• Je crois qu'il y a un truc dont je n'ai jamais parlé ici, et qui pourtant m'intéresse énormément : les langues étrangères.

    Je fais partie des gens classiques ayant fait anglais-espagnol jusqu'au bac. À distance une majorité du temps, en free style niveau lycée (où, soyons honnêtes, j'ai pas tant bossé les langues que ça mais chut, mes parents sont pas au courant).

    D'ailleurs, j'ai toujours plutôt bien aimé. En 5ème, ma prof aux cours Valin s'appelait Madame Bonhomme et elle me corrigeait en violet (et l'anglais, c'est violet), et c'est elle qui a su m'expliquer correctement la différence entre le preterit et le preterit progressif et l'utilisation des temps du passé grâce à une espèce de frise chronologique - du génie même si apparemment je me plante encore régulièrement quand je n'ai pas le temps de réfléchir.

    Bon, pourtant, j'ai ensuite beaucoup plus vite progressé en espagnol débuté en 4ème et que j'ai appris la majorité du temps sans prof. La sonorité, la couleur de la langue, la proximité subjective, l'image que ça me transmettait (soleiiiiiil, tomates, olives vs. rain, umbrella et kitchen) étaient beaucoup plus motivantes que pour l'anglais, dont les sons demeuraient un mystère à distinguer et la prononciation un espèce de violet cacateux (mais bon, les examens se déroulant à l'écrit jusqu'au bac, ce n'était pas un problème en soi).

    Malgré mon petit 17 en anglais au brevet, le passage de cette langue de LV1 à LV2 au profit de l'espagnol pour le bac, je n'ai RIEN compris au texte anglais de l'épreuve du bac. Rien. Du coup, j'ai eu 11, versus mon petit 14 en espagnol dont j'étais toute fière vu que j'avais vraiment appris cette langue toute seule sans aide.

     

    Et puis à la fac, il y a eu l'anglais (obligatoire). Bon, franchement, ça allait, j'étais au niveau.
    Et il a fallu parler.
    Mouahahah.

    Alors si en tant que Français, on n'est pas doués de base en langue parce que pas assez imprégnés (l'exceptiôôôôôn culturelle, toussa toussa), sachez qu'en faisant l'école à la maison et en choisissant consciemment de ne pas écouter d'anglais (parce que oui, c'était tout à fait conscient parce que ça me faisait chier), on améliore évidemment pas son sort. Une fois en société, paie ton complexe de français-qui-parle-anglais × 1 000 malgré ton égo intérieur surdimensionné.

    Bref, mon niveau en anglais était plus bon tant que ça restait écrit. Quand on passait à l'oral ou même seulement à l'écoute (mais si, vous savez, ces vidéos qui parlent de micro-ondes, et qui sont CENSÉES être intéressantes pour un extra-terrestre là), ma balise de survie avec géolocalisation était allumée pour qu'on puisse me retrouver sous les deux mètres cinquante d'anglais tombés en flocons à la fin du cours.

    Écouter régulièrement de l'anglais ? Bof, franchement, se coltiner une demi-heure de BBC à laquelle on comprend rien chaque jour, mon esprit a vite fait de se concentrer sur autre chose (ou de s'énerver tout seul, au choix).

    Regarder des séries en VOST ? Oui mais bon, après l'avoir fait (merci les sites de streaming totalement illégaux), c'est pas si magique et si rapide que ça non plus. Et puis mes Disney et mes séries d'enfance, PAS TOUCHE ils restent en français. Faut pas déconner avec mon enfance quand même, il y a des choses sérieuses auxquelles on n'a pas le droit de toucher.

    Bref, pendant fort longtemps, j'ai un peu coché au hasard mes QCM d'exercices de listening d'anglais pendant mes semestres de fac, un peu fataliste.

    Déjà, j'ai vraiment débuté à lire l'anglais par besoin régulièrement qu'en L3, quand on nous a demandé de commencer à lire des articles scientifiques. Franchement, les publications de virologie et de parasito super pointues en anglais, c'était hard (spéciale dédicace au tripanosome).
    Mais c'est en Master 1 quand j'ai travaillé sur les piétons qu'un déclic s'est vraiment fait, quand on m'a envoyé une liste d'articles à déblayer sur mon sujet. Et vous savez quoi ? Ben c'était le fun ! C'était long, c'était pas toujours facile, j'y passais une certaine partie de mes soirées à mon bureau (mais j'avais pas internet, donc ça occupait), mais c'est vraiment là que je me suis imprégnée et que j'ai acquis tout le vocabulaire vraiment courant des articles scientifiques, alors que ma grande frustration était alors d'être bloquée dans mon expression écrite par mon vocabulaire limité. Bon en parallèle, je regardais quand même mes séries en VOST depuis la L2 (l'avantage de se caler sur les sorties de séries américaines) et j'ai développé la satanée manie d'avoir besoin de lire au moins une fois les paroles des chansons que j'écoute en anglais, soit 95 % de la musique que j'écoute. Il y a peut-être eu une petite imprégnation, mais bon... ça reste toujours très insatisfaisant. 

