• Le grand come back de la ratatouille

    Le grand come back de la ratatouille

     

    (en boîte, certes)

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  • Les meilleures choses ont une fin.

    Pour certains, ce sera la fin du séjour à la plage (vous savez, cet étalage de boucher au soleil), le retour d'une destination fort lointaine (Polynésie ? Canaries ? retraite au Tibet ?), d'une vadrouille un peu partout (il est passé par ici... il repassera par là) ou juste d'un été casanier.

    Pour moi, ç'aura été la fin (snif) de mon stage à durée déterminée ("Je peux rester la semaine, ça ne dérange personne ?") indéterminée ("À lundi prochain !") à la clinique.

     

    J'ai encore appris plein de choses. Comme le fait que l'Ethilon (Ethylon ?), ça fait de plus jolies cicatrices que le Vicryl (je crois). Et que les numéros des fils, c'est fait en décimales, juste-exprès-pour-que-ce-soit-plus-compliqué. Et que le muscle, ça se suture bien serré, alors que la couche cutanée, on la serre pas trop. Et que prendre la physiologie comme option, c'était le bon choix (parce que comme ça, je comprends plein de trucs).

    J'ai revu des personnes et des patients que j'avais déjà croisés l'année dernière, ou au fil de l'année. J'ai pris des nouvelles d'autres (et mon petit Don Diego ? et le chat avec sa tumeur au cerveau ?).

    Je suis aussi devenue une as de l'étiquetage de médicaments. Et du nettoyage de table de chirurgie (pschit pschit !). Pendant deux semaines, j'ai été le presque bras droit (enfin, la jambe droite) d'une jeune véto en béquilles : grâce à ça, je connais l'emplacement de la plupart des médicaments dans la pharmacie ;-)

    Surprise pour moi, certaines personnes m'ont reconnue dans la patientèle (les gens ont de la mémoire, dites donc... d'autant qu'une fois sur deux, je ne me souviens même pas d'eux. Des fois, j'ai honte).

    Pendant ce stage, j'ai assisté à encore tout plein de consultations (et non, je ne me suis aucunement lassée ;-) ) et de chirurgies (je saiiiis, j'ai déjà vu plein d'ovario, mais j'aime bien quand même. Et il n'y a pas que des ovarios d'abord).
    On m'a posé (des clients) plusieurs fois la question si je ne trouvais pas ça trop long (en même temps, je suis là entièrement de mon plein gré...) ni trop ennuyeux (idem, rien ne m'oblige à rester...).

    Bref, Cette année, c'était mon deuxième "grand" stage.

    Il fut rempli de grandes premières pour moi (surtout du côté pratique...).
    Première "participation" à une opération (certes, en tant qu'écartrice de rebords de ventre de chien mention "J'empêche le gras de tout recouvrir et de gêner la véto", mais bon, c'est une première, j'étais bigrement contente, moi quand même !), première "assistance" (je ne sais pas comment dire sinon) à une opération en urgence (nom de code de l'opération : chaton momie), premier débouchage de cathé (ce fut un échec. Certes), premier chat tondu, première autopsie à laquelle j'assistais (de lapin. Je crois que je m'en souviendrai toujours ), première injection sous-cutanée (ça n'a l'air de rien, mais j'étais contente !), premier tatouage (tiers de tatouage. Soyons précis !), première prise de sang (réussie du premier coup ! Certes, sur un chat endormi, mais quand même, autant s'appliquer...), première visite (ils étaient mignons les bébés bouviers bernois), première... je m'arrêterai là ;-).

    Bref, tout plein tout plein de premières bien chouettes :)

    Ces deux mois (oui, deux mois mon stage aura finalement duré deux mois) sont passés beaucoup trop vite...
    ... et ce fut très très dur encore de partir après deux mois passés ensemble (sortez les violons).
    Tellement que Nanou va vous faire une confidence : comme l'année passée à la même époque et pour la même raison, elle a eu la larmichette à l'oeil en partant (comment ? d'accord, d'accord... quelques presque LARMES DE CROCODILE sont sorties de ses conduits lacrimaux malgré elle. Alors qu'elle ne pleure JAMAIS d'habitude). Tellement elle serait bien restée un peu plus (snif snif) et qu'elle se sentait comme chez elle (snif snif snif).

