• Vous ne lirez probablement jamais ce qui va suivre mais tant pis.

    Au cours des deux dernières semaines, sachez que j'ai postulé à environ une vingtaine de vos offres.
    Il y avait pas mal de jobs alimentaires, et j'avoue : j'ai fait le tri, pour conserver les offres où il faut être polyvalent, où on ne va pas s'ennuyer à effectuer le même travail 40 heures pas semaine, et où je sais que je connais la majorité des tâches à effectuer. J'avoue.

    Sachez que j'ai passé beaucoup de temps (trop ?) sur mes lettres de motivation, pour essayer de vous transmettre que OUI je suis capable de faire le boulot que vous me demandez et que OUI je veux vraiment ce boulot auquel je postule.
    Même si je n'ai pas exactement le genre d'expérience que vous préféreriez ; non, je n'ai pas encore travaillé en grande distribution et oui, je postule quand même en grande distribution (pour avoir cette fucking expérience que vous voulez, justement). Parce, naïvement, je me dis qu'il faut bien commencer quelque part et qu'un jour, vous avez bien du accorder cette chance à quelqu'un.

    Pourtant, je vous montre quand même dans ma lettre de motivation que j'ai fait plein de trucs très proches.
    J'ai fait de la vente, avec de l'accueil et du renseignement auprès de clients au comptoir (ce qui m'a vachement aidé à lutter contre ma timidité d'ailleurs, même si je ne vous le dis pas), j'ai géré les appels téléphoniques et le triage des urgences (très bon pour gagner en assurance et prendre des bonnes décisions rapidement), je me suis occupée de la mise en rayon (d'ailleurs, la réorganisation des croquettes en fonction de la gamme et du stade de développement des chiens pour que les clients s'y retrouvent, c'est moi), du passage de commandes et de leur réception (j'ai même porté ou transporté des trucs lourds, même si je fais que 50 kg). J'ai fait tout ce qui moins glamour aussi, comme le nettoyage (oui, de la cage du chat en diarrhée là-bas au fond jusqu'aux salles de chirurgie), ou ce qui est ultra répétitif, comme la préparation, le nettoyage et la stérilisation des instruments (#rigueur).
    Bonus : j'ai coaché mes collègues pas douées en informatique (même si je décline toute responsabilité pour la plus vieille qui s'en fichait puisqu'elle partait bien à la retraite).
    J'ai passé un tout petit peu de temps à apprendre quoi et comment faire correctement les choses au départ (mais j'apprends très vite en observant), et après, roulez jeunesse, j'étais autonome. Au bout de peu de temps, j'ai même aidé à gérer des situations urgentes dans le plus grand des calmes (même si je suis une grande stressée en dehors du boulot).

    Bref, ce n'est pas ma seule expérience professionnelle, mais j'ai vraiment fait plein de trucs, réalisé plein de tâches qui sont transposables dans bien d'autres domaines extérieurs au milieu vétérinaire. Vraiment.

    Ça paraît bête, mais j'aime bien quand les gens sont contents du travail que je fais (et j'aime bien la satisfaction du travail bien accompli aussi).
    Et même s'il avait plein de trucs jugés ingrats, même si c'était pas censé cadrer avec mes diplômes (« manque d'ambition » les gens ils disent), même si c'était pas le job de mes rêves, j'aimais ça quand même (oui madame) et je m'investissais profondément dedans.

    Certes, dans ma lettre de motivation, je ne vous dis pas tout : j'attends de vous voir en face, pour juger si l'annonce de la reprise de mes études dans environ 2 ans pour réaliser mon rêve (oui, je suis encore à un âge où j'ai encore des rêves et j'y crois ; j'espère même que ça va durer longtemps) va me porter préjudice ou non. Dans tous les cas, c'est pas pour ça que j'ai l'intention de bosser le minimum vital pour vous une fois recrutée, non non non. Et même, si jamais mon plan échouait contre ma volonté, ben, au pire ce serait tout bénéf' pour vous et je pourrai continuer à bosser dans la même boîte.

    Si je postule à votre offre, c'est parce que je pense qu'elle peut me convenir.
    Pas comme celles que j'ai écartées : cuisiniste, maçon (apparemment en Belgique, si tu es vendeur de cuisine ou maçon, tu ne dois pas avoir trop de problème à trouver un travail), secrétaire parfaitement trilingue (euh) ou travailleur en abattoir (j'ai rien contre les corps morts, j'en ai vus plein en clinique, mais je suis juste devenue végétarienne par éthique donc bon... je me vois mal mettre à mort ou découper des bestiaux dans le but de les faire manger ensuite. #sorrynotsorry). 

    Alors, chers recruteurs (et recruteuses), s'il-vous-plaît, donnez-moi au moins une réponse. Ne vous murez pas dans le silence malgré mes relances.