    Qu'est-ce que ça donne aujourd'hui ?

    Je suis tout à fait capable d'exprimer ma pensée en anglais à l'écrit. Pour l'écoute, j'ai l'impression d'avoir fait un énorme bond en avant de mon point de vue : je peux écouter et comprendre des conversations en anglais, et aussi des vidéos en anglais. Certes, sur des thèmes qui m'intéressent, quand l'accent est pas trop british et qu'on ne parle pas trop vite (ça fait beaucoup), mais par rapport au gros vomis que je percevais il n'y a que deux ou trois ans, la différence est pour moi immense.


    Il y a 2 ans, je n'aurais pas pu comprendre une telle vidéo.

    Le truc qui me chagrine toujours pourtant, c'est l'oral. Quand je parle, lorsque ma phrase s'élabore devant mes yeux à l'instant où je parle (comme en français), la plupart des mots en anglais apparaissent mais accompagnés de 2, 3 ou 4 prononciations possibles parmi lesquelles je dois choisir en très peu de temps (#stress). Et forcément, quand bien même je suis vraiment certaine d'avoir la bonne prononciation (dans ma tête), ce qui sort de ma bouche est totalement différent (#frustration). 

    On a beau m'avoir dit très récemment que mon anglais (oral) était bon (mais : politesse ou constatation réelle ? mmmh), il n'en demeure que cela reste un véritable complexe. Pour éviter de vivre une sorte de talk of shame qui restera à jamais dans les mémoires, j'évite viscéralement de parler anglais en présence de francophones (c'est ridicule, mais c'est pour moi comme une stratégie de survie). Enfin, non, soyons réalistes : en présence de francophones que je connais, que j'estime ou que j'aurais peur de décevoir parce qu'ils sont probablement meilleurs que moi (#regarddesautres #lejugementfrançais). La perspective de me dire qu'on se souviendra pour toujours de cet épisode où j'ai fait l'effort de parler anglais, alors que c'est vraiment quelque chose d'inconfortable (on est très largement hors de ma zone de confort), et le fait de penser qu'on se moquera de moi pour ça de manière éternelle, ça me hante littéralement.

    Tongue tied (1/2)
    Ça, c'est moi pour de vrai quand quelqu'un que je connais me dit que je vais
    enfin » <-- avec la petite satisfaction dans la voix) 
    devoir parler anglais en sa présence.
    (avant d'élaborer toutes sortes de stratégies pour que la situation ne se produise pas)


    Grosso modo, je pense que pour le moment, le seul moyen de a) me débarrasser de mon complexe et dans un second temps b) choper un meilleur accent, ce serait 1) d'évoluer dans un environnement tout neuf (la Belgique restant un environnement tout neuf puisque je n'y ai qu'une seule relation sociale régulière - et oui promis, je ne compte pas les animaux#teampasd'amis) pour 2) prendre confiance (en l'idée d'être capable de transmettre ses idées, pas se persuader je ferai un jour du sans faute ce qui ne sera jamais le cas, mais je me suis faite à l'idée déjà) et 3) finir en immersion seule plusieurs semaines pour vraiment s'imprégner. 

    En vrai, avant de partir en Belgique, je m'étais dit que je me réservais un coussin de 800 € pour que si mon projet fonctionne pas, je me casse une certaine durée dans un pays anglophone pour me noyer m'immerger. Bon, sauf que là, j'ai clairement pas envie de lâcher le morceau (je vous ai parlé de toutes mes lettres de candidature qui ont l'air de disparaître dans une faille spatio-temporelle tellement le seul retour que j'en ai est un silence assourdissant ?) et j'ai même plus les 800 €. Dooooonc, moyens détournés, toussa toussa, je garde l'idée dans un coin de ma tête, et je me dis qu'une mise en oeuvre plus adaptée serait plus judicieuse. Et que peut-être, l'avenir fera bien les choses aussi.
    Wait and see.

     

    Dans le prochain billet à thématique « langue étrangère », je vous parlerai du néerlandais (want ik spreek en ik schrijf un beetje Nederlands maar dat is niet zo makkelijk te spreeken), au contexte d'apprentissage tout différent.

     

    À noter : Si je relis mon sujet du bac d'anglais LV2 aujourd'hui, je comprends globalement l'idée mais sans plus. Ça a juste l'air plat et assez insipide. J'en déduis que bon, le texte doit donc être un peu merdique de base alors.

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  • Lecteur, sauve ton âme et ne va jamais voir le film Marie Curie ni au cinéma ni à la télé.

    JAMAIS.

    Femme de science et film douteux

    Marie Curie, c'est un film polonais sorti en 2016 mais qui est sorti le 24 janvier de cette année en France.
    Au détour de mes pérégrinations internet, il s'avère que j'ai gagné deux places de cinéma pour aller voir ce film (en France), donc on a fait un petit tour en France hier dimanche pour aller voir ça.

    Hé béh.

    La progression de l'histoire au cours de ce film n'a cessé de me tuer à petit feu. Ce fut une loooongue agonie. Réellement. Je suis plus que déçue. 

