• Lecteur, sauve ton âme et ne va jamais voir le film Marie Curie ni au cinéma ni à la télé.

    JAMAIS.

    Femme de science et film douteux

    Marie Curie, c'est un film polonais sorti en 2016 mais qui est sorti le 24 janvier de cette année en France.
    Au détour de mes pérégrinations internet, il s'avère que j'ai gagné deux places de cinéma pour aller voir ce film (en France), donc on a fait un petit tour en France hier dimanche pour aller voir ça.

    Hé béh.

    La progression de l'histoire au cours de ce film n'a cessé de me tuer à petit feu. Ce fut une loooongue agonie. Réellement. Je suis plus que déçue. 

    Femme de science et film douteux
    (oui, je sais, je l'utilise beaucoup celui-là)
    (il me ressemble certainement beaucoup)

    Personnellement, j'avoue avoir été un peu perdue chronologiquement au cours du film (mais peut-être est-ce juste moi), ça manque un petit peu de repère. Mais ça encore, c'est rien du tout.

    Le vrai truc, c'est la manière dont ce film a été traité. Comment il a été conçu. Comment on a représenté Marie Curie. That's the big deal.
    Résumé ? « Marie Curie vu à travers les hommes, leur regard et ses relations réelles ou supposées avec eux » (voilà, c'est bon, merci, au revoir). Réfléchis deux minutes à comment c'est réducteur (tu as 10 minutes en fait).

    Tout d'abord, ca commençait déjà mal.
    Tout au long des dix premières minutes, Marie Curie est représentée aux côtés de son mari, mais de telle manière qu'on pourrait penser que c'est le mari le personnage principal Oo. « Pierre Curie parle, Marie Curie écoute ». Trèèèèès bizarre. On a vraiment l'impression qu'elle est un personnage totalement annexe et que c'est Pierre au centre de l'histoire.
    Au bout de 10 minutes, Pierre meurt. Allez, on se dit qu'on aura une chance de s'attarder enfin sur Marie Curie !

    Que nenni.
    Tout au long du film, le film semble uniquement s'articuler autour des relations (réelles ou supposées) de Marie Curie avec les hommes qui l'entourent. 
    Toujours, le film et chacune de ses scènes semblent situer Marie Curie par rapport aux hommes et leur regard : le film s'ouvre quasiment sur Pierre et Marie Curie dans une chambre à Stockholm, puis, on a le droit au rapprochement entre son collègue Paul Langevin et elle, puis à leur relation adultère, puis au crêpage de chignon en règle avec la femme trompée (à propos d'un homme donc), puis au rejet des responsabilités de chacun sur les autres, sans oublier le gars haut placé de l'Académie des sciences qui affirme que bon, Marie Curie reste « sautable »... À intervalles réguliers, on a le droit aux regards pleins de sous-entendus, bien appuyés par la réalisation du film, adressés par des personnages masculins et parfois échangés avec elle. 
    Tout au long du film, le personnage de Marie Curie est donc campé par rapport aux hommes, et jamais par rapport à son travail et à sa carrière, qui n'occupent que des places extrêmement annexes dans ce film. On la voit en tout et pour tout, quoi, trois fois au milieu de fioles un peu brillantes ou dans son hangar de recherche, avant de soit accoucher, soit subir une sortie romantique bas étage (« notre radium, il rayonne de l'intérieur, comme toi », seriously ?! à quand le « ton père est un voleur parce qu'il a mis les lumières des étoiles dans tes yeux » Oo ?) ?
    C'est tellement insistant que ça en devient lourd. Le film va jusqu'à lui inventer un quasi flirt avec Einstein !!!

    Sérieusement, j'ai vu ce film avec des yeux effarés.

    Femme de science et film douteux (Marie Curie)

    C'était impressionnant.