    Si je pouvais même demander un peu plus : dites-moi pourquoi ma candidature ne vous convient pas.
    Ayez l'honnêteté de me dire si c'est mon master qui vous fait peur, si vous avez déjà trouvé quelqu'un pour le poste, si quelque chose cloche dans ma lettre de motivation ?

    Parce qu'à chaque fois que j'envoie une lettre de motivation, je prie pour qu'elle suinte le PRENEZ-MOI À L'ESSAI JE SUIS LA PERSONNE QU'IL VOUS FAUT.

     

    Chers recruteurs,

    JE VOUS LE JURE

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  • Il y a un truc qui me stresse : le temps qui passe.
    Perdre son temps. En voilà une chose de bien angoissante.
    J'ai l'obsession de m'occuper, d'occuper mon temps à bon escient. De manière utile (j’espère), constructive (un peu). Ou au moins en avoir l'impression.

    Avant c'était facile : j'avais un emploi du temps relativement régulier. J'allais en cours, je rentrais, j'avais un jour pour les courses, et quelques créneaux pour faire des fiches de révision / regarder des films ou des séries / prendre le soleil et des photos, à caler sur les deux jours restants. Au final, chaque journée était occupée au minimum par un truc - et sinon, j'avais le reste de la semaine pour me dire que j'avais pas rien foutu puisque j'avais travaillé. Je n’avais que quelques petites périodes vides à combler à l'aide de mes activités pré-déterminées parmi lesquelles je n’avais plus qu’à piocher.

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectif(c'était le bon vieux temps)

    Depuis que je ne suis plus en étude (donc la majorité du temps « sans emploi » hein), mon emploi du temps est comment dire... moins soumis à des impératifs. Disons que, sans emploi, donc sans rentrée d'argent, sans activité extra... (extra-quoi d'ailleurs ?), en n’étant pas très fortiche pour maintenir des relations sociales et en ayant pour quasi meilleur ami mon ordinateur, j’ai vite fait de perdre l'inertie que j’avais à peu près acquise auparavant, pour atteindre ce qui pourrait sembler une espèce d'« immobilisme occupationnel »... De toi à toi, c'est déjà pas très valorisant, et ça finit par être même franchement lourd et déprimant. Même quand tu cherches un job en même temps.
    D'autant plus que les gens autour, ils grouillent et ils s'occupent. Ils font des choses. Ils travaillent. Ils sortent de chez eux. Ils n'ont pas des projets, ils les font (ou alors c'est l'impression qu'ils donnent). Peu importe quoi, ils ont des choses à faire. Tu sais, cette impression d'être un point fixe, debout, immobile, avec plein de fourmis autour qui passent, fort affairées ? Se dire qu’être là où ne pas être là ne changerait pas grand-chose au cours du reste. Ben, ça, ça a souvent été moi une fois mes études finies.

    En quelques mots : j’avais l’impression de rien faire. De juste perdre mon temps malgré moi. (n’hésitez pas à caler maintenant un gros soupir pour finir de planter l’ambiance)

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectif

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectifPuis, à un Noël, on m'a offert un agenda. À colorier. Le genre art-thérapie - mouahaha, rien que le nom, comme si l'art pouvait guérir, bref.
    Soyons honnêtes, je n'aime pas le coloriage. C'est d'ailleurs mon troisième livre à colorier, et je pense que vu le temps que je mettrai à les remplir, leur durée de vie sera exceptionnelle. Peut-être qu'à la retraite je me mettrai à aimer ça, si le concept de retraite existe toujours. Le coloriage, c'est long, ça laisse le temps de ressasser plein de trucs et ça rend jamais comme ce que tu as en tête. C'est toujours plus moche.
    Soyons honnêtes, je n'utilise pas non plus d'agenda. L'agenda, il est dans ma tête, où à la rigueur, c'est une alarme pour la semaine à venir sur mon téléphone (« 9 h 45 => toilettes, 10 mn », « 10h => partir. », « 10 h 30 => je suis déjà en retard ! »). Et puis surtout, un agenda c'est bien quand tu as des choses à y mettre. Des évènements planifiés pour le futur, et nombreux par exemple. Quand t’as un job par exemple. Sinon, ça te renvoie méchamment au fait que tu n’as rien de prévu.

    Bref, je me retrouve avec un agenda à colorier. Chaud.

    Sauf que, j'aime pas ne pas me servir d'un cadeau qu'on m'a fait. Genre vraiment pas. Un cadeau, ça se rentabilise. Tu peux te dire que tu vas l'utiliser plus tard, mais quand t'as un agenda pour une année précise, bon, t'as pas trop de deuxième chance. Si encore il était moche, j'aurais pu l'oublier sans trop de scrupule dans un coin ou le donner, mais là, même pas. Il est doré sur la tranche, c'est du papier épais pour que le feutre traverse pas, sa couverture est en carton donc indéformable, et il est franchement pas dégueu au toucher (et surtout, y'a un élastique pour le maintenir fermé).
    Quand même. Et puis y’a les feutres de couleurs à utiliser aussi.