    Femme de science et film douteux
    (oui, je sais, je l'utilise beaucoup celui-là)
    (il me ressemble certainement beaucoup)

    Personnellement, j'avoue avoir été un peu perdue chronologiquement au cours du film (mais peut-être est-ce juste moi), ça manque un petit peu de repère. Mais ça encore, c'est rien du tout.

    Le vrai truc, c'est la manière dont ce film a été traité. Comment il a été conçu. Comment on a représenté Marie Curie. That's the big deal.
    Résumé ? « Marie Curie vu à travers les hommes, leur regard et ses relations réelles ou supposées avec eux » (voilà, c'est bon, merci, au revoir). Réfléchis deux minutes à comment c'est réducteur (tu as 10 minutes en fait).

    Tout d'abord, ca commençait déjà mal.
    Tout au long des dix premières minutes, Marie Curie est représentée aux côtés de son mari, mais de telle manière qu'on pourrait penser que c'est le mari le personnage principal Oo. « Pierre Curie parle, Marie Curie écoute ». Trèèèèès bizarre. On a vraiment l'impression qu'elle est un personnage totalement annexe et que c'est Pierre au centre de l'histoire.
    Au bout de 10 minutes, Pierre meurt. Allez, on se dit qu'on aura une chance de s'attarder enfin sur Marie Curie !

    Que nenni.
    Tout au long du film, le film semble uniquement s'articuler autour des relations (réelles ou supposées) de Marie Curie avec les hommes qui l'entourent. 
    Toujours, le film et chacune de ses scènes semblent situer Marie Curie par rapport aux hommes et leur regard : le film s'ouvre quasiment sur Pierre et Marie Curie dans une chambre à Stockholm, puis, on a le droit au rapprochement entre son collègue Paul Langevin et elle, puis à leur relation adultère, puis au crêpage de chignon en règle avec la femme trompée (à propos d'un homme donc), puis au rejet des responsabilités de chacun sur les autres, sans oublier le gars haut placé de l'Académie des sciences qui affirme que bon, Marie Curie reste « sautable »... À intervalles réguliers, on a le droit aux regards pleins de sous-entendus, bien appuyés par la réalisation du film, adressés par des personnages masculins et parfois échangés avec elle. 
    Tout au long du film, le personnage de Marie Curie est donc campé par rapport aux hommes, et jamais par rapport à son travail et à sa carrière, qui n'occupent que des places extrêmement annexes dans ce film. On la voit en tout et pour tout, quoi, trois fois au milieu de fioles un peu brillantes ou dans son hangar de recherche, avant de soit accoucher, soit subir une sortie romantique bas étage (« notre radium, il rayonne de l'intérieur, comme toi », seriously ?! à quand le « ton père est un voleur parce qu'il a mis les lumières des étoiles dans tes yeux » Oo ?) ?
    C'est tellement insistant que ça en devient lourd. Le film va jusqu'à lui inventer un quasi flirt avec Einstein !!!

    Sérieusement, j'ai vu ce film avec des yeux effarés.

    Femme de science et film douteux (Marie Curie)

    C'était impressionnant.

    Les scènes rivalisent de ridicule.
    La film s'attarde longuement (la moitié du film ?) sur la relation entre Marie Curie et Paul Langevin. On a donc le droit aux longueurs dues aux scènes gnangnan de rigueur pour ce genre de situation, ainsi qu'à la scène de ménage facile (le mari arrive - sa femme l'attend - elle lui crie dessus - il l'ignore - il s'en va - elle crie à nouveau et casse un objet : youhou, quelle originalité !), à la menace de mort de la femme trompée envers Marie Curie (menace de la tuer avec son couteau puis... jette son couteau dans les buissons avant de partir en pleurant Oo ?), à une mise en scène étrange des attitudes des uns et des autres (les principaux protagonistes ont l'air de s'en foutre, excepté la femme trompée, mais encore, quitte à mettre en scène cette relation, n'est-ce pas un peu simpliste ?).
    Est-il utile de préciser que ces scènes n'apportent rien de très original et sont globalement assez plates ? Tout le monde serait capable de s'en imaginer du même acabit, en ayant quand même la décence de ne pas en faire un film, tellement ce serait juste vide et plat

    Oui, Marie Curie elle a bien eu une vie personnelle en plus de sa carrière, et une relation adultère (on peut en parler, elle n'a pas le privilège d'être épargnée par ça en tant que scientifique émérite), MAIS ça n'éclipse pas tout ce qu'elle a réalisé dans sa carrière et qui est quand même dix fois plus intéressant que cette mauvaise pseudo-romance hétérosexuelle de base écœurante et mauvaisement racontée.