    Les scènes rivalisent de ridicule.
    La film s'attarde longuement (la moitié du film ?) sur la relation entre Marie Curie et Paul Langevin. On a donc le droit aux longueurs dues aux scènes gnangnan de rigueur pour ce genre de situation, ainsi qu'à la scène de ménage facile (le mari arrive - sa femme l'attend - elle lui crie dessus - il l'ignore - il s'en va - elle crie à nouveau et casse un objet : youhou, quelle originalité !), à la menace de mort de la femme trompée envers Marie Curie (menace de la tuer avec son couteau puis... jette son couteau dans les buissons avant de partir en pleurant Oo ?), à une mise en scène étrange des attitudes des uns et des autres (les principaux protagonistes ont l'air de s'en foutre, excepté la femme trompée, mais encore, quitte à mettre en scène cette relation, n'est-ce pas un peu simpliste ?).
    Est-il utile de préciser que ces scènes n'apportent rien de très original et sont globalement assez plates ? Tout le monde serait capable de s'en imaginer du même acabit, en ayant quand même la décence de ne pas en faire un film, tellement ce serait juste vide et plat

    Oui, Marie Curie elle a bien eu une vie personnelle en plus de sa carrière, et une relation adultère (on peut en parler, elle n'a pas le privilège d'être épargnée par ça en tant que scientifique émérite), MAIS ça n'éclipse pas tout ce qu'elle a réalisé dans sa carrière et qui est quand même dix fois plus intéressant que cette mauvaise pseudo-romance hétérosexuelle de base écœurante et mauvaisement racontée.

    Bon, allez, il y a bien un moment, où on voit Marie Curie donner son premier cours à la Sorbonne (?). Ça doit bien durer une ou deux minutes. Mais là encore, c'est pour s'attarder ensuite sur les hommes qui viennent la juger et la féliciter pour son poste (ben oui, une femme qui donne cours, c'est tellement digne de félicitations qu'il faut les représenter à l'écran n'est-ce pas ? et puis, faudrait pas oublier qu'être reconnue par des hommes c'est le must, montrons-le bien), quand bien même son personnage ne recherche pas spécialement les félicitations ou la reconnaissance.
    Deux autres fois, on la voit essayer de défendre un poste qu'elle veut obtenir, mais elle répète en substance la même chose : elle a besoin d'argent pour soigner les gens qui ont le cancer. Oui, on va aller loin avec ça pour illustrer la vie de Marie Curie...
    Il y a aussi des moments qui tombent à plat, on se demande juste pourquoi ils ont lieu. Comme par exemple, à la fin, lorsque Marie Curie reçoit son second prix Nobel et fait monter sa fille Irène sur l'estrade (pourquoi ? explication ?), ou qu'elles s'en vont au loin, et qu'Irène se retourne en regardant fixement le spectateur (pourquoi ?). C'est juste bizarre quoi. À noter que même si Irène recevra aussi un Prix Nobel, à cette époque, elle n'aidait pas encore sa mère dans ses travaux, donc bon.
    Au fait, comme nous sommes dans une coproduction française, n'oublions pas non plus de rajouter des scènes de nu... qui n'apportent ici pas grand chose de pertinent ? (à part rajouter les longueurs). J'ai rien contre la nudité à l'écran (si c'est pertinent), mais disons que Marie Curie c'était quand même bien plus que résumer sa vie à la période entre ses deux prix Nobel et sa relation avec Langevin non ?

    Dans tous les cas, l'oeuvre, les recherches, les achèvements de Marie Curie sont tout de même traités de manière extrêmement anecdotique par rapport à toutes les moments peu représentatifs de sa vie, qui sont ici rapportés à travers des scènes qui la ramènent toujours à son positionnement par rapport aux hommes.

    Bref.

    C'est creux.
    C'est vide.
    C'est mauvais.

    Où est donc passée la vraie Marie Curie dans ce film ? Où est la femme de science passionnée qui a fait reculer les frontières de la connaissance ? Où est la description de son parcours personnel pour atteindre ses buts ? Où est le contexte historique, en l'état totalement survolé ? Où sont les débats sur l'arrivée des femmes en science, avec les vrais arguments et pas ceux du comptoir du bistro d'en face de « les bonnes femmes c'est paaaaas bien et les juifs non pluuuuus » ? Où sont les rappels historiques concernant la xénophobie dans la société à cette époque ?

    Femme de science et film douteux (Marie Curie)
    J'attends.

