit carnet dans lequel, entre autres, je classe d'un côté les articles que je crée et de l'autre ce que j'aimerais améliorer)

    J’aime les choses qui se répètent. J’aime avoir un cadre un peu rassurant et prévisible, avoir certains automatismes. J’aime les protocoles, j’aime pouvoir anticiper – ou, avoir suffisamment anticipé le reste pour pouvoir gérer un évènement imprévu. Quand quelque chose ne tourne pas il devrait, il est toujours rassurant de pouvoir retourner à une occupation apaisante ensuite – mieux, qui n’aura jamais de fin.

    J’aime travailler et faire les choses dans mon coin. Si je peux éviter de rencontrer des gens ou d’interagir avec eux, je l’évite. J’aime ma tranquillité quand je travaille. Je suis un rat de bibliothèque ou de laboratoire plutôt solitaire. Je n’aime pas les « parasites » qui blablatent de la meilleure manière de faire pendant des heures sans avancer ou qui critiquent gratuitement ton travail de manière non-constructive, pour finalement soit te rendre leur part du travail d’une qualité déplorable ou, au mieux, t’abandonner au dernier moment (#vécu). Travailler seul.e est en quelque sorte, à mes yeux, un gage de sécurité et de tranquillité. Un moyen aussi de n’être redevable à personne – que ce soit pour un bon ou un mauvais travail. Alors certes, Wikipédia est un projet collaboratif ! Mais la différence réside dans le fait qu’il n’y a pas d’interaction sociale IRL, qu’une éventuelle collaboration se produit par écrit, et qu’il n’y a pas d’enjeu : pas de note, pas d’obligation de résultat. De plus, autant certains sujets sont assez « électriques » sur Wikipédia (je pense par exemple à la politique et certains sujets de société), autant d’autres sujets (qui se trouvent être souvent ceux qui m’intéressent et ceux sur lesquels je contribue) sont extrêmement tranquilles, quand ils ne sont pas désertés. Il est alors aisé de n’être qu’une petite fourmi parmi d’autres.

    Je suis beaucoup plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral. J’aime ordonner mes pensées, prendre le temps de les organiser, les rédiger de la manière la plus adéquate, fidèle et précise possible. Je n’ai aucune répartie à l’oral, sauf cas particuliers[2], bien que j’aie pourtant les idées (et vous savez, toujours ce « mais j’aurais dû dire ça… » et l’impression de passer pour quelqu’un de stupide sans aucun argument), mais l’écrit me permet d’exprimer, et dans certains cas de défendre, un point de vue, parfois le mien, avec beaucoup plus de facilité.

    Dans la même optique, je préfère la raison à l’émotion. Prendre le temps de la réflexion, avoir le temps de peser les arguments lors d’une discussion, prendre du recul, éviter les réactions à chaud, étudier ses propres réactions pour aller chercher plus loin que ses propres réflexes et schémas de pensée habituels.

     

    Alors, toutes ces caractéristiques : origine ou résultat de mon addiction wikipédienne ?

    Sur Wikipédia, une certaine logique règne : quelques règles et recommandations (routine), une construction globalement similaire de l’espace encyclopédique (= les articles), plein de trucs bien rangés (catégorisation des articles, portails), la coopération passe par la discussion (écrit), il est souvent possible de faire les choses dans son petit coin sans déranger personne (tranquillité), que ce soit des broutilles (pour satisfaire son côté psychorigide) ou des plus gros trucs (se donner l’impression d’être productive ou bonne à quelque chose ?) et il est possible de satisfaire à la fois sa sérendipité tout en se disant que ce ne sera pas totalement perdu (#bonneconscience ?). Et surtout : c’est presque infini.
    Il y a un côté rassurant de se dire que peu importe où, quand et presque quoi, il y aura toujours à faire et que malgré le côté mouvant de Wikipédia, se dégage une certaine fixité[3].

