• Comme il est rarement de coutume, l'accueil de la clinique s'est (très momentanément) totalement désempli.
    Les assistantes en profitent donc pour boire leur café (froid depuis le temps qu'il les attend) de l'autre côté dans la pharmacie (là où moi j'emprunte des revues d'ASV et de vétos pour les lire et reposer mes petits petons de temps à autres :P).

    Une assistante a entendu la sonnerie de la porte retentir, indiquant un passage, va voir et s'en revient :

    « Il y a un type au comptoir, avec un Bouvier bernois. Il veut le faire piquer parce qu'il a mordu deux fois le gamin et que la femme veut plus du chien1.

    (une autre) ... Aïe. Il a quel âge le chien ? Et quand est-ce qu'il a mordu pour la dernière fois ? Si c'était il y a moins de 15 jours, on peut pas, il faut faire un suivi chien mordeur avec 3 visites2.

    (encore une autre) Demande-lui bien quand le chien a mordu pour la dernière fois hein. Ne lui dis pas tout de suite que le délai c'est 15 jours, sinon, il va dire donner un délai plus long hein...

    (la première) Oui bien sûr, je lui demande ça.

    (une des autres) ... Alors ?

    (la première) Il a 6 ans et il a mordu l'enfant hier pour la dernière fois. Quand je lui ai dit que ce n'était pas possible d'euthanasier son chien, le monsieur s'est effondré au comptoir en pleurant. »

    1. Variante : Il veut faire piquer son chien parce qu'il a mordu l'enfant, et que la femme est parti avec les gosses en attendant qu'il se soit débarrassé du chien.
    Il vient faire euthanasier son chien parce que le bébé s'est approché de la gamelle et que le chien, un dogue argentin, l'a pincé/mordu.

    2. Après la déclaration (obligatoire) de morsure, le chien est mis en surveillance 15 jours au cours desquels il ne peut pas être euthanasié, pour vérifier qu'il n'est pas atteint par la rage, et il subit également trois évaluations comportementales, effectuées par le même vétérinaire sanitaire. (Législation sur les chiens mordeurs)

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  • Un monsieur assez gros, assez las, pas tout jeune, assis sur la chaise à côté du bureau, avec un petit chien.

     

    Vous comprenez docteur, je ne suis pas dans une situation évidente en ce moment.

    C'est pas mon chien, c'est le chien de ma fille. Enfin, de ma fille et de mon gendre, mon ex-gendre, en fait.

    Parce que, ils sont séparés, et que du coup, on garde le chien provisoirement. Enfin, provisoirement... [dans ma boule de cristal, c'est parti pour être du provisoire définitif]

    Je comprends pas, ils avaient tout ce qu'il fallait pour être heureux : de bonnes situations, une belle maison, une petite fille, un chien.

    Et non. Et je viens de commencer ma retraite, alors que c'est bien le moment où on devrait pouvoir se poser tranquillement et ne plus avoir de souci non ? alors c'est forcément maintenant qu'ils décident de se séparer.

    Enfin, du coup, j'ai comme l'impression que le chien va rester avec nous.

    Déjà que pour la gamine, la garde alternée c'est pas évident, alors pour le chien... Il va être totalement désorienté le pauvre. Et puis ça va, il s'entend bien avec le mien, c'est un chien plutôt sympa. Mon gendre – pardon, ex-gendre – il aurait bien voulu le prendre je pense, mais avec sa vie, c'est pas évident, alors je pense qu'il sera mieux avec nous.

    Mais du coup, vous comprenez, c'est pas évident comme situation, on essaie de gérer le deux, de ménager notre fille, et en même temps notre petite-fille, on lui permet de passer du temps avec son père à la maison. Mais forcément, elle le prend mal, pour elle, on se range de son côté alors ça va pas. Alors que nous, on cherche pas à mal, on veut juste que la gamine puisse voir son père pendant les vacances, vous comprenez ? On n'a pas de camp, on veut faire au mieux pour l'équilibre de la gamine.

    Je comprends pas, ils avaient tout pour être heureux ces deux-là. Tout j'vous dis. Ils manquaient de rien. Et ils nous font ça maintenant. Pfffff.
    C'est pas comme ça que j'aurais préféré prendre ma retraite, vous voyez.

    Enfin bon.
    Ça fait combien ?
    Ah bon.

    Et bien, bonne journée docteur. Aujourd'hui, il va faire chaud hein ?
    C'est pour bientôt vos vacances ?

     

    [trouverez-vous la phrase qui m'a fait intérieurement bondir ?]

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  • L'épithélioma spinocellulaire ou carcinome épidermoïde est un cancer qui se développe chez les chats dans les zones à la fois blanches et exposées au soleil (oreilles et truffe).
    Une fois déclaré, la solution consiste donc à procéder à une otectomie (bref, à couper l'oreille (le plus souvent, les deux. Je n'ai pas pris de photo, mais dans ce cas on se retrouve avec un chat doté d'oreilles de nounours  )).
    Et quand ça touche la truffe, pas de solution.

    C'est ce qui va arriver à ce chat (en position plage, mignon, non ?) qui va se faire ratiboiser le pavillon de son oreille droite:

    À la clinique #2

    Charmant, n'est-ce pas ? Il y a comme un air de vacances...
    (vous z'inquiétez pas les gens, après, il y a eu pose d'un champ stérile et tout...
    ça, c'est pour la photo du dessous du champ !)

    Le chat est bon pour de l'écran total indice 50 pour la deuxième oreille
    (que les gens n'ont pas voulu opérer... et sur laquelle serait pourtant sur le point de se déclarer le même cancer).

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  • À la clinique #2

    Il paraît qu'aujourd'hui c'est ma fête

    Du coup à la clinique...
    ...on m'a offert un beau bouquet, qui m'a fait particulièrement plaisir 

     

    (bonne fête aux ânes de tous bords aussi !)

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  • À la clinique #3
    La main, c'est pour vous donner une échelle du machin.

    Un berger australien est allé jouer dans les thuyas.

    Je pense que vous devinez un peu la suite.

    Mais je ne pense pas que vous alliez assez loin.

    Imaginez donc que le chien s'est enfoncé ce morceau de bois dans l'oeil.
    Mais le morceau de bois en question passait par l'oeil et ressortait par la joue.

    (non, ne vous mettez pas à la place du chien... le pauvre !)

    Gloups, non ?

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  • Salut les gens  !

    Au menu ce soir (cassoulet toulousain et musique de chambre, ahah, mort de rire), étant donné que madame Cocker n'attend qu'un petit dans son utérus, donc que par conséquent, il risque d'être assez balèze, et que les dosages sont bons, une césarienne est programmée pour la fin d'après-midi (la première césarienne à laquelle j'assiste !).

    Et hop, le résultat en image :

    À la clinique #1

    On vous présente bébé cocker, tout frais sorti de sa césarienne !

     

    (d'après un des docteurs, il serait aussi gros qu'un bébé bullmastiff à la naissance, ou qu'un cocker de déjà quelques jours)

    Chiot cocker après une cérarienne

    (glouglouglou... enfin, un essai)

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