     

    Je me suis résolue à l'utiliser.

    Je me suis donc mise à noter des choses que je faisais. Enfin, les trucs qui me paraissaient, à moi, notables, dignes d’être noté. Et d’ailleurs, pas seulement ce que moi je faisais. Juste des choses qui faisaient que ma journée n’avait pas été perdue et qu’elle avait été différente des autres. Souvent pas grand-chose, des petits trucs. Peut-être que mis bout à bout, ben... je sais pas. Peut-être que ça allait donner quelque chose.

    J’ai donc noté, de ci, de là, avec mes nouveaux feutres de couleur, ce que j’aurais pu faire de bien. J’ai repris Wikipédia, et avec ça, je me suis mise à créer des articles sur une base plutôt régulière. C’est parti pour les noter en fonction du jour de création… et ce tout au long de l’année. J’ai aussi passé ma première semaine de 2017 à écumer les musées parisiens. Notons-les un par un, car après tout, une journée passée dans un musée n’est jamais une journée de perdue, encore plus quand c’est gratuit (#leradinàParis). Ensuite, tel jour, j’ai résolu 7 énigmes de mon livre. Je déteste les énigmes, mais je déteste encore plus ne pas y arriver alors j’en fais. Donc bon, notons, je ne suis peut-être pas si stupide. Tel jour, j’ai vu tel film, qui était vraiment bien. Tel jour, une collègue m’offre un pack de survie pour la Belgique, à base de cidre breton : quelle journée peut être perdue quand on gagne du cidre, honnêtement ? Ici, on m’a emmenée au château de Versailles parce que je l’avais jamais vu ; il faisait froid, il était tard, mais après être allée plusieurs fois voir les jardin, je voyais enfin l’intérieur de ce truc. Tel jour, j’ai déménagé. J'ai débuté le néerlandais, en prenant des vrais cours et avec des vrais gens (c’est un peu intimidant). Tel jour, j’ai fait du vélo alors que je n’en avais pas fait depuis… ouhla. Tel autre jour, je prenais l’avion retour du Pays basque (#cœurlourd) MAIS j’ai réussi à négocier avec mon voisin pour avoir le droit au hublot ; un voyage en avion, c’est seulement extra méga super cool au décollage, à l’atterrissage, et seulement SI TU AS UN HUBLOT. Tel autre, j’ai battu ma grand-mère au Scrabble : OUI, c’est un évènement important, ça n’arrive pas tous les jours. Oh, ce jour-là, j'ai OSÉ prendre ma voiture seule pour aller dans une zone commerciale à l'autre bout de la ville (oui, pour moi, un truc comme ça, c'est une victoire en soi. Chacun son niveau). Tel jour, j'ai tenu ma première vraie conversation en anglais (et je m’aperçois surtout que je peux la comprendre). Tel jour, j'ai enfin franchi la porte d'un magasin ici, et j'ai pris le risque (don't judge me, c'était l'angoisse) de parler néerlandais alors que je sais que dire bonjour - s'il-vous-plaît - merci - au revoir.

    Oh wait. En fait, j’ai l’impression que je fais des trucs ?!

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectif

    Alors, tous ces trucs-là, c'est sans doute absolument rien pour vous. Mais pour moi, c'est avoir fait quelque chose. Anodin parfois, mais un truc. Un truc qui fera que ma journée aura été singulière d’une manière ou d’une autre, que ma journée n’aura pas été perdue.
    Ça aura pu être un truc de bien, un truc surprenant, un truc touchant (oui, des fois, j’ai un petit cœur qui bat), un truc vraiment inconfortable que j’aurais réussi à supporter (j’adore conduire, mais me rendre dans des endroits inconnus me stresse beaucoup par exemple malgré le GPS… mais j’essaie de le faire quand même), un truc qui me sort de ma routine.

    Ça peut être un repas que j’ai fait, un film que j’ai vu, un musée que j’ai visité, un endroit où j’ai été, un article que j’ai créé, un compliment que j’ai reçu, un article de blog que j’ai fait (même si ça devient rare), un truc que j’ai appris, un truc pour lequel je me prends soudainement de passion.

