• « C'est un garçon ! »

    (à annoncer sur le ton du Dr Galipeau dans Le viager, 8 : 15 ici )

    Prérequis :
    Tout génôme est composé d'ADN, longue molécule composée de plusieurs milliers de gènes, le tout étant lui-même composé de millions (voire de milliards) de nucléotides.

    On peut réaliser un sexage (sur humains et animaux) grâce à l'ADN.

    Dans ce TP, on a utilisé le gène de l'amélogénine pour réaliser notre sexage humain.
    Le gène de l'amélogénine est porté par chacun des chromosomes sexuels, à savoir X et Y. Seule différence : le gène de l'amélogénine est beaucoup plus court sur le chromosome Y (192 paires de bases ou pb) que sur le chromosome X (372 pb).

    Grâce à une technique appelée PCR (polymerase chain reaction), on peut amplifier certaines parties du génome et de certains gènes, afin de pouvoir ensuite repérer certaines parties spécifiques de l'ADN grâce à d'autres techniques (électrophorèse par exemple).
    À partir de quelques échantillons d'un gène (typiquement, un prélèvement buccal purifié...), on peut obtenir des milliards de copies de ce même gène grâce à une PCR.

    Ici, on a donc amplifié le gène de l'amélogénine de notre échantillon d'ADN.

    Après, on a réalisé une électrophorèse, dont le but est de faire migrer les fragments d'ADN de notre échantillon d'un pôle négatif (anode) vers le pôle positif (cathode) à l'aide d'un courant électrique.
    Les fragments les plus lourds migrent le moins loin (les gros patapoufs !), et les plus légers parcourent une distance plus importante.
    Après une étape de révélation, des bandes apparaissent et on peut ainsi estimer la taille des fragments, et plus simplement, leur présence ou non dans notre échantillon (si on a voulu amplifier un gène A, et que rien n'apparaît, c'est que le gène A n'était pas dans notre échantillon... ou que la manip a mal été faite surtout).

    Vous n'êtes pas sans savoir que les individus féminins sont porteurs de deux chromosomes X (par déduction, de deux gros gènes de l'amélogénine) et que les individus masculins sont porteurs d'un chromosome X et d'un chromosome Y (par conséquent, d'un grand gène de l'amélogénine, plus un petit gène de l'amélogénine).
    Du coup, grâce à l'électrophorèse, on devrait voir une bande épaisse unique si l'échantillon d'ADN provient d'une fille (en fait, deux bandes confondues : les deux bandes étant issues d'un fragment de même taille, elles vont migrer sur la même distance) et de deux bandes distinctes s'il s'agit d'un garçon (because, amélogénine présente en version longue sur X et courte sur Y).
    Et on peut même développer une petite photo :))

    Ça, on l'a fait en TP de Biologie pour les biotechnologie (ça en jette, hein  ?). Les photos sont pour le compte-rendu de TP (snif... moi, je l'aurais bien mise au dessus de mon bureau, comme dans les films on voit les femmes enceintes mettre les photos de leur première échographie sur le frigo... à chacun ses trucs !)

    Par conséquent, on peut dire...

    C'est un garçon !

    Les résultats de la PCR visualisés après une électrophorèse suivie d'une révélation (puit n° 1 pour le sexage humain)

    Moi et ma super binôme de TP, on était trop contentes que ça ait marché  {{mode "on est fières" }}.

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  • Commentaires

    1
    ValJea
    Jeudi 28 Mars 2013 à 08:05

    Wahou !!!! C'est beau la science...

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