    Bon, allez, il y a bien un moment, où on voit Marie Curie donner son premier cours à la Sorbonne (?). Ça doit bien durer une ou deux minutes. Mais là encore, c'est pour s'attarder ensuite sur les hommes qui viennent la juger et la féliciter pour son poste (ben oui, une femme qui donne cours, c'est tellement digne de félicitations qu'il faut les représenter à l'écran n'est-ce pas ? et puis, faudrait pas oublier qu'être reconnue par des hommes c'est le must, montrons-le bien), quand bien même son personnage ne recherche pas spécialement les félicitations ou la reconnaissance.
    Deux autres fois, on la voit essayer de défendre un poste qu'elle veut obtenir, mais elle répète en substance la même chose : elle a besoin d'argent pour soigner les gens qui ont le cancer. Oui, on va aller loin avec ça pour illustrer la vie de Marie Curie...
    Il y a aussi des moments qui tombent à plat, on se demande juste pourquoi ils ont lieu. Comme par exemple, à la fin, lorsque Marie Curie reçoit son second prix Nobel et fait monter sa fille Irène sur l'estrade (pourquoi ? explication ?), ou qu'elles s'en vont au loin, et qu'Irène se retourne en regardant fixement le spectateur (pourquoi ?). C'est juste bizarre quoi. À noter que même si Irène recevra aussi un Prix Nobel, à cette époque, elle n'aidait pas encore sa mère dans ses travaux, donc bon.
    Au fait, comme nous sommes dans une coproduction française, n'oublions pas non plus de rajouter des scènes de nu... qui n'apportent ici pas grand chose de pertinent ? (à part rajouter les longueurs). J'ai rien contre la nudité à l'écran (si c'est pertinent), mais disons que Marie Curie c'était quand même bien plus que résumer sa vie à la période entre ses deux prix Nobel et sa relation avec Langevin non ?

    Dans tous les cas, l'oeuvre, les recherches, les achèvements de Marie Curie sont tout de même traités de manière extrêmement anecdotique par rapport à toutes les moments peu représentatifs de sa vie, qui sont ici rapportés à travers des scènes qui la ramènent toujours à son positionnement par rapport aux hommes.

    Bref.

    C'est creux.
    C'est vide.
    C'est mauvais.

    Où est donc passée la vraie Marie Curie dans ce film ? Où est la femme de science passionnée qui a fait reculer les frontières de la connaissance ? Où est la description de son parcours personnel pour atteindre ses buts ? Où est le contexte historique, en l'état totalement survolé ? Où sont les débats sur l'arrivée des femmes en science, avec les vrais arguments et pas ceux du comptoir du bistro d'en face de « les bonnes femmes c'est paaaaas bien et les juifs non pluuuuus » ? Où sont les rappels historiques concernant la xénophobie dans la société à cette époque ?

    Femme de science et film douteux (Marie Curie)
    J'attends.

    C'est objectivement pas terrible. Subjectivement, ben, on connaît tellement mal sa vie et sa carrière (hormis qu'elle a remporté 2 prix Nobel) que je trouve que ça méritait pas d'être traité sous ce prisme.
    Et là, on a juste l'impression qu'elle n'a pas eu de carrière, que ses deux prix Nobel ont été gagnés à la loterie, qu'elle a juste joué de temps en temps avec des cailloux brillants et passé la majeure partie de sa vie à batifoler et voilà.

    La vie de Marie Curie, c'est surtout un marché avec sa soeur pour étudier en France, des études où elle se révèle brillante, des recherches dans un domaine totalement nouveau (on en parle, ça, de ce que ça doit être de découvrir des choses totalement nouvelles qui révolutionnent totalement la physique et la chimie, et de combien ça doit être exaltant ? ben dans ce film, non), c'est aussi l'élaboration de nouvelles méthodes en physique, différents prix qu'elle a gagnés en dehors des Prix Nobel, une difficile progression dans le monde de l'enseignement universitaire.

    Marie Curie, c'est quand même à partir de 1914 l'Institut du radium, dans lequel elle faisait travailler des dizaines de personnes, dont une part non négligeable de femmes à des postes scientifiques. Des partenariats avec des instituts de recherche à l'étranger, de la recherche sur l'utilisation médicale du radium (curiethérapie, rayons X...), la formation d'aide-radiologistes...
    Après, c'est sûr, prenant de l'âge (Marie Curie a 47 ans au début de la Seconde Guerre mondiale), ça fait moins « sexy » à l'écran, de mettre à poils une femme de 50 ans ou plus ou d'imaginer sa vie romantique, donc c'était probablement plus intéressant de s'intéresser à la période après son deuxième Prix Nobel sarcastic...

    Merde.

    Pourquoi un tel traitement ? Pourquoi avoir décidé de traiter sa vie quasi-exclusivement sous l'angle de relations romantiques mièvrement portées à l'écran ?
    Est-ce que c'est parce que c'est une femme qu'on a délibérément choisi d'axer une adaptation biographique de sa vie sur le côté privé (amour / famille et le côté romantique - quitte à partir dans des extrapolations douteuses) plutôt que sur l'aspect carrière / travail / oeuvre... alors que c'est pour ces raisons que cette personne est connue ?
    Pourquoi cette tendance quand on parle de la vie d'une femme de nécessairement la positionner par rapport à des hommes ? N'a-t-elle dont aucun intérêt par elle-même ?
    Si Marie Curie avait été « Marin Curie », ce film aurait-il été traité de la même manière ?