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectifPar exemple, l’autre jour, je me suis aperçue que j’y connaissais rien en hamster. J’ai compulsé un site sur les hamsters et maintenant je connais les grandes lignes sur la manière dont vit un hamster domestique (vous saviez que les femelles pouvaient tuer les mâles juste en les frappant à la tête ? je trouve ça cool). Vendredi, j’ai appris qu’il y avait des milans noirs pyromanes en Australie. Hier, je me suis fait un mix de légumes à base de poivrons, champignons, haricots rouges, maïs et épices. Mercredi, une boîte à 3 € de chez Ikéa a fait mon bonheur car j’ai pu ranger tout ce qui traînait au pied de mon lit et qui commençait à vraiment m’oppresser. Aujourd’hui, j’ai fait un cake poire et chocolat et j’ai fait du ménage (#survie).

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectifRégulièrement, je prends donc mon agenda (oui, j’ai rempilé pour 2018 au final) et je note pour chaque jour écoulé une chose (parfois plus) qui a marqué ce quotidien. Alors, tous les jours sans exception ne sont pas remplis, mais majoritairement, un petit quelque chose vient s’y glisser.

    Et finalement, ouais, je fais des trucs.

    Grâce à cet agenda rétrospectif, je m'en aperçois (un peu).

    Et c’est bon pour le moral.

     

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  • Tant attendue (ou pas), ceci est ma liste de Nowel !

    Ce sont des ouvrages que je souhaite depuis un certain temps, et qui portent quasiment tous sur mes intérêts spécifiques de longue durée.
    Il y en a pour tous les budgets (voir liste sous l'image) et toutes les bourses, même si vous êtes castré.

    Les petits globes wikipédiens indiquent que ces ouvrages sont également fortement susceptibles de m'aider à améliorer les articles de Wikipédia sur le sujet.

    Tindiiiiin :

    Nowel

    C'est beau hein ?
    (réponse : oui, car j'y ai littéralement passé mon après-midi en écoutant des chansons de Noël, ambiance oblige)
    Je vous mettrais presque au défi de trouver une liste plus canon ou plus travaillée.

     

    Côté technique et logistique :

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  • Ceci est un billet destiné à me prouver que je fais des trucs.

    Je me rends compte qu'il se passe plein de choses depuis la fin de mon Master sur plein de plans et que je n'en n'ai toujours pas parlé ici. Je me dis souvent que tel ou tel truc ou sujet de réflexion ferait bien l'objet d'un billet, pour mettre en ordre ma pensée, mais les choses vont trop vite pour que ce soit retranscrit à temps (pourtant, je n'ai pas non plus une vie hyperactive comparé à d'autres).

    Bref, en juin 2016, je sortais diplômée (mais moralement au bout du rouleau) de mon master en éthologie. Je passai (évidemment) mon été en clinique (et au Pays Basque) tout en me préparant une installation à plus ou moins court terme outre-quiévrain. En octobre 2016, j'achetais Eugene (ma voiture au GPL). Il m'a tout de même fallu quelques temps pour (ré)apprivoiser la conduite quand même et reprendre confiance au volant. En février 2017, ça y est, je déménage chez l'amie d'une amie en Belgique, plus particulièrement en région flamande. J'obtiens l'autorisation de travailler en mai, et j'arrive à trouver un emploi en juillet, après mon tout premier entretien de ma vie. Emploi censé commencer en septembre (ou octobre - puis octobre ou novembre - puis enfin plutôt novembre ou décembre en fait).

    L'attente est-elle (imp)productive ?
    Moi pendant ce temps.

    Comme je ne travaille pas "vraiment", j'ai beaucoup l'impression de ne "rien faire" justement, surtout comparé à des gens qui m'entourent et qui ont l'air de s'activer sans cesse, alors que moi... je passe l'écrasante majorité de mon temps assise devant mon ordinateur à avoir l'impression d'attendre.

    Pourtant qu'ai-je fait (et que fais-je ?) ?

    C'est une bonne question.

    L'attente est-elle (imp)productive ?

    • [BE] J'ai trouvé un travail

    Je préfère me dire que même si je l'ai pas commencé, c'est pas rien (?).
    C'est un boulot objectivement utile à deux points de vue : le mien (ça me financera mes futures études et ma vie actuelle) et celui d'autres gens (je vais participer à ce qu'ils reçoivent leur courrier).

    • [BE] J'ai commencé (et je poursuis) l'apprentissage du néerlandais

    Faute de pouvoir immédiatement commencer à chercher du travail, j'ai quand même réussi à m'inscrire dans des cours du soir intensifs en néerlandais pour étrangers. Les cours étaient dispensés par la Huis van Nederlands à un prix franchement modique (60 € les + les 20 € du manuel) et ça m'a donné un certain « cadre » régulier pendant quelques mois - l'air de rien, même si on n'est pas de grands amis, voir des gens différents régulièrement ça aide.

