• Au programme ce soir #14

    On pourrait croire que grâce à nos aînées, les principaux combats féministes ont été gagnés : le droit à l'avortement, à la contraception, au vote, à l'égalité des salaires, pénalisation des violences sexuelles...
    On pourrait croire, et beaucoup en sont effectivement persuadés qu'aujourd'hui l'égalité des sexes est devenue la norme et que le féminisme ne sert donc plus à rien, bon à remiser au placard avec les aiguilles à tricoter.

    Mais comme nous le rappelle cruellement ce documentaire intitulé La domination masculine, cette égalité n'est qu'une illusion.

    À travers un cheminement qui nous fait passer des jouets pour enfants au massacre de l'école Polytechnique au Canada (premier féminicide de l'histoire) et aux avis de masculinistes, ce documentaire nous rappelle bien que cette égalité n'est pas encore devenue la réalité ni la norme dans de nombreux aspects de notre quotidien, et que plus que jamais les combats féministes restent encore nécessaires.

    Trigger warning : nudité, violence (témoignages de violence sexuelle et conjugale), et surtout, bêtise misogyne profonde.

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  • Au programme ce soir #13

    Au programme ce soir #13

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  • Je crois que je commence à me plaire et à trouver la ville jolie.

    Certaines photos sont sous licence Creative Commons 4.0. Passer le curseur sur l'image pour voir s'il s'agit d'une de celles-là : une infobulle doit apparaître indiquant l'auteur à créditer et la licence en cas de réutilisation.

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 02

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 04

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 06

    Fontaine sur l'IJzerenleen à Malines 03

     Promenade maline(s)

    Promenade maline(s)

     

     

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  • Avertissement : Ce billet exprime juste ma surprise face à des habitudes auxquelles, ayant seulement vécu en France, je ne suis pas habituée. Ce n'est en aucun cas un jugement de valeur (« c'est nul », « c'est trop con », « rhalala ces Belges, toujours pas compris le mot "logique" »...), juste l'expression d'une surprise par rapport à ce qui m'est (m'était) inhabituel jusqu'alors.


     

    Saviez-vous que les chèques n'existaient pas en Belgique ? Enfin, plus précisément, n'existent plus. Depuis presque 10 ans.

    Quand j'ai voulu payer mon premier loyer par chèque (la seule utilisation que je fais de mes chéquiers... qui pour une raison Y, s'accumulent neufs dans une enveloppe), on m'a dit « Euh non, ça va pas être possible. »

    Ici, les gens font tout (enfin, tout ce qui n'est pas réglé en liquide ou par un terminal de carte bleue) par virement bancaire.
    Mais pas le petit virement comme on fait tranquilou bilou en France, et vas-y que je me connecte sur mon compte, que je clique, je rentre mon montant et je valide.
    Non non.
    Les gens ont un équipement spécifique ici pour les virements (ou même pour simplement pour consulter leur compte en ligne). Dès que tu as un compte bancaire en Belgique, la banque te délivre un petit boîtier avec (gratuitement, c'est inclus). Je l'ai reçu avec une mine fort perplexe « Mais c'est quoi ce truc ? »

    This is Belgium #1 - Les paiements bancaires

    Genre moi j'ai ça** :

    This is Belgium #1 - Les paiements bancaires

    Cute non ?

    NOOOON.

    Cet engin du diable est une vraie galère complexité inutile pour la petite Française que je suis (en vrai, c'est pas compliqué, mais ça me fait râler quand même parce que c'est quand même plus long que de faire ses opérations à partir d'un compte français et ragnagni et ragnagna).

    Pour faire un virement en ligne, il ne suffit donc pas de se connecter à son compte en ligne avec son numéro client et son code de passe et basta (comme je fais pour mon compte français).
    Non non non.

    This is Belgium #1 - Les paiements bancairesUne fois connecté.e (j'expliquerai plus tard) à ton compte, pour valider ton virement, tu dois insérer ta carte bancaire dans ton petit bidule (par le dessus).
    Puis tu dois rentrer ton code de carte bancaire sur le bidule.
    Puis cliquer sur le bouton indiqué.
    Ça te donne un code de sécurité à BEAUCOUP de chiffres.
    Que tu dois rentrer sur le site de ta banque pour valider ton virement.
    Et seulement là, ça marche.

    En gros, pas de code = pas de virement.
    Pas ta machine fournie par la banque = pas de virement.

    Et vous savez quoi ? C'EST OBLIGÉ COMME ÇA AUSSI POUR LES ACHATS EN LIGNE ET POUR SE CONNECTER AU SITE DE SA BANQUE.