    Femme de science et film douteux (Marie Curie)

     

    Économise deux heures de ta vie, accessoirement évite comme ça de te faire taper ta voiture par un vieux à la tête de con sur le parking du cinéma, et ne regarde pas ce film.
    De toute manière, avec ce que j'ai écrit dessus c'est comme si tu l'avais déjà vu.

    (va plutôt voir les plans-reliefs au Palais des Beaux-Arts de Lille, c'est le pied ça)

     

    PS : sérieusement, quitte à voir un truc romancé, autant regarder Le combat d'une femme sur Arte, qui est un biopic romancé de la vie de Hope Bridge-Adams, première femme médecin allemande. Au moins, on a le droit à sa lutte à elle pour obtenir ce qu'elle veut, sans trop de chichi autour.

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  • Peuple.

    Il y a un truc que je pense et qui est très bisounours mais tant pis.
    Ce truc, c'est que si tu peux faire un truc bien (encore plus sans nuire à personne), bien tu le fais.

    DONC.

    Je sais pas si t'amates* de vidéos Youtube et tout, y'a du bien, du moins bien, du cool et du vraiment nul. Eh bien estime-toi happy, car je t'ai trouvé LA chaîne que tu dois absolument voir au milieu de tout ça.

    Je te pose ça là, et Tout le monde s'en fout.

    Je ne saurais absolument pas la définir. À part que ça pourrait être une chaîne de conscience sociale ? Ouais, quelque chose comme ça, de la conscience sociale.
    Dis comme ça, c'est pas glamour, pourtant c'est super cool.

    Ce sont des sujets, plein de petits (ou gros) sujets, parfois insignifiants en apparence (le sable), ou vraiment capitaux (le racisme, la guerre), qui sont traités dans des capsules d'environ 5 minutes.
    Ce sont des sujets de société (l'eau, le vote blanc), parfois scientifiques (les émotions, le désir sexuel), ou les deux (le bonheur - si si, il y a une vidéo littéralement sur le bonheur, le clitoris...).
    Dans TOUS les cas, ce sont quand même des sujets franchement dignes de s'y pencher ne serait-ce que pour amorcer un réveil sur le sujet.
    Bref, TOUS les sujets abordés en fait sont géniaux et importants, même quand ça semble se rapporter à des choses normales, des choses auxquelles on ne fait même plus attention des fois (ou si peu) : l'eau, le bonheur, la viande, l'estime de soi, l'argent, les hommes...

    Le fond est chouette, mais la narration est juste excellente, percutante, captivante. Elle tombe toujours juste et elle est en parfaite adéquation pour servir le discours.

    Bon, en même temps, j'avoue : la chaîne avait quand même pas mal bien commencé pour me séduire  puisqu'elle parlait alors des femmes, qu'une des suivantes parlait des salopes, des femmes SDF, et encore une autre de la culture du viol (vidéo):

    Mais bon, y'en a plein d'autres hein :

    (n'en garder que 3 4 à mettre ici, ce fut une galère)

     

    Bref, si tu veux mourir moins bête, mais surtout si tu veux vivre plus éveillée du monde qui t'entoure, plus consciente des choses, moins dans les croyances, fonce sur cette chaîne d'utilité publique.

    Même si elle parle de sujets très sérieux, parfois pas très gais, je trouve que chacune des capsules s'achève pourtant sur une remarque pertinente, pour se remettre en question, changer ses actions car elle redonne aussi foi en la force de l'action individuelle pour construire un monde meilleur.
    (Parce que 1+1+1+1+1+1... je ne te fais pas de dessin)

     

    Donc bon, la liste des vidéos est par ici, allez-y !

    Pour le moment, la première saison contient une vingtaine de vidéos et autant de thèmes sur lesquels s'interroger et la chaîne réunit déjà 300 000 abonnées.
    Regardez-les, et faites en sorte que tout le monde continue à ne s'en foutre, donc.

     

     

     

    * dérivé de l'expression être amateur

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    2 commentaires
  • Vous ne lirez probablement jamais ce qui va suivre mais tant pis.

    Au cours des deux dernières semaines, sachez que j'ai postulé à environ une vingtaine de vos offres.
    Il y avait pas mal de jobs alimentaires, et j'avoue : j'ai fait le tri, pour conserver les offres où il faut être polyvalent, où on ne va pas s'ennuyer à effectuer le même travail 40 heures pas semaine, et où je sais que je connais la majorité des tâches à effectuer. J'avoue.

    Sachez que j'ai passé beaucoup de temps (trop ?) sur mes lettres de motivation, pour essayer de vous transmettre que OUI je suis capable de faire le boulot que vous me demandez et que OUI je veux vraiment ce boulot auquel je postule.
    Même si je n'ai pas exactement le genre d'expérience que vous préféreriez ; non, je n'ai pas encore travaillé en grande distribution et oui, je postule quand même en grande distribution (pour avoir cette fucking expérience que vous voulez, justement). Parce, naïvement, je me dis qu'il faut bien commencer quelque part et qu'un jour, vous avez bien du accorder cette chance à quelqu'un.