    C'est objectivement pas terrible. Subjectivement, ben, on connaît tellement mal sa vie et sa carrière (hormis qu'elle a remporté 2 prix Nobel) que je trouve que ça méritait pas d'être traité sous ce prisme.
    Et là, on a juste l'impression qu'elle n'a pas eu de carrière, que ses deux prix Nobel ont été gagnés à la loterie, qu'elle a juste joué de temps en temps avec des cailloux brillants et passé la majeure partie de sa vie à batifoler et voilà.

    La vie de Marie Curie, c'est surtout un marché avec sa soeur pour étudier en France, des études où elle se révèle brillante, des recherches dans un domaine totalement nouveau (on en parle, ça, de ce que ça doit être de découvrir des choses totalement nouvelles qui révolutionnent totalement la physique et la chimie, et de combien ça doit être exaltant ? ben dans ce film, non), c'est aussi l'élaboration de nouvelles méthodes en physique, différents prix qu'elle a gagnés en dehors des Prix Nobel, une difficile progression dans le monde de l'enseignement universitaire.

    Marie Curie, c'est quand même à partir de 1914 l'Institut du radium, dans lequel elle faisait travailler des dizaines de personnes, dont une part non négligeable de femmes à des postes scientifiques. Des partenariats avec des instituts de recherche à l'étranger, de la recherche sur l'utilisation médicale du radium (curiethérapie, rayons X...), la formation d'aide-radiologistes...
    Après, c'est sûr, prenant de l'âge (Marie Curie a 47 ans au début de la Seconde Guerre mondiale), ça fait moins « sexy » à l'écran, de mettre à poils une femme de 50 ans ou plus ou d'imaginer sa vie romantique, donc c'était probablement plus intéressant de s'intéresser à la période après son deuxième Prix Nobel sarcastic...

    Merde.

    Pourquoi un tel traitement ? Pourquoi avoir décidé de traiter sa vie quasi-exclusivement sous l'angle de relations romantiques mièvrement portées à l'écran ?
    Est-ce que c'est parce que c'est une femme qu'on a délibérément choisi d'axer une adaptation biographique de sa vie sur le côté privé (amour / famille et le côté romantique - quitte à partir dans des extrapolations douteuses) plutôt que sur l'aspect carrière / travail / oeuvre... alors que c'est pour ces raisons que cette personne est connue ?
    Pourquoi cette tendance quand on parle de la vie d'une femme de nécessairement la positionner par rapport à des hommes ? N'a-t-elle dont aucun intérêt par elle-même ?
    Si Marie Curie avait été « Marin Curie », ce film aurait-il été traité de la même manière ?

    Femme de science et film douteux (Marie Curie)

     

    Économise deux heures de ta vie, accessoirement évite comme ça de te faire taper ta voiture par un vieux à la tête de con sur le parking du cinéma, et ne regarde pas ce film.
    De toute manière, avec ce que j'ai écrit dessus c'est comme si tu l'avais déjà vu.

    (va plutôt voir les plans-reliefs au Palais des Beaux-Arts de Lille, c'est le pied ça)

     

    PS : sérieusement, quitte à voir un truc romancé, autant regarder Le combat d'une femme sur Arte, qui est un biopic romancé de la vie de Hope Bridge-Adams, première femme médecin allemande. Au moins, on a le droit à sa lutte à elle pour obtenir ce qu'elle veut, sans trop de chichi autour.

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  • Article long et insipide.
    Potentiellement retranformé dans les prochains jours.

    Désolée dès le titre, d'associer l'adjectif « belge » avec l'idée de « ubuesque ». C'est bas. Je sais. Mais le fait est que je suis en Belgique, et que c'est une histoire ubuesque.

    Pour la faire courte, je cherche actuellement un travail. Quoi comme travail ?
    Tout simplement, (presque) tout*, du moment que c'est à temps plein et pour une durée continue supérieure à quinze mois (et plus si affinités).
    Je suis motivée, j'ai déjà une expérience de plusieurs mois comme auxiliaire vétérinaire, ai de ce fait des compétences en vente / secrétariat / gestion de stocks / entretien / et suis donc polyvalente, j'ai beaucoup (et rapidement) appris directement sur le tas/terrain et (ou parce que ?) je dispose de capacités d'apprentissage dignes d'une véritable éponge, je peux parler anglais si on se formalise pas trop de mon accent et commence même à Nederlands spreken, tout en demandant pas plus haut que le minimum légal (si, si, je vous jure) (de la motivation et ça sans la ruine, que demande le peuple ?)**.

