• Démotivation : M - 7 (ou pourquoi le blog est en pause)

    Je ne sais pas si je publierai cet article...

    L'entrée en Licence 3 ; normalement, pour tous les étudiants, le ouf de soulagement : ils ont survécu à la sélection en L1, à celle de L2... À partir de là, la L3 n'est pas censée poser de problème.
    (en plus, les universités n'ont pas intérêt à avoir de trop mauvaises statistiques de réussite en Licence 3, ce serait bête).

    Ici, le taux de réussite en L1 est de 50 % (√ pour Nanou), de 70 % en L2 (√ pour Nanou).
    Et 80 % en L3.

    La L3 ?
    Normalement, ce devrait être un chemin jonché de pétales de roses par rapport aux années précédentes.
    Une quasi-formalité.

    Pourtant, alors que ça y est, que tout ses caramades préparent leur admission en M1, et ne se posent plus que les questions de leurs options de 2ème semestre de master, alors que tout ses camarades sont enfin confiants pour leur dernière année de Licence, pour la première fois, ce n'est pas le cas de Nanou. Qui a peut de faire partie des 20 % restants.
    Décalage (« mais tu comprends, t'as pas de souci à te faire tu sais ! » Et pourquoi donc ?...). Incompréhension.

    Pour la première fois, Nanou doute.
    Un peu. Beaucoup. Énormément.

    D'un seul coup, une matière lui paraît insurmontable.
    Et puis peut-être une autre. Et encore une autre. Les autres lui semblent d'une réussite fort incertaine.
    Les matières lui semblent de moins en moins intéressantes. De plus en plus volumineuses.
    L'université lui semble plus un lieu de gavage de connaissances ineptes et non plus un espace de découverte de nouveaux "horizons biologiques"...
    Des difficultés lui apparaissent dans certains TD.
    Par moment, Nanou... panique.

    Pourquoi en L3 ? Est-ce que ce sont des perceptions réelles (c'est plus dur ; il y en a plus) ? ou tout est-il déformé, complexifié, par l'esprit de Nanou (auquel cas, non, ce n'est ni plus dur, ni plus volumineux, juste... autre chose ?) ?

    En tout cas.
    Moins d'envie.
    Plus de doutes sur ses capacités.
    Plus de difficultés (?).
    Peur nouvelle de l'échec. Et de ses conséquences.
    Envie d'arrêter, de dormir, récupérer des heures de sommeil insaisissables (Nanou est fatiguée tout le temps pour une raison inconnue).
    Envie de faire autre chose.
    D'aller voir ailleurs.
    De bouger.

    Mais ce serait trop bête d'arrêter en L3 alors que (théoriquement) le plus dur est censé être fait : Nanou suit la voie de sa (la ?) raison et continue donc.
    Anxieuse et apeurée, et sans parvenir à se raisonner.
    En décalage : tout le monde pense que Nanou n'a aucun souci à se faire. Objectivement, elle devrait le penser aussi. Mais ce n'est pas le cas. Allez savoir pourquoi cette année lui semble une montagne. Nanou n'arrive pas à se raisonner.

    Plus que 7 (longs...) mois avant la fin de l'année et les grandes vacances...

    Ses projets pour l'année prochaine changent un peu.
    À un plan B (comme biologie), à un plan V (comme véto), s'ajoute un plan S (S comme... année sabbatique). Enfin, peut-être. Peut-être pas. On verra bien plus tard.

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  • Commentaires

    1
    Really
    Lundi 28 Octobre 2013 à 21:22

    La licence de bio c’est du gavage c’est vrai et plus tu avances dans le cursus, plus tu t’aperçois qu’ils veulent que tu augmentes ta capacité à être gavée ! Je comprends que tu n’en puisses plus tant tu sembles préférer faire fonctionner ta tête plutôt que de bachoter ta bio cell ou ta bio mol. Et tu sais quoi ? C’est normal !

    Tu veux vivre autre chose, et de rester bloquer dans ta fac après le tirage au sort t’as sans doute mis le premier coup de massue de l’année.