    Maintenant, je poursuis mon apprentissage "par moi-même", même si je me dis qu'il serait bon, pour une fois, d'essayer de mettre l'accent sur l'expression orale (ce qui m'enthousiasme le moins dans les langues) plutôt que sur la grammaire (ce qui m'intéresse le plus en fait).

    • [BE] J'ai exploré ma nouvelle ville (et ses friteries) (et un peu les environs, ponctuellement)

    À pieds, à vélo, mais j'ai encore du mal à retenir le nom des rues... C'est une ville qui semble assez éclectique, avec un mélange d'ancien et de moderne assez troublant parfois. L'immersion dans un environnement totalement néerlandophone a été dure au début, puis on s'y fait. On s'y sent bien de flâner quand il fait beau. Et la meilleure friterie de la ville, pour le moment, elle est à 3 mn à pieds de chez moi. Et TOC.

    Quelques petits sauts d'une journée ont aussi été faits à Bruxelles (le Librarium ♥), Anvers, Ghent, Nieuwport, Oostende, Spa, Amsterdam et Rotterdam :).

     

    Ça, c'est pour le côté purement « vie pratique en Belgique ».

    Mais avouons que bon, c'est pas bien riche tout seul, et surtout, le temps paraît malgré tout très long au quotidien...
    Donc il s'avère j'ai aussi fait d'autres trucs pour meubler mon intellect à la dérive pendant ce temps :

     

    • J'ai suivi des MOOCs

    Principalement des MOOCs anglophones.
    J'ai tout d'abord suivi un MOOC de l'université d'Edinburgh sur le comportement animal.
    Je voulais tester le système MOOC (alors pourquoi pas en prendre un dans un domaine déjà connu pour se concentrer sur une seule variable : le fonctionnement du MOOC) mais je voulais aussi avoir une vision potentiellement plus large et différente de l'éthologie que celle qu'on m'avait inculquée en Master, et que je jugeais incomplète sur plusieurs thèmes qui auraient mérité d'être étudiés (comme, parmi d'autres sujet, l'élevage et l'élevage industriel).
    Dans la même optique, j'ai suivi un autre MOOC sur le comportement des poule(t)sr et leur élevage, car il me semblait avoir eu peu d'informations objectives, académiques, sur ce thème (scoop : même de manière objective, ça pousse au minimum au végétarisme).
    Pour chacun de ces MOOCs, je prenais des notes pour me constituer un cours complet (côté scolaire / studieux oblige) sur Word et garder une trace de cet apprentissage.
    Présentement, je viens de finir un MOOC sur le genre conçu par l'université de Lausanne. Même si je suis un peu en mode "rush", à ne faire que les quizz (et les valider haut la main grâce à mes connaissances antérieures Oo), je vais le garder sous coude pour finir mon petit support. Il présente l'avantage de réunir des informations fiables (on parle de spécialistes du sujet qui interviennent quand même) dans des thématiques différentes réunies sous le spectre du genre : identité, violences, bioéthique, médecine, sexualité...

    • J'ai repris la contribution à Wikipédia

    Rhalala. Comment ne pas trop en dire ? (parce que franchement, depuis que j'ai replongé, ça m'enthousiasme) (enfin, la plupart du temps, quand j'évite ce qui m'agace).

    Niveau quantitatif, j'ai fait plus de 2 400 contributions depuis le premier janvier, créé plus de 80 articles depuis ma reprise en juillet 2016.
    Niveau qualitatif, je vogue de thème d'intérêt en thème d'intérêt, plutôt peu ou mal couverts globalement, au départ en faisant pas mal de traductions (notamment pour des biographies de premières femmes médecins, quelques lieux géographiques...) et en les augmentant (Hello Girls, Costume du Ku Klux Klan, Women of the Ku Klux Klan), et petit à petit, en faisant davantage d'articles « originaux » (biéroduc), notamment sur des sujets de société actuels mais pas ou peu couverts : la non-mixité (création), la grossophobie (création) pour les plus conséquents, des articles comme éponge menstruelle, éponge contraceptive, culotte menstruelle, congé menstruel ou migraine cataméniale, mais aussi quelques bio succinctes (PL Cloutier, Marion Seclin).

    En y pensant, je contribue pas mal sur des sujets de niche qui intéressent peu... Actuellement : l'univers des règles (oui oui, les menstrues là) et des protections hygiéniques.
    J'ai créé une palette d'articles, commencé à réécrire l'article syndrome prémenstruel, débuté un article sur le congé menstruel, je source certaines informations grâce à des ouvrages récemment achetés (cf. plus bas) et je recherche toujours désespérément des informations fiables sur l'histoire des protections hygiéniques (même si je crois avoir trouvé un bouquin anglais qui en parle, reste plus qu'à se le procurer).