    Certaines caractéristiques étaient déjà présentes chez moi bien avant que je ne contribue à Wikipédia, clairement. Et certaines caractéristiques de Wikipédia n’étaient sans doute pas pour me déplaire.

    De nos jours et au moins depuis le début de mes études, je suis extrêmement vigilante aux sources des informations. Je n’aime pas les affirmations gratuites : il me faut l’origine de l’information[4]. Il m’est assez facile de gérer une grande quantité de sources et de les exploiter pour obtenir un ensemble cohérent et organisé, logique. J’aime rédiger dans un style absolument neutre et uniquement informatif, sans laisser transparaître d’opinion personnelle, comme finalement on me l’a demandé dans la suite de mes études. Je suis intransigeante avec certaines erreurs de typographie (cachez-moi ces guillemets anglais que je ne saurais voir), les majuscules non accentuées dans les rapports (ce qui me fait pousser de grands soupirs, quand ça ne m’agace tout simplement pas) ou carrément l’abus de majuscule dans les noms. À mon grand désespoir, je me suis aussi révélée bien plus au courant en matière de législation concernant le droit d’auteurs qu’une grande partie de mes camarades durant mes études alors que tout ceci me paraissait… évident (coucou aux L1 BCG qui avaient purement et simplement copié du contenu de Wikipédia sans rien citer, ni licence ni auteurs… champions --").

    Mais s’agit-il de déformation personnelle ou déformation wikipédienne ?

     

    Personnellement, je n’en sais rien. Peut-être les deux ? Je suppose qu’il serait logique de penser que Wikipédia m’a attirée par certains de ses aspects, qui plaisaient à certaines de mes tendances (rigueur, routine, volonté d’apprendre et de comprendre ?). En retour, elle a peut-être contribué à renforcer certaines de mes tendances (importance des sources, fiabilité des informations) et sans doute à m’ouvrir à d’autres aspects (discuter et collaborer avec des gens, même virtuellement, me sensibiliser à certaines thématiques de droit, de libre). Comme une espèce de réciprocité. Certains disent de « cercle vertueux ». Oserais-je parler d’enrichissement mutuel ?

    Ce qui est certain, c’est que j’ai grandi avec Wikipédia. À un moment que certains jugeront central dans mon développement et la construction de ma personnalité. Cela m’a sans aucun doute beaucoup apporté autant académiquement (qui plus est dans le cadre d’études scientifiques) que personnellement. Et malgré le côté solitaire de la contribution à Wikipédia, voire le côté originellement asocial de ma participation et mon souhait de n’en faire qu’une occupation parmi d’autres, il est amusant de constater que certaines interactions wikipédiennes virtuelles ont abouti à des échanges suivis très enrichissants, parfois à vraies rencontres, de vraies amitiés[5] ou parfois plus. Quand le virtuel atteint le réel.

    Mais ceci est une autre histoire…

    Personnalité : origine ou résultat d'une addiction wikipédienne ?

     


    [1] Au cas où tu te pointerais ici pour la première fois (sait-on jamais) lecteur, sache que j’ai mis les pieds dans un établissement scolaire pour la première fois à 16 ans quand j’ai eu mon bac, en allant à la fac de Bio.

    [2] Genre grosse colère ou face à une personne avec laquelle je suis assez à l’aise pour lui balancer des trucs pas agréables à la tronche #lasympathiemedécrit.

    [3] Il y a un petit côté doudou…

    [4] Lire l’anglais sans difficulté est un plus. Même si je ne l’ai réalisé qu’en L3. Je me suis rattrapée ensuite.

    [5] Moi qui ne sais pas me faire des amis durables. Ça mérite d’être salué je trouve.

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  • Avertissement : Ce billet exprime juste ma surprise face à des habitudes auxquelles, ayant seulement vécu en France, je ne suis pas habituée. Ce n'est en aucun cas un jugement de valeur (« c'est nul », « c'est trop con », « rhalala ces Belges, toujours pas compris le mot "logique" »...), juste l'expression d'une surprise par rapport à ce qui m'est (m'était) inhabituel jusqu'alors.