    Est-ce que la L3 est plus dure ? Oui peut être, pour la plupart qui aspirent à faire un master recherche et une thèse, faut bien les gaver avec les bases de la bio. Et j’imagine qu’une hausse du niveau demandé permet de rendre légitime le diplôme.  

    Seulement voilà, tout n’est pas sombre : oui ce serait dommage d’arrêter la licence, tu y es presque, 7 mois comme tu dis ! Dans 7 mois tu l’as ton diplôme et sur ton CV tu marques que tu as fini quelque chose en 3 ans que la plupart font en 4 voire 5. Tes bases de bio tu les auras quel que soit ton plan X de l’an prochain et ça t’aidera. Tu ne le vois sans doute pas maintenant, mais tu souriras en t’apercevant que « ça tu l’as vu en L3 ». Il te faudra sans doute plus d’énergie pour enclencher ta motivation à bosser ce semestre, c’est certain. C’est peut être l’occasion de déployer une capacité de travail beaucoup plus grande que tu ne soupçonnes pas malgré ton background IEF ?

    Ta licence ne va malheureusement pas déboucher sur les études que tu souhaites. Mais peut être que ce sera le cas pour ton choix de l’an prochain. Ne reste pas paralysée par l’effet montagne de la L3, bats-toi ! L’important après l’échec c’est de se relever et d’atteindre son objectif. Pour toi, il faut valider d’abord ton semestre 5 ! Arrêter tes choix pour l’an prochain, puis valider le s6 ! Tu as peur de l’échec ? Quel échec ? Tu as peur de tout foirer ? Et bien fais en une force, si tu dois échouer, ça ne viendra pas de toi ! Plus facile à dire qu’à faire, c’est vrai ! Mais ton succès ne passera que par ta volonté de réaliser ton rêve et par tous les moyens que tu vas te donner pour y arriver !

    Comme dit dans la pub : le véritage courage consiste à être courageux quand on ne l’est pas. Peut être que cette année sera une des plus dures à vivre, peut être que tu ne t’en sens pas à la hauteur et bien c’est le moment d’être courageuse ! Le moment de prouver à la toi angoissée, anxieuse, que la toi combattante va prendre le dessus et que tu peux décrocher (une mention à) ta licence !!

    Courage Anne ! 

    2
    Mardi 29 Octobre 2013 à 10:49

    Une de mes profs de philo, devant la montagne de choses qu'on pouvait avoir à faire lorsque j'étais en prépa, nous disait de ne pas regarder la montagne, mais de faire comme le petit ramasseur de feuilles à l'automne: chaque jour, il fait son tas de feuilles, et le lendemain tout est à recommencer, mais il ne se décourage pas et avance jour après jour, jusqu'au matin où l'automne est fini et où il n'y a plus de feuilles à ramasser. (La version optimiste de Sysiphe...)

    Bref: chacun a ses montagnes, ses moments où ça semble impossible, et le temps est un allié. La tristesse aussi, qui permet d'alerter sur ce qu'on ne veut pas, et, par conséquent, l'ailleurs où la liberté nous appelle.

    M

    3
    Mercredi 30 Octobre 2013 à 14:05

    Un petit fléchissement ? Cela peut arriver. Comme je suis un peu paresseuse, je te renvoie au commentaire de Really qui me paraît très bien vu. Crois-moi, quand tu auras obtenu ta licence tu penseras qu'en définitive ce n'était pas si difficile. Et tu as de ton côté beaucoup d'atout : plus jeune que la moyenne, jamais tu n'as dû redoubler ! Ne gâche pas ce précieux capital. Plus tard tu aurais des regrets.

    4
    Jeudi 31 Octobre 2013 à 15:35

    Pour vous suivre depuis 2 ans (et avant sur le blog familial), je dois bien avouer que je me doutais de quelque chose dans ce genre

    Vous dites que pour la plupart des étudiants l'entrée en L3 est un soulagement, mais contrairement aux autres étudiants la L3 n'était pas votre objectif, ni un passage obligé... Le découragement paraît donc bien naturel (sans parler de la déception liée au "non tirage au sort")

    Pensez-vous que vous seriez dans le même état d'esprit si vous aviez été tirée au sort ? Je ne crois pas : difficile de rester motivée quand ce que l'on fait ne nous intéresse pas vraiment...