    Pourtant, je vous montre quand même dans ma lettre de motivation que j'ai fait plein de trucs très proches.
    J'ai fait de la vente, avec de l'accueil et du renseignement auprès de clients au comptoir (ce qui m'a vachement aidé à lutter contre ma timidité d'ailleurs, même si je ne vous le dis pas), j'ai géré les appels téléphoniques et le triage des urgences (très bon pour gagner en assurance et prendre des bonnes décisions rapidement), je me suis occupée de la mise en rayon (d'ailleurs, la réorganisation des croquettes en fonction de la gamme et du stade de développement des chiens pour que les clients s'y retrouvent, c'est moi), du passage de commandes et de leur réception (j'ai même porté ou transporté des trucs lourds, même si je fais que 50 kg). J'ai fait tout ce qui moins glamour aussi, comme le nettoyage (oui, de la cage du chat en diarrhée là-bas au fond jusqu'aux salles de chirurgie), ou ce qui est ultra répétitif, comme la préparation, le nettoyage et la stérilisation des instruments (#rigueur).
    Bonus : j'ai coaché mes collègues pas douées en informatique (même si je décline toute responsabilité pour la plus vieille qui s'en fichait puisqu'elle partait bien à la retraite).
    J'ai passé un tout petit peu de temps à apprendre quoi et comment faire correctement les choses au départ (mais j'apprends très vite en observant), et après, roulez jeunesse, j'étais autonome. Au bout de peu de temps, j'ai même aidé à gérer des situations urgentes dans le plus grand des calmes (même si je suis une grande stressée en dehors du boulot).

    Bref, ce n'est pas ma seule expérience professionnelle, mais j'ai vraiment fait plein de trucs, réalisé plein de tâches qui sont transposables dans bien d'autres domaines extérieurs au milieu vétérinaire. Vraiment.

    Ça paraît bête, mais j'aime bien quand les gens sont contents du travail que je fais (et j'aime bien la satisfaction du travail bien accompli aussi).
    Et même s'il avait plein de trucs jugés ingrats, même si c'était pas censé cadrer avec mes diplômes (« manque d'ambition » les gens ils disent), même si c'était pas le job de mes rêves, j'aimais ça quand même (oui madame) et je m'investissais profondément dedans.

    Certes, dans ma lettre de motivation, je ne vous dis pas tout : j'attends de vous voir en face, pour juger si l'annonce de la reprise de mes études dans environ 2 ans pour réaliser mon rêve (oui, je suis encore à un âge où j'ai encore des rêves et j'y crois ; j'espère même que ça va durer longtemps) va me porter préjudice ou non. Dans tous les cas, c'est pas pour ça que j'ai l'intention de bosser le minimum vital pour vous une fois recrutée, non non non. Et même, si jamais mon plan échouait contre ma volonté, ben, au pire ce serait tout bénéf' pour vous et je pourrai continuer à bosser dans la même boîte.

    Si je postule à votre offre, c'est parce que je pense qu'elle peut me convenir.
    Pas comme celles que j'ai écartées : cuisiniste, maçon (apparemment en Belgique, si tu es vendeur de cuisine ou maçon, tu ne dois pas avoir trop de problème à trouver un travail), secrétaire parfaitement trilingue (euh) ou travailleur en abattoir (j'ai rien contre les corps morts, j'en ai vus plein en clinique, mais je suis juste devenue végétarienne par éthique donc bon... je me vois mal mettre à mort ou découper des bestiaux dans le but de les faire manger ensuite. #sorrynotsorry). 

    Alors, chers recruteurs (et recruteuses), s'il-vous-plaît, donnez-moi au moins une réponse. Ne vous murez pas dans le silence malgré mes relances.

    Si je pouvais même demander un peu plus : dites-moi pourquoi ma candidature ne vous convient pas.
    Ayez l'honnêteté de me dire si c'est mon master qui vous fait peur, si vous avez déjà trouvé quelqu'un pour le poste, si quelque chose cloche dans ma lettre de motivation ?

    Parce qu'à chaque fois que j'envoie une lettre de motivation, je prie pour qu'elle suinte le PRENEZ-MOI À L'ESSAI JE SUIS LA PERSONNE QU'IL VOUS FAUT.

     

    Chers recruteurs,

    JE VOUS LE JURE

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  • Il y a un truc qui me stresse : le temps qui passe.
    Perdre son temps. En voilà une chose de bien angoissante.
    J'ai l'obsession de m'occuper, d'occuper mon temps à bon escient. De manière utile (j’espère), constructive (un peu). Ou au moins en avoir l'impression.

    Avant c'était facile : j'avais un emploi du temps relativement régulier. J'allais en cours, je rentrais, j'avais un jour pour les courses, et quelques créneaux pour faire des fiches de révision / regarder des films ou des séries / prendre le soleil et des photos, à caler sur les deux jours restants. Au final, chaque journée était occupée au minimum par un truc - et sinon, j'avais le reste de la semaine pour me dire que j'avais pas rien foutu puisque j'avais travaillé. Je n’avais que quelques petites périodes vides à combler à l'aide de mes activités pré-déterminées parmi lesquelles je n’avais plus qu’à piocher.