     

    Saviez-vous que les chèques n'existaient pas en Belgique ? Enfin, plus précisément, n'existent plus. Depuis presque 10 ans.

    Quand j'ai voulu payer mon premier loyer par chèque (la seule utilisation que je fais de mes chéquiers... qui pour une raison Y, s'accumulent neufs dans une enveloppe), on m'a dit « Euh non, ça va pas être possible. »

    Ici, les gens font tout (enfin, tout ce qui n'est pas réglé en liquide ou par un terminal de carte bleue) par virement bancaire.
    Mais pas le petit virement comme on fait tranquilou bilou en France, et vas-y que je me connecte sur mon compte, que je clique, je rentre mon montant et je valide.
    Non non.
    Les gens ont un équipement spécifique ici pour les virements (ou même pour simplement pour consulter leur compte en ligne). Dès que tu as un compte bancaire en Belgique, la banque te délivre un petit boîtier avec (gratuitement, c'est inclus). Je l'ai reçu avec une mine fort perplexe « Mais c'est quoi ce truc ? »

    This is Belgium #1 - Les paiements bancaires

    Genre moi j'ai ça** :

    This is Belgium #1 - Les paiements bancaires

    Cute non ?

    NOOOON.

    Cet engin du diable est une vraie galère complexité inutile pour la petite Française que je suis (en vrai, c'est pas compliqué, mais ça me fait râler quand même parce que c'est quand même plus long que de faire ses opérations à partir d'un compte français et ragnagni et ragnagna).

    Pour faire un virement en ligne, il ne suffit donc pas de se connecter à son compte en ligne avec son numéro client et son code de passe et basta (comme je fais pour mon compte français).
    Non non non.

    This is Belgium #1 - Les paiements bancairesUne fois connecté.e (j'expliquerai plus tard) à ton compte, pour valider ton virement, tu dois insérer ta carte bancaire dans ton petit bidule (par le dessus).
    Puis tu dois rentrer ton code de carte bancaire sur le bidule.
    Puis cliquer sur le bouton indiqué.
    Ça te donne un code de sécurité à BEAUCOUP de chiffres.
    Que tu dois rentrer sur le site de ta banque pour valider ton virement.
    Et seulement là, ça marche.

    En gros, pas de code = pas de virement.
    Pas ta machine fournie par la banque = pas de virement.

    Et vous savez quoi ? C'EST OBLIGÉ COMME ÇA AUSSI POUR LES ACHATS EN LIGNE ET POUR SE CONNECTER AU SITE DE SA BANQUE.

    À. Chaque. Fois. Même. Pour. Les. Achats.

    This is Belgium #1 - Les paiements bancaires
    OUAIS HEIN ??!
    (bon, ça, c'était ma tête quand j'ai appris que fallait faire tout ça***, mais c'était aussi la tête de ma roomate quand je lui ai appris que les numéros sur le recto et le verso de ma carte bancaire française suffisaient généralement pour passer une commande en ligne #deuxmondesenface)

    Certes, c'est plus sécuritaire si tu paumes ta carte j'imagine.

    Mais, autrement dit, tu pars en vacances sans ton bidule, t'es foutu.
    Ça veut dire pas de virement depuis ton lieu de vacances, pas d'achat en ligne (PAS DE LIVRE SUR AMAZON).

    La MERDE.

    Et même si t'as ton chéquier, bah, tu peux te le mettre là où je pense.

    Moralité : FAUT PENSER AU BIDULE.
    Moralité bis : Adieu achats compulsifs de livres. Parce que ça laisse trop le temps de réfléchir toutes ces étapes...

     

    * moment où je choque la moitié des Français. Heureusement que ce blog est peu suivi.
    ** non, c'est pas une pub déguisée.
    *** je suis partisane du "nan mais ok y'a peut-être un intérêt mais surtout on s'en passe quand même très bien" #réflexeprimaire

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