    C'est facile de dire que ça n'est rien, qu'il faut aller de l'avant, par expérience, je sais qu'il faut d'abord se "poser" : vous recentrer sur vos objectifs, vous demander ce que cette année de L3 peut vous apporter (parce qu'elle vous apportera quelque chose, à vous de déterminer ce que c'est). Vous projeter à l'année prochaine : dans le cas d'un nouvel "échec" à ce tirage au sort, quel autre objectif serait vraiment acceptable ? Et même si cette année de L3 était un échec (les fameux 20%) : serait-ce vraiment un drame ? ...

    Personne ne peut répondre à votre place à ces questions (et bien d'autres encore probablement).

    Courage, écoutez cette petite voix qui vous dit qu'en ce moment ça ne va pas : elle vous aidera à trouver comment aller mieux

    Amicalement,

    Myhal

     

    5
    Buissondewiki
    Samedi 30 Novembre 2013 à 15:43

    Bah c'est logique : tu n'as pas été tirée au sort, c'est la dernière année de licence donc ça t'amène à te poser la question de la suite et du coup on arrive au bout de ton petit schéma sur ton cursus universitaire... et là c'est l'inconnu donc le stress.

    Les matières sont moins intéressantes ? Peut-être parce que tu ne vois plus trop l'intérêt de les étudier pour atteindre ton objectif (à la base tu veux être véto pas biologiste) Tu as peur d'échouer ? Sauf erreur de ma part (mais je pense pas je te lis depuis un moment maintenant), tu as toujours eu des doutes avant chaque examen (ce qui traduit un caractère perfectionniste : c'est bien mais n'oublie pas qu'on ne peut pas tout maitriser ). Et après tout (Dr Freud te parle) peut-être est-ce inconsciemment ce que tu souhaites  pour te donner encore une année avant de faire un choix (d'ou l'année sabattique ?)

    A cela s'ajoute peut-être (mais la encore je fais de la psychologie intuitive, je suis peut-être complétement à côté ) la prise de conscience que tu es une adulte maintenant avec ta vie à construire le tout dans un monde que les médias nous décrivent sans cesse au bord du chaos et ça ne va pas s'arranger et alors que tu appartient à une génération dont on a cessé de te dire qu'elle était sacrifiée... anxiogène au possible quoi. (là j'aurais bien mis une émoticône accrochée au bout d'une corde mais y'en à pas...)

    Enfin bref : tout ça pour dire que la fatigue, les états d'âmes, le stress... c'est normal à ton âge, dans ta situation, dans le monde dans lequel on vit... mais il faut se forcer à voir le positif parce qu'il y en a toujours. Ne pas hésiter à en parler avec des amis, tes parents, tes soeurs : ils sont la pour ces moments là aussi (et surtout pour les bons moments ) et tu sera là quand eux auront un coup de mou.

    Pour finir dis toi que traverser des mauvaises passes ça arrive. Je ne suis pas un exemple  mais moi, à l'âge que tu aura l'année prochaine avec ta L3 en poche, je venais d'échouer au concours de pharma pour la seconde fois (avec la "consolation" de pouvoir entrer en L2 scientifique de mon choix vu mes résultats). Et au mois de septembre suivant, quand tout le monde n'avait plus que les mots "Lehman Brothers" à la bouche c'était très inconfortable de n'avoir aucun diplôme... Mais plus de 5 ans plus tard, je suis toujours là, j'ai une licence en compta-gestion et j'ai eu et je peux espérer avoir des CDD assez bien payés (et un CDI un jour qui sait ? ). Crois moi, d'ici à ce que tu ais mon âge il va se passer plein de chose dans ta vie et quand tu fera le bilan le positif l'emportera largement.

    C'étaient les conseils amicaux d'un vieux sage (et il faut toujours écouter ses ainés d'abord ) Le dernier (conseil) au passage : profites bien des réductions liées à l'âge et ne pense pas au jour ou tu sera plus proche des 30 ans que des 20, ça fera suffisamment mal à ce moment là...

    Bon courage et profite de la vie (on en a qu'une faut qu'elle soit la plus agréable possible) !  

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