    Bon, pour le moment, malgré tout ça, je n'ai essuyé que des refus.

     

    Il y a un truc qui m'occupe (me soucie ?) parallèlement à ça : ma voiture.

    Sachez donc, que si vous partez résider dans un autre pays de l'Union européenne, il vous faudra réimmatriculer votre véhicule dans votre nouveau pays de résidence (si, si, c'est obligatoirement obligé). Et là, les ennuis commencent.

    Pour la faire courte, avant de pouvoir atteindre ce niveau cette étape, il faut savoir qu'en Belgique, à son arrivée dans une commune, pour tout séjour supérieur à trois mois, il faut se déclarer à la mairie (stadhuis). Celle-ci est censée vérifier votre adresse (véridique : ils envoient vraiment un agent de police sonner chez vous), ce qui vous permet d'être inscrit(e) dans les registres de la commune, puis (plus tard) d'avoir un numéro de registre national (un peu l'équivalent de notre numéro de sécu en France), et (le Graal), à terme, d'obtenir votre carte d'identité pour étrangers (eID), si vous avez eu un emploi.
    Un sésame électronique qui vous permet de faire pleiiiiin de formalités en ligne, et qui a limite, ici, plus de valeur que vos papiers d'origine (du moins, c'est l'impression que ça me donne).
    Par exemple : ouvrir un compte ? besoin de la carte d'identité pour étranger. Avoir le droit de stationner en ville à l'année ? besoin de la carte d'identité pour étranger. S'inscrire à des cours de langues délivrés par la commune / la province ? besoin de la carte d'identité pour étranger (mais en vrai, sur ce coup là, j'ai rusé).
    Ça, c'est juste pour la carte d'identité.

    Pour réimmatriculer une voiture, il faut également l'assurer auprès d'une assurance qui sévit en Belgique. Ça peut être une assurance étrangère disposant d'agences sur le territoire ou une assurance typiquement belge, peu importe, du moment qu'elle assure bien sur ce territoire et que la voiture est réimmatriculée. Et là, c'est tout un foin. Honnêtement, après avoir visité tout ce qui pouvait paraître être un site officiel du gouvernement belge, sur les procédure de réimmatriculation, de dédouanement, d'obligation par rapport aux assurances... il n'existe aucun page informative, aucun document, synthétisant la démarche à faire pour réimmatriculer et assurer un véhicule « usagé » en Belgique, ni, quand on apprend auprès de quel bureau se présenter, quelle en est l'adresse. Il faut consulter une multitude de pages différentes, parfois incomplètes (?), parfois discordantes (?), sur chacune des étapes, tout étant « explosé » sur différentes pages web qui n'appartiennent même pas au même site.
    Exemple : sur cette page, indiquant que la demande de vignette 705 peut se faire par internet, sans indiquer à quelle adresse envoyer le tout (ni renvoyer vers une page qui indiquerait l'adresse), indique de « Joindre les documents nécessaires » sans préciser lesquels ni sur la page, ni sur le formulaire à télécharger...
    Bref : c'est une impression de bazar total.

    Mais le problème, c'est que, ça a beau être l'espace Schengen et tout le toutim, il faut être sûr(e) de ne pas être assujettis à la TVA (détenant un véhicule « usagé », ce n'est heureusement pas mon cas).
    La première étape, est de partir à la quête d'un formulaire rose de demande d'immatriculation. D'après un site officiel belge (me demandez pas lequel, c'est tellement le bazar qu'une fois sur deux je retrouve pas mes petits), il peut être trouvé auprès d'une assurance, dans une agence de douane, ou de la DIV (département d'immatriculation des véhicules).
    Là encore, ça a l'air simple.
    Mais c'est juste une illusion.
    Une fois démêlé (c'est fastidieux, ça demande de prendre des notes et de faire des flèches dans tous les sens), ça donne un truc un peu comme ça :