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectif(c'était le bon vieux temps)

    Depuis que je ne suis plus en étude (donc la majorité du temps « sans emploi » hein), mon emploi du temps est comment dire... moins soumis à des impératifs. Disons que, sans emploi, donc sans rentrée d'argent, sans activité extra... (extra-quoi d'ailleurs ?), en n’étant pas très fortiche pour maintenir des relations sociales et en ayant pour quasi meilleur ami mon ordinateur, j’ai vite fait de perdre l'inertie que j’avais à peu près acquise auparavant, pour atteindre ce qui pourrait sembler une espèce d'« immobilisme occupationnel »... De toi à toi, c'est déjà pas très valorisant, et ça finit par être même franchement lourd et déprimant. Même quand tu cherches un job en même temps.
    D'autant plus que les gens autour, ils grouillent et ils s'occupent. Ils font des choses. Ils travaillent. Ils sortent de chez eux. Ils n'ont pas des projets, ils les font (ou alors c'est l'impression qu'ils donnent). Peu importe quoi, ils ont des choses à faire. Tu sais, cette impression d'être un point fixe, debout, immobile, avec plein de fourmis autour qui passent, fort affairées ? Se dire qu’être là où ne pas être là ne changerait pas grand-chose au cours du reste. Ben, ça, ça a souvent été moi une fois mes études finies.

    En quelques mots : j’avais l’impression de rien faire. De juste perdre mon temps malgré moi. (n’hésitez pas à caler maintenant un gros soupir pour finir de planter l’ambiance)

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectif

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectifPuis, à un Noël, on m'a offert un agenda. À colorier. Le genre art-thérapie - mouahaha, rien que le nom, comme si l'art pouvait guérir, bref.
    Soyons honnêtes, je n'aime pas le coloriage. C'est d'ailleurs mon troisième livre à colorier, et je pense que vu le temps que je mettrai à les remplir, leur durée de vie sera exceptionnelle. Peut-être qu'à la retraite je me mettrai à aimer ça, si le concept de retraite existe toujours. Le coloriage, c'est long, ça laisse le temps de ressasser plein de trucs et ça rend jamais comme ce que tu as en tête. C'est toujours plus moche.
    Soyons honnêtes, je n'utilise pas non plus d'agenda. L'agenda, il est dans ma tête, où à la rigueur, c'est une alarme pour la semaine à venir sur mon téléphone (« 9 h 45 => toilettes, 10 mn », « 10h => partir. », « 10 h 30 => je suis déjà en retard ! »). Et puis surtout, un agenda c'est bien quand tu as des choses à y mettre. Des évènements planifiés pour le futur, et nombreux par exemple. Quand t’as un job par exemple. Sinon, ça te renvoie méchamment au fait que tu n’as rien de prévu.

    Bref, je me retrouve avec un agenda à colorier. Chaud.

    Sauf que, j'aime pas ne pas me servir d'un cadeau qu'on m'a fait. Genre vraiment pas. Un cadeau, ça se rentabilise. Tu peux te dire que tu vas l'utiliser plus tard, mais quand t'as un agenda pour une année précise, bon, t'as pas trop de deuxième chance. Si encore il était moche, j'aurais pu l'oublier sans trop de scrupule dans un coin ou le donner, mais là, même pas. Il est doré sur la tranche, c'est du papier épais pour que le feutre traverse pas, sa couverture est en carton donc indéformable, et il est franchement pas dégueu au toucher (et surtout, y'a un élastique pour le maintenir fermé).
    Quand même. Et puis y’a les feutres de couleurs à utiliser aussi.

     

    Je me suis résolue à l'utiliser.

    Je me suis donc mise à noter des choses que je faisais. Enfin, les trucs qui me paraissaient, à moi, notables, dignes d’être noté. Et d’ailleurs, pas seulement ce que moi je faisais. Juste des choses qui faisaient que ma journée n’avait pas été perdue et qu’elle avait été différente des autres. Souvent pas grand-chose, des petits trucs. Peut-être que mis bout à bout, ben... je sais pas. Peut-être que ça allait donner quelque chose.