    À. Chaque. Fois. Même. Pour. Les. Achats.

    This is Belgium #1 - Les paiements bancaires
    OUAIS HEIN ??!
    (bon, ça, c'était ma tête quand j'ai appris que fallait faire tout ça***, mais c'était aussi la tête de ma roomate quand je lui ai appris que les numéros sur le recto et le verso de ma carte bancaire française suffisaient généralement pour passer une commande en ligne #deuxmondesenface)

    Certes, c'est plus sécuritaire si tu paumes ta carte j'imagine.

    Mais, autrement dit, tu pars en vacances sans ton bidule, t'es foutu.
    Ça veut dire pas de virement depuis ton lieu de vacances, pas d'achat en ligne (PAS DE LIVRE SUR AMAZON).

    La MERDE.

    Et même si t'as ton chéquier, bah, tu peux te le mettre là où je pense.

    Moralité : FAUT PENSER AU BIDULE.
    Moralité bis : Adieu achats compulsifs de livres. Parce que ça laisse trop le temps de réfléchir toutes ces étapes...

     

    * moment où je choque la moitié des Français. Heureusement que ce blog est peu suivi.
    ** non, c'est pas une pub déguisée.
    *** je suis partisane du "nan mais ok y'a peut-être un intérêt mais surtout on s'en passe quand même très bien" #réflexeprimaire

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  • Maison flottante Amsterdam 2

    Maison flottante Amsterdam

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  • Ceci est un brouillon immonde d'une infime partie du dedans de ma tête dans le désordre et le bazar le plus complet.
    Avec probablement de la contradiction dedans.
    Voilà.

    Les annotations sont importantes. Une fois lues, cliquer sur « Précédent » du navigateur.

     

    Je suis persuadée d’une chose[1] : si on se permet de manger certains animaux plutôt que d’autres et de les exploiter[2], c’est parce qu’on ne les connaît pas assez bien[3].

    C’est un fait et loin d’être un scoop : les espèces qui nous sont très proches ne sont pas consommées, ni tuées, dans nos sociétés[4].

    Il semble y avoir une délimitation nette entre celles-ci et les autres. En effet, nous sommes, pour la majorité d’entre nous, capables de transposer certaines émotions simples (peur, attachement, joie…) sur les animaux qui sont les plus proches de nous au quotidien, souvent implantés au sein de nos foyers, comme les chiens et les chats[5], voire ceux qui sont reconnus très proches de nous, génétiquement parlant, comme les singes par exemple. Nous sommes capables d’empathie envers ces animaux comme nous pourrions l’être, ou presque, envers un autre être humain. Nous trouvons donc généralement inadmissible qu’ils soient maltraités, qu’on les fasse souffrir gratuitement ou que nous les mangions[6]. Parfois, nous nous imaginons ce qu’ils ressentent – quitte à sombrer dans l’anthropomorphisme le plus crasse et nuisible, nous éprouvons de l'amour ou de l'affection pour eux. À nos yeux, ils sont quelqu’un.

    Bizarrement, cette empathie semble être à géométrie variable en fait.

    Pourtant, assez souvent, les personnes les plus virulentes à l’égard de ceux qui maltraitent un chat, un chien[7] n'ont aucun souci à avoir un bon steak bien cuit dans leur assiette, à manger des œufs de poules, sans que ça ne leur pose de problème éthique ou qu’elles ne se posent de questions particulières[8].

    Mais pourquoi une telle différence de traitement entre les quelques espèces que nous caressons et les espèces dont nous consommons les productions ?
    Bizarrement, notre empathie semble bien être à géométrie variable en fait.

    Le choix des espèces que nous consommons ou non est totalement arbitraire et dénué de bon sens. D’une part, nous ne mangeons pas certaines espèces parce que nous considérons que nous n’en avons pas besoin : nous ne mangeons pas de chien, pas de chat, pas de singe par exemple, sans doute en raison de la proximité abordée plus haut. d'autre part, à ces espèces s’ajoutent d’autres (comme le cochon) qui ne sont pas consommées par certains groupes sociaux. Dans d’autres cultures, certains animaux que nous consommons ne le sont pas (le bœuf par une bonne partie de l’Inde par exemple). Le choix des espèces que nous mangeons ou dont nous consommons les produits est donc totalement subjectif, dépendant des époques, des cultures et de multiples caractéristiques sociales. Qu’est-ce qui justifie donc que nous consommions une espèce X alors que c’est une espèce qui ne l’est pas ailleurs ?