    En tant que propriétaire d'un véhicule importé, il faut obligatoirement faire dédouaner son véhicule. Pour une somme normalement modique (genre 1 €), sous présentation d'un certificat de conformité européen (qu'il faut réclamer à son constructeur, et heureusement que je m'y suis prise très à l'avance parce que c'est looooong à obtenir (plus de 3 semaines) et cher (95 € pour ma Renault)), de la facture d'achat (je ne dispose que d'une attestation de cession, l'ayant acquise auprès d'un particulier...) et du certificat d'immatriculation, vous avez le droit (sous réserve de vous pointer aux bons horaires et uniquement le matin) de repartir avec une vignette, la vignette 705, collée sur votre précieux formulaire rose (sur lequel vous n'avez le droit à ni erreur ni rature). Encore faut il trouver ce bureau de douane. Parce que si vous creusez sur le site de SPF mobilité... J'ai mis deux jours à trouver la liste des agences sur le territoire belge. Pourtant, les recherches sur internet, ça me connaît...

    Ensuite, le tout et la preuve d'assurance doivent être présentées à la DIV et un bazar dont je n'ai pas encore saisi toute la subtilité. N'étant pas encore passée à la douane, je ne sais pas si tout ceci ne se passe qu'en Théorie et s'il y a une grande différence avec la pratique...

    À ceci il faut ajouter que je dois parallèlement changer d'assurance. En effet, mon assurance française refuse de m'assurer si j'habite à l'étranger. Je dois donc faire la démarche avec résiliation anticipée pour cas de force majeure : déménagement, et en trouver une ici. Le tout dans les bons délais pour rester réglo par rapport à l'assurance française. S'il n'y avait que ça...

    N'étant pas satisfaite par les devis sur internet (because ma voiture rentre pas dans les cases - genre une GPL/LPG-essence inconnue des registres pour ce modèle de cette marque là – alors qu'on est bien d'accord que ma voiture elle existe hein) et souhaitant avoir affaire à des francophones (hors de question que je signe un contrat en néerlandais sans rien y comprendre) je me suis rendue à Bruxelles (à prononcer Brussel au fait, ça a l'air d'être un sujet sensible ici).

    J'arrive à la première assurance, conseillère sympa, tarifs intéressants (bon, pour les jeunes conducteurs ça reste du vol, mais si on se place dans une bonne perspective, ça pourrait être pire), conseils pour clarifier dans quel sens sont à effectuer les procédures de réimmatriculation, il fait beau et chaud, je suis arrivée avant une queue (en belge : une file) qui s'est formée pendant qu'on faisait mon devis, bref, parfait. Bon, la conseillère me dit que ce n'est pas elle qui va me donner le formulaire, mais le bureau de douane... Bon, pourquoi pas, mais je note que le site internet de SPF Mobilité me disait qu'il fallait se pointer à la douane avec le formulaire rose.
    Bon. Soit. On verra bien.
    C'est encore une belle journée.

    SAUF QUE.

    Pour payer mensuellement et non annuellement (= éviter de pleurer des larmes de sang par tous ses orifices ou se faire direct un hara-kiri), il faut un compte bancaire belge.

    (Je passe sur la seconde assurance que je suis allée voir, plus chère (enfin, moins chère mais avec moins de garanties), où j'ai plus eu l'impression de déranger qu'autre chose et où la conseillère était bien avare en conseils concernant la réimmatriculation)

    Du coup, je me suis dit que pour gagner du temps, j'allais ouvrir un compte dans une banque belge dans la foulée. Et c'est parti.

    Déjà, ça commençait un petit peu mal : la banque sur lequel mon dévolu était censé être jeté semblait fermée. Ou pour être plus exacte : j'ai pas trouvé l'entrée. Oui. Bon. Ça va. Ça peut arriver à tout le monde. Il faisait chaud (<- le rejet sur des causes extérieures se nomme en psychologie sociale l'erreur fondamentale d'attribution ; c'est une tendance humaine parfaitement normal normale), j'en avais plein les pattes et j'étais fatiguée. C'est avec un compatriote qu'on a trouvé l'entrée dans la rue de derrière (car deux cerveaux français valent bien un belge sur ce coup-là).