    J'ai aussi réussi au cours de l'année à convaincre une amie de contribuer, elle a appris (très vite) et peut maintenant parler de l'élaboration de Wikipédia en connaissance de cause. Elle a même pondu un article vachement utile et très chouette !

    • J'ai visité plein de musées (à Paris)

    Je vous avais déjà dit que j'adore les musées ? J'ADORE LES MUSÉES.
    En France depuis mi-2016 jusqu'au début d'année 2017 (J'ADORE LES MUSÉES), j'ai ainsi mis les pieds au muséum national d'Histoire naturelle et la Grande galerie de l'évolution (coup de foudre INSTANTANÉ), au musée de l'Homme (énorme coup de cœur, j'y suis allée deux fois), le musée des Armées (grosse déception - mais c'est pas une de mes thématiques d'intérêt en même temps) et les Invalides, les jardins du château de Versailles et la ville de Versailles... J'ADORE LES MUSÉES.

    En septembre puis en octobre/novembre : le musée de l'architecture et du patrimoine, le château de Versailles, le musée de la carte à jouer et de la ville d'Issy-les-Moulineaux (si, si), l'ancien fort militaire d'Issy-les-Moulineaux (reconverti en éco-quartier AVEC UNE LIBRAIRIE OUVERTE LE DIMANCHE JE VEUX VIVRE LÀ-BAS), le musée d'Orsay, l'institut du Monde arabe, le musée Curie, les arènes de Lutèce, le quai Branly (gros coup de foudre), le Panthéon et son exposition sur Marie Curie...

    Il y avait plein de trucs que je rêvais littéralement de voir, comme le MNHM ou le musée du Quai Branly, et comme la plupart de ces musées et monuments sont gratuits pour les moins de 25 ou 26 ans, ben, c'est le moment d'en profiter !
    J'ai aussi eu la chance d'assister à une conférence de Philippe Charlier sur les fétiches, c'était tellement passionnant qu'on buvait ses paroles et qu'on aurait pu y rester des heures entières à l'écouter encore et encore ^^ !

    • J'ai "travaillé" 3 semaines

    Pas du tout en Belgique. Mais à Paris. Ceci explique cela ↑.

    Et même si je suis globalement déçue de ce que j'ai réussi à faire, je ne saurais pas expliquer le BIEN FOU que ça fait d'avoir des horaires prévues à l'avance et de pouvoir anticiper la plupart de ses occupations et des endroits où va se poser et des gens avec qui on va être. Ça ôte un poids de l'esprit, c'est miraculeusement apaisant (sauf les premiers jours où j'étais littéralement malade de stress et suante de peur, mais bon PASSONS HEIN).

    Et ça fait rentrer des sous dans les caisses (que demande le peuple ?!).

    Du coup j'ai décompensé mon année sans rentrée d'argent en m'achetant des livres.
    PLEIN DE LIVRES.
    60 € de livres sur 3 semaines (avec pas mal d'occasions, ça en fait PLUSSSSSE).
    Malheur à moi le jour où je suis allée récupérer le livre de Jack Parker au Gibert Joseph et que j'ai finalement décidé d'arpenter les rayons du 3e...
    (au troisième, y'a tout ce qui est sociologie et sociologie du genre)

    L'attente est-elle (imp)productive ?
    Ça c'était moi à chaque coin d'une librairie quand je voyais un autre livre qui me plaisait (allégorie).

    Mais ma coloc me dit que ça compte pas parce que ça fait partie du nécessaire ^^

    Et je me suis achetée des boxers. Parce que oui, maintenant, je peux me rhabiller (un peu) en remplaçant mes vêtements morts ou portés disparus (ne demandez pas pourquoi mes culottes disparaissent, j'en n'ai pas la moindre idée).

    Normalement, je reprends le travail bientôt de manière temporaire, avant de migrer vers le sud puis de remigrer vers le Nord friteux.

    En attendant, je meuble. Je m'occupe. J'essaie d'e combler mon ennui en faisant des trucs, et en essayant de me convaincre que ça m'occupe effectivement.

    Sinon, je pense écrire bientôt un article sur ma thématique wikipédienne d'intérêt actuelle bientôt...

    Tschüss !

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  • Lecteur, lectrice.

    J'ai une annonce solennelle à te faire. Je suis émue à l'idée de le dire ici.

    Je crois que j'ai trouvé un médecin.

    Ouais, bon, un médecin tu me diras.
    Oui mais non, mais pas n'importe quel médecin.

    MON médecin. (tu saisis?)
    Un BON médecin (je crois).
    Un médecin HUMAIN (je suis sûre).

    Tu saisis la nuance ?

    Un médecin HUMAIN.

    Laisse moi te (re)conter mon histoire pour comprendre l'importance de cet évènement (OUI, c'est un évènement).

    Il s'avère que j'ai pas mal de difficulté à trouver un médecin qui me convienne.