    En dehors de cette facette purement « culturelle », c’est plutôt le rapport plus personnel à l’animal qui m’interroge. Il n’est pas rare d’entendre dans la vie courante des (grands-)parents (ou des gens) dire à leurs enfants « Ce n’est qu’un poulet, ce n’est pas très intelligent de toute façon », « c’est qu’un poisson », « oui mais un chien c’est pas pareil en fait, c’est plus intelligent ». Leur infériorité[9], leur supposé degré moindre de conscience ou leur intelligence inférieure dans l’esprit populaire semblent être autant d’arguments (parmi des dizaines d’autres, certes) qui permettent de légitimer leur consommation, voire leur déconsidération, qui permettent d’écarter cette préoccupation de notre esprit.

    Et si nous les connaissions vraiment mal en fait ?

    Je suis arrivée en Master d’éthologie, j’avais déjà une certaine réflexion personnelle[10] sur les thématiques du végétarisme, du véganisme et du spécisme[11]. Mais quand même, j’avais toujours ce vague préjugé selon lequel un piaf (n’)était (qu’)un piaf par exemple. Vaguement consciente qu’aucune espèce est plus intelligente qu’une autre, mais quand même. Enfin vous savez bien. Un poulet c’est pas un chien. Je veux dire, vous comprenez, c’est même pas un mammifère quoi… C’est probablement intéressant, mais pas pour moi merci. Et puis j’ai redécouvert Alex, ses capacités langagières et sa conscience du sens simples des mots. Et puis les cailles. Et puis un cours survolé de bien-être animal en élevage. Et puis j’ai bossé pendant plusieurs mois avec des oiseaux, même si c’était un choix « de secours » parce que j’aurais préféré travailler avec des chevaux, des chiens ou des humains (parce que bon, un oiseau, vous comprenez…). Et finalement, par mon travail, j’ai découvert que ces piafs, ils avaient vraiment leur personnalité, vraiment leurs besoins sociaux, je les ai (trèèèèès longtemps TT) observés, j’ai eu des interactions pseudosociales[12] prolongées avec « mes » piafs, je les ai étudiés théoriquement aussi (le nombre d’articles scientifiques sur les piafs que je me suis paluchée…). Et j’ai aussi pu constater mon impuissance à faire bouger les autres humains pour améliorer leurs conditions de vie, malgré les alertes, et les conséquences que ça avait sur les animaux. De juste « piafs », ces étranges volatiles sont devenus des entités absolument réelles, uniques, pas juste des piafs comme les piafs en général, comme on dit « les gens ». De cette expérience (et d’autres), j’ai finalement appris qu’un piaf, bah non, c’était pas qu’un piaf (nan, je radote ?).
    Maintenant, je vois les oiseaux – tous les oiseaux - sous un autre jour, avec un regard absolument différent. En gros, je les ai « décatégorisés » de leur sous-classe et ils comptent autant que comptent d’autres animaux que je connais mieux.
    Pourquoi ? Parce que j’ai appris à les connaître.
    Or, le poulet dans mon assiette n’est pas très différent de ces étourneaux avec qui j’ai travaillé. Je ne mange pas l’étourneau, pourquoi mangerais-je donc ce poulet ? et le raisonnement tient avec les autres espèces.

    Avec mes études, notamment les deux dernières années, j’ai appris d’autres trucs[13], sur d’autres espèces, même si certaines notions ont été survolées, comme celles du bien-être animal en élevage[14]. Pour ne prendre qu'un exemple, savez-vous que les veaux dont nous mangeons la viande (blanche) sont intentionnellement anémiés ? En effet, le foin qui devrait être leur aliment de base est riche en fer. Or, le fer, ça se fixe sur l'hémoglobine. Or, l'hémoglobine, c'est rouge. Et le consommateur n'aime pas trop ça, le rouge (vous comprenez, ça rappelle le sang alors...). Qu'à cela ne tienne, on va juste ne pas leur donner leur alimentation naturelle et les carencer volontairement en fer, et le problème sera réglé, on aura de la belle viande blanche !

    Sur le plan de l'« intelligence » (il y aurait tellement à dire sur ce terme), qui sait qu’un poussin est capable de compter jusqu’à 5 dès sa naissance ? Que le poisson est capable de ressentir douleur et souffrance, sans compter que ses organes peuvent être endommagés par l’absence de paliers de décompression quand il est pêché par exemple ? Que le cochon a une vie sociale extrêmement riche, que c’est un besoin d’interagir avec des congénères comme nous avons le besoin d’avoir notre cercle social ? que multitude d’animaux d’élevage, jugés stupides, rabaissés, nous sont en fait extrêmement proches sous bien des aspects ?