    J'arrive donc face au guichet, avant d'expliquer au guichetier que résidant désormais en Belgique et à la recherche d'un emploi, je souhaite ouvrir un compte. Le gars, fort occupé à discuter avec son collègue, va voir dans son armoire, en ressort une espèce de catalogue avec en couverture, le sommaire en fonction des pays d'Europe (en mode « l'ouverture de compte bancaire pour ressortissants de l'UE illustrée »), tout en m'annonçant que : « Ça risque d'être compliqué, parce que les formalités en France au niveau des banques en France sont toutes plus compliquées. » Toc, prends ça dans tes dents la frenchy.
    Il m'annonce alors que pour ouvrir un compte bancaire, il me faut présenter un contrat de travail.
    Ah, et mon numéro de FISC aussi.

    Un contrat de travail.

    *Incongruité de la situation*

    Sur ce, il me conseille d'aller plutôt voir du côté d'une banque concurrente plus loin et me dit au revoir.

    C'est en ressortant que je me remets à réfléchir : un contrat de travail ? Mais... comment fait-on pour ouvrir un compte si on est chômeur (mon cas) ? ou étudiant (pas de contrat de travail) ?

    Pour plusieurs raisons, j'ai finalement donc voulu tenter dans ma ville (néerlandophone, ayons le goût du risque !) avant d'apprendre qu'il fallait un rendez-vous pour ouvrir un compte. Retour à la case Belgian home du coup. Une fois rentrée, j'ai regardé la création de comptes en ligne, me disant que ce serait peut-être une solution plus rapide. Or, certaines banques, comme ING, demandent le numéro d'eID (carte d'identité belge) que je n'ai pas encore... À voir si demain, en allant directement en agence, il n'est pas possible de se dépatouiller sans et avec "seulement" un numéro de registre national...

    En attendant, je n'ai aucune certitude sur l'adresse de l'endroit où je dois me rendre demain matin money.

     

     beurk

     

     

    * Mais j'ai mes limites. Genre, la prostitution, ça a beau être légal ici, c'est pas mon truc. Un peu comme plongeur pour l'entretien des aquariums.
    ** Recruteur, surprends-moi. J'ai déjà un numéro de registre national.

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    2 commentaires
  • En dépit des apparences, n'ayez crainte ! Vous êtes toujours au bon endroit (si, si, je vous jure, tenez, je peux vous localiser immédiatement, vous êtes ici ==> ).

    Une vague de froid s'est abattue sur la France, couvrant ses campagnes (enfin, au moins les miennes) d'une fine couche de gel blanc chaque matin, voire davantage quand les températures demeurent dans le négatif.
    Et ce blog a-t-il aussi pris un coup de froid ?

    Non !
    (Car des petites mains, résistent, encore et toujours, à l'engourdissement !)
    Certes, les couleurs ont changé. Du rouge, nous sommes passés à une espèce de gris un peu blanchâtre comme de la merde de pigeon à la manière des tempes grisonnantes d'un fier pigeon, qui au fil des années, prendrait inexorablement de l'âge, à force d'expériences d'esquive de voitures, de chats, de TGV, et de chiures sur les piétons. Ce qui est peu ou prou le cas de ce blog n'est-il pas (prendre de l'âge, pas chier sur les gens).

    Je ne sais pas si ça va encore être modifié (quelque chose me dérange, mais je ne parviens pas à identifier précisément quoi). Mais déjà, je me sens plus à l'aise pour écrire dans un endroit plus large (le menu de droite a rejoint celui de gauche, ce qui ressemble à peu près à l'actualité politique actuelle - à moins que ce ne soit l'inverse ?). Plus aéré. Plus pratique. Plus lisible (j'espère). Un peu moins chaud, certes, un chouille moins cocoon (de mon point de vue). À voir la suite.

    Mais bref. Vous êtes toujours sur le même blog.

    Hiver

    Le même. Un peu différent. Mais toujours le même.

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  • Un jour je serai RICHE.
    Ou au moins pour avoir ÇA :

    Cadeau de Noël 2170

    Pour racheter un volant Opel et le greffer sur ma voiture.

    (oui, parce que je vais pas acheter la voiture en entier JUSTE pour avoir le volant hein)
    (faut pas déconner)

    (en plus une voiture sans volant je pense que ça se revend mal)

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  • Au programme ce soir #13

    Article sur Wikipédia.

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