    Par cela, j'entends : quelqu'un qui ne reste pas coincé.e dans ses certitudes médicales d'un autre âge (ça, c'est le pire : les certitudes des médecins français, avec leurs connaissances d'un autre âge...), quelqu'un qui a l'air ouvert (pas quelqu'un où tu lui dis un truc et te répond directement... parfois totalement à côté de la plaque), et quelqu'un qui écoute (pas seulement d'une oreille, mais qui écoute vraiment ce que tu as à dire et le prend en compte).
    Bref, j'ai envie de dire : tout ce que devrait être un médecin quoi, ou un soignant (soit à peu près ce que j'aspire à être).

    En raison de ma « pathologie », j'ai engrangé très jeune pas mal de connaissances en matière de contraception / suivi gynécologique. Or, je me suis rapidement retrouvée confrontée à une médecin aux connaissances sur ce sujet totalement dépassée.
    Comme c'était la seule disponible dans les environs, j'ai quand même du me la coltiner quand même pendant plusieurs années et faire « des compromis ».
    Mon problème, ou plutôt la solution à ce problème, était pourtant simple : « juste » un médoc précis pour me soulager (c'est par là pour les explications sur mon médecin, son attitudes et la galère que ce fut si tu veux des détails).
    Il m'a fallu presque un an pour l'avoir.

    Les connaissances actuelles disent en gros : pas de suivi particulier après la première année, pas besoin de revenir tous les 3/6 mois (une fois par an suffit), pas besoin de prise de sang ni d'examen invasif (ce qui est pourtant actuellement la norme en France).
    Pourtant, j'ai du non seulement me "fighter" avec elle pour obtenir ce dont j'avais besoin et j'ai du longtemps subir une partie des examens qu'elle m'imposait, car j'habitais en campagne et qu'elle était le seul médecin auquel j'avais accès (chantage médical "si tu fais pas ça, je te donne pas ton ordonnance" en gros).

    Sans compter les autres remarques très « conformistes » auxquelles j'avais droit en consultation : tu as forcément un copain (un, pas une), si tu en as un, tu as forcément une vie sexuelle (flash info : non, ça ne va pas forcément de paire), ce bouton-LÀ c'est forcément une MST voyons (si si ; c'était un bouton d'acné...), et, à mes 14 ans, « regarde, tu vas pouvoir dire à toutes tes copines que tu prends la pilule » (non mais WTF ?!). Sans compter les remarques sur mon frère autiste, où il est inutile de préciser qu'elle n'y connaissait RIEN en trouble du spectre autistique (enfin, non, ça c'est gentil, parce que ça lui laisse le bénéfice de l'ignorance ; en fait, elle avait de MAUVAISES connaissances en fait et elle confondait avec plein de trucs divers et variés).

    Trouver le bon (médecin)

    D'autres expériences proches m'ont fait développer une grande méfiance face aux médecins et aux professionnels de santé (avec une envie de leur coller des {{refnec}} tout le temps en somme et de les secouer en mode « mais non, vous n'y connaissez rien, c'est PAS DU TOUT ÇA METTEZ VOUS À JOUR »).

    J'ai vu une fois, en début d'année, un médecin qui m'aurait plu s'il avait pris d'autres patients, ce qui n'était pas le cas. Tant pis.

     

    Récemment, pour un tout autre problème, j'ai vu une autre médecin généraliste, une jeune, qui m'a fait des remarques sur mon suivi médical (en mode « vous devez absolument être suivie par un spécialiste pour...»). Sauf que non : je n'en ai pas besoin, ce n'est ni une recommandation officielle d'être suivie à mon âge, et quoiqu'il en soit, même si hypothétiquement il y avait quelque chose, ça ne constituerait même pas une contre-indication médicale à la délivrance de mes patchs. Elle a également omis de m'informer de précisions importantes sur mon nouveau traitement pour mon problème du jour - heureusement que je suis dégourdie et que j'y ai pensé à sa place en gros. Bref.
    J'avais eu en plus mon renouvellement d'ordonnance pour mon patch, sous réserve d'un « mais vous devez ABSOLUMENT vous faire suivre par un spécialiste ».
    J'ai dit « oui oui » mais intérieurement c'était un « hum, nope ». Bref. C'était pas une franche réussite non plus.