    Je suis persuadée que la connaissance du comportement des espèces animales nous les rend plus familières. Elle rapproche les espèces socialement « lointaines » ou « invisibles » de nous, nous rend leur existence moins abstraite.

    Nous connaissons bien les chats, les chiens, nous sommes capables de dire ce dont ils sont capables ou incapables, de leur reconnaître une personnalité même sans en avoir personnellement côtoyé. Cela relève de la connaissance commune : nous les connaissons. Ils sont quelqu’un. Avec une conscience, une personnalité, un vécu. Certains croiseront le chemin d’un lapin domestique, et refusent ensuite d’en manger, tout comme d’autres, après avoir côtoyé des chevaux, refusent d’en manger. Pourquoi ?

    Quand apprendrons-nous enfin à connaître les animaux que nous avons dans nos assiettes ?

    « Apprends-moi un mouton »
    Et si ce veau n'était pas qu'un veau ?

     

     

    Bref, tout ça à la base c’était pour dire que je suivais un MOOC sur les poulets.
    Oui.
    TOUT ÇA (mal écrit, brouillon, qui sera sans doute réécrit autrement, remanié plus tard dans un autre billet mieux rédigé) pour ça.

     

     

    [1] À cet instant précis ; opinion soumise à conditions et évolution, non contractuelle. Il est également possible de trouver moins cher ailleurs et de ne pas vous rembourser la différence.

    [2] Si on est amateur ou amatrice de vocabulaire, le terme adéquat est donc spécisme.

    [3] Mon propos n’est pas ici de discuter de l’utilité de consommer de la viande ou non ; plutôt de s’interroger sur le pourquoi nous nous autorisons à consommer la production de certaines espèces et pas d’autres.

    [4] « Le facteur déterminant, c'est la distance, socialement construite, qui sépare les humains de certains animaux. Ceux que nous admettons dans notre environnement proche ne sauraient être tués ni mangés. Toutes les sociétés, sous des formes et à des degrés divers, pratiquent ce traitement différencié. Y compris celles des chasseurs-collecteurs [personnes vivant principalement de la chasse et de la cueillette], dont l'exemple est éclairant. » sur Le Monde

    [5] J’exclus volontairement tout ce qui est NAC : lapins, cochons d’inde… les conditions relatives à leur bien-être et l’importance de celui-ci étant encore souvent sous-estimées par bien des « maîtres » ou humains. Quant aux chevaux, je trouve que leur statut affectif est tellement variable que je les exclus également. Allez zou :-P !

    [6] Je parle d’un point de vue absolument occidentalo-centré et moderne. En d'autres mots : c'est une vision nombriliste :D.

    [7] Par exemple, il suffit de parcourir certaines pages de Facebook ou des journaux régionaux en réaction à des cas de maltraitance animale des déclarations d'amour du genre « il mérite ke de crever » balancé par votre voisine Sylvette qui vous offre des biscuits à chaque Noël... Une bonne raison pour perdre doublement foi en l'humanité en somme.

    [8] Pourtant, quand on se penche objectivement (voir plus loin) sur la question, des problèmes éthiques, ça en pose. Des TAS.

    [9] Aux animaux. Pas aux enfants. Du moins ici.

    [10] Non pas qu’elle ait été super avancée, et tout. Mais déjà, elle existait. Perso, je trouve que c'est pas négligeable.

    [11] Quelle chance d’avoir eu une correspondante végane pour me faire turbiner le cerveau.
    Même si ça n’a pas été suivi d’effets immédiatement, et que je suis toujours en devenir.

    [12] Une interaction sociale se caractérise par une interaction entre deux individus de la même espèce. Une interaction interspécifique (entre deux espèces différentes) est dite pseudosociale.

    [13] Il est tout à fait vrai de penser que même sans faire ces études, j’aurais pu être au courant de ces pratiques, et j’en connaissais certaines d’ailleurs. Mais voilà : « apprendre » une information de manière objective et neutre (comme ici, dans le cadre académique, lors d’un cours sur le sujet) a plus d’impact sur moi que voir passer des informations émanant de sources partisanes. En d’autres termes, pour modifier mon comportement ou ma pensée, une information apportée de manière rationnelle, neutre et objective a plus d’impact qu’une information émotionnelle et partisane.
    Même si c'est critiquable et que dans certains cas, une information objective (exemple bateau : dire que le réchauffement climatique existe peut être perçu par certains comme partisan).

    [14] Ne riez pas au fond. Je vous ai entendus.

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