    J’ai donc noté, de ci, de là, avec mes nouveaux feutres de couleur, ce que j’aurais pu faire de bien. J’ai repris Wikipédia, et avec ça, je me suis mise à créer des articles sur une base plutôt régulière. C’est parti pour les noter en fonction du jour de création… et ce tout au long de l’année. J’ai aussi passé ma première semaine de 2017 à écumer les musées parisiens. Notons-les un par un, car après tout, une journée passée dans un musée n’est jamais une journée de perdue, encore plus quand c’est gratuit (#leradinàParis). Ensuite, tel jour, j’ai résolu 7 énigmes de mon livre. Je déteste les énigmes, mais je déteste encore plus ne pas y arriver alors j’en fais. Donc bon, notons, je ne suis peut-être pas si stupide. Tel jour, j’ai vu tel film, qui était vraiment bien. Tel jour, une collègue m’offre un pack de survie pour la Belgique, à base de cidre breton : quelle journée peut être perdue quand on gagne du cidre, honnêtement ? Ici, on m’a emmenée au château de Versailles parce que je l’avais jamais vu ; il faisait froid, il était tard, mais après être allée plusieurs fois voir les jardin, je voyais enfin l’intérieur de ce truc. Tel jour, j’ai déménagé. J'ai débuté le néerlandais, en prenant des vrais cours et avec des vrais gens (c’est un peu intimidant). Tel jour, j’ai fait du vélo alors que je n’en avais pas fait depuis… ouhla. Tel autre jour, je prenais l’avion retour du Pays basque (#cœurlourd) MAIS j’ai réussi à négocier avec mon voisin pour avoir le droit au hublot ; un voyage en avion, c’est seulement extra méga super cool au décollage, à l’atterrissage, et seulement SI TU AS UN HUBLOT. Tel autre, j’ai battu ma grand-mère au Scrabble : OUI, c’est un évènement important, ça n’arrive pas tous les jours. Oh, ce jour-là, j'ai OSÉ prendre ma voiture seule pour aller dans une zone commerciale à l'autre bout de la ville (oui, pour moi, un truc comme ça, c'est une victoire en soi. Chacun son niveau). Tel jour, j'ai tenu ma première vraie conversation en anglais (et je m’aperçois surtout que je peux la comprendre). Tel jour, j'ai enfin franchi la porte d'un magasin ici, et j'ai pris le risque (don't judge me, c'était l'angoisse) de parler néerlandais alors que je sais que dire bonjour - s'il-vous-plaît - merci - au revoir.

    Oh wait. En fait, j’ai l’impression que je fais des trucs ?!

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectif

    Alors, tous ces trucs-là, c'est sans doute absolument rien pour vous. Mais pour moi, c'est avoir fait quelque chose. Anodin parfois, mais un truc. Un truc qui fera que ma journée aura été singulière d’une manière ou d’une autre, que ma journée n’aura pas été perdue.
    Ça aura pu être un truc de bien, un truc surprenant, un truc touchant (oui, des fois, j’ai un petit cœur qui bat), un truc vraiment inconfortable que j’aurais réussi à supporter (j’adore conduire, mais me rendre dans des endroits inconnus me stresse beaucoup par exemple malgré le GPS… mais j’essaie de le faire quand même), un truc qui me sort de ma routine.

    Ça peut être un repas que j’ai fait, un film que j’ai vu, un musée que j’ai visité, un endroit où j’ai été, un article que j’ai créé, un compliment que j’ai reçu, un article de blog que j’ai fait (même si ça devient rare), un truc que j’ai appris, un truc pour lequel je me prends soudainement de passion.

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectifPar exemple, l’autre jour, je me suis aperçue que j’y connaissais rien en hamster. J’ai compulsé un site sur les hamsters et maintenant je connais les grandes lignes sur la manière dont vit un hamster domestique (vous saviez que les femelles pouvaient tuer les mâles juste en les frappant à la tête ? je trouve ça cool). Vendredi, j’ai appris qu’il y avait des milans noirs pyromanes en Australie. Hier, je me suis fait un mix de légumes à base de poivrons, champignons, haricots rouges, maïs et épices. Mercredi, une boîte à 3 € de chez Ikéa a fait mon bonheur car j’ai pu ranger tout ce qui traînait au pied de mon lit et qui commençait à vraiment m’oppresser. Aujourd’hui, j’ai fait un cake poire et chocolat et j’ai fait du ménage (#survie).

    Le temps qui passe - Agenda rétrospectifRégulièrement, je prends donc mon agenda (oui, j’ai rempilé pour 2018 au final) et je note pour chaque jour écoulé une chose (parfois plus) qui a marqué ce quotidien. Alors, tous les jours sans exception ne sont pas remplis, mais majoritairement, un petit quelque chose vient s’y glisser.

    Et finalement, ouais, je fais des trucs.

    Grâce à cet agenda rétrospectif, je m'en aperçois (un peu).

    Et c’est bon pour le moral.

     

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  • Tant attendue (ou pas), ceci est ma liste de Nowel !

    Ce sont des ouvrages que je souhaite depuis un certain temps, et qui portent quasiment tous sur mes intérêts spécifiques de longue durée.
    Il y en a pour tous les budgets (voir liste sous l'image) et toutes les bourses, même si vous êtes castré.

    Les petits globes wikipédiens indiquent que ces ouvrages sont également fortement susceptibles de m'aider à améliorer les articles de Wikipédia sur le sujet.

    Tindiiiiin :

    Nowel

    C'est beau hein ?
    (réponse : oui, car j'y ai littéralement passé mon après-midi en écoutant des chansons de Noël, ambiance oblige)
    Je vous mettrais presque au défi de trouver une liste plus canon ou plus travaillée.

     

    Côté technique et logistique :

    Lire la suite...

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