    Dans la foulée, j'ai du me rendre dans une laboratoire médical pour un prélèvement gynécologique. Inutile de préciser que j'y suis allée, certes avec courage, mais franchement à reculons. Impression agréable d'être prise pour un numéro, mauvais pressentiment face à la biologiste qui devait faire le prélèvement. Demande d'explication sur le déroulement de la procédure (c'est normal qu'on vous explique ce qu'on va vous faire, non ?) résumé en « comme un examen gynéco » suivi d'un « QUOI MAIS COMMENT VOUS EN AVEZ JAMAIS FAIT VOUS ETES VIERGE AU MOINS HEIN ».
    Pas du tout mise en confiance, je me suis sentie obligée de répondre oui. Elle me répond soudainement que ça change tout par rapport à la demande du médecin d'un prélèvement interne et externe : « AH BAH NON JE VOUS FAIT QUE L'EXTERIEUR ALORS JE RENTRE PAS DEDANS » suivi d'un « JE VOUS METS PAS DE SPÉCULUM PARCE QUE JE FAIS PAS CA AUX VIERGES QUAND MEME ».
    => So what ? si t'es pas vierge, on s'en fout de ta douleur c'est ça ?! (Connasse).
    Je bouillais. C'est pas parce que tu as eu un rapport avec pénétration une fois, deux trois, dix fois, cent fois que ça fait PAS MAL. La vaginisme, elle connaît ?!
    Ben en tout cas BINGO : son prélèvement m'a fait tellement mal en dehors que j'ose même pas imaginer la douleur que ça aurait été si elle avait prélevé intravaginalement. Je suis rentrée en larmes.
    Donc au départ, je m'en suis voulue d'avoir menti et qu'elle ne puisse pas faire toutes ses analyses, et à la fin j'étais presque soulagée de pouvoir m'enfuir de là en n'ayant « que » mal plutôt à l'extérieur. Vous parlez d'une expérience qui met en confiance hein. Bref, je me suis jurée que PLUS JAMAIS j'irais faire ça. JAMAIS.

    Trouver le bon (médecin)

    L'eau a un peu coulé sous les ponts.

     

    Mon problème étant réapparu, mon retour en Belgique étant proche, réticente à retourner voir la précédente généraliste, mais ayant la trouille de voir quelqu'un de nouveau avec qui ça pourrait être pire, finalement poussée à aller voir ailleurs, j'ai pris rendez-vous avec autre généraliste proche d'ici.

    J'étais vraiment moyen en confiance.
    Déjà, la salle d'attente avait des fausses fleurs, des portes en violet clair - mauve et des étagères en violet-fuschia.
    Faut dire aussi que la radio de salle d'attente, c'était Radio Notre-Dame.
    J'ai franchement douté que ce soit une bonne idée.


    Et pourtant, magie.

    Trouver le bon (médecin)

     

    Elle m'a laissé parler, elle m'a écoutée. Elle a ENTENDU ce que j'avais à dire.

    Je lui ai donné mes résultats d'analyse, mais je lui ai raconté comment je n'avais été en confiance dans un laboratoire médical et où j'avais menti pour ne pas avoir eu de prélèvement invasif. Elle m'a dit que si je l'avais pas senti, j'avais eu raison.

    Quand je lui ai dit que l'autre médecin m'avait dit qu'il me fallait absolument un suivi gynéco, elle m'a regardée et m'a dit « Mais elle est FOLLE. Surtout que vous êtes jeune en plus. » ET TOC. (je te jure, j'avais envie de la prendre dans mes bras)

    Je lui ai dit que du coup, je n'y étais pas retournée. Elle m'a dit que j'avais eu raison.

    Elle m'a donné un traitement pour mon problème, sans m'examiner - il n'y avait pas besoin. Elle m'a tout réexpliqué. Comme j'habite loin, elle m'a expliqué quoi faire au cas où je ne pourrais pas aller voir de médecin tout de suite. J'ai pas eu besoin de lui dire que j'habitais loin, elle y a pensé toute seule.

    J'avais pas l'impression d'être juste un cas ou un problème, tu vois lecteur, j'avais l'impression d'être une VRAIE personne avec, il est vrai, un vrai problème mais avec une vie, un vécu et un ressenti et le droit de dire ce que j'avais à dire. Et le droit à ce que tout ça, ce soit pris en compte.
    Tu peux pas savoir la différence que ça fait.

    Et aussi, j'avais l'impression d'avoir affaire à une vraie personne humaine.
    Elle s'est excusée pour son retard, en me disant qu'elle était désolée mais qu'elle voulait absolument prendre son temps pour accueillir ses patient.e.s et surtout les nouveaux/nouvelles - et que certain.e.s avaient vraiment besoin de plus de temps que d'autres pour être écouté.e.s.

    Je lui ai pas parlé de mes patchs que je prends en continu parce que j'en n'avais alors pas besoin, mais je suis à peu près certaine qu'avec elle, ça se passera bien. Je suis persuadée que quand je lui parlerai dépression, autisme et syndrome d'Asperger, elle m'écoutera et elle cherchera à comprendre.

    Pour la première fois, j'ai confiance en un médecin.

    Lecteur, lectrice, tu peux pas savoir le bien que ça fait.

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