    ---

    Merci de m'avoir encore accueillie à bras ouverts parmi vous, c'est toujours un aussi grand plaisir de vous accompagner, qui plus est dans une aussi bonne ambiance ;-)
    Merci à EP de m'avoir donné la chance de réaliser ma première *bip* car faire plein de noeuds c'est marrant, et pour la prise de sang ;) (et pour m'avoir prêté des blouses pas tristes ;-) )
    Remerciements tout spéciaux (avec un an de retard... je ne suis pas douée pour les remerciements) à ALD (pour le pyo ;-) ...) et à SP, sans qui je ne serais probablement pas allée jusqu'au bout de mon tout premier stage l'année dernière (mais ceci est une autre histoire), et à nouveau à EP, qui me permet de revenir, encore, encore et encore :)) !
    Coucou spécial à PCJ, avec qui on se marre bien ^^ (faut qu'on complète notre collection de photos, n'oublie pas !).

     

    J'espère bien un jour faire partie de cette grande famille de vétos :) ...

    À la clinique #9 Fin

     

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  • Ce billet contient des photos d'une nature susceptible de heurter des éventuelles âmes sensibles (il paraît que ça existe).

     

    L'année dernière, je vous avais parlé de Lulu, une chienne Shar-peï, atteinte d'un mastocytome.
    Elle avait alors une masse tumorale déjà assez importante au dessus du coude à l'antérieur gauche, qui avait été retirée lors d'une intervention chirurgicale.
    Une biopsie de la masse avait été réalisée, et le diagsnotic posé avait été celui d'un mastocytome, au pronostic réservé. Son espérance de vie était alors estimée à 3 mois sans traitement par chimiothérapie, et cela fait plus d'un an qu'elle a été diagnostiquée.

    Lulu a donc suivi sa chimiothérapie, qu'elle avait bien supportée, de septembre à avril, et sa situation s'était apparemment stabilisée pendant cette période.

    Après l'arrêt de la chimiothérapie, une (énorme) masse s'est à nouveau développée sur la patte antérieure gauche, juste en dessous de la précédente tumeur.

    La masse actuelle lui englobe tout l'arrière du bras ; c'est une masse pendante, lourde, molle (enfin... une masse quoi).
    Quand la chienne marche, son antérieur opposé frotte contre la tumeur, et quand elle se couche, c'est comme si elle était obligée de poser son bras de manière surélevée sur un coussin, qui ne serait autre que sa tumeur.

    Malgré tout, elle a encore de l'énergie et mange.
    Une ablation de la masse ne la guérira pas, mais pourra lui redonner un peu de confort.

    Jugez vous-même de la taille de la bête (sur la patte antérieure gauche)...

    Avant :

    Mastocytome sur la patte avant gauche d'un Shar-Peï

    (ou avec les sous-titres)

    Mastocytome sur la patte avant gauche d'un Shar-Peï

    (ne tournez pas de l’œil, le rouge, c'est la bétadine)

    Après :

    (ablation, pose des points, juste avant le pansement)

    Patte avant gauche d'un Shar-Peï après ablation d'une tumeur de type mastocytome.

     

    Âmes super sensibles s'abstenir, si vous voulez voir la taille de la masse

    (mais zut, personne n'a pensé à la peser...)

     

    Épilogue : bien que ce fut une opération cauchemardesque et sous haute pression pour la vétérinaire... la plaie avait déjà très bien cicatrisé lors du retrait des fils deux semaines plus tard !

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  • Ça y est, après deux heures de queue, mon dossier en Belgique a été déposé (40 pages...).

     

    À partir de maintenant, vous pouvez tous pour moi :

    - brûler des cierges ;

    - croiser les doigts (de mains et de pieds de préférence) ;

    - casser du verre blanc ;

    - m'offrir un oudjat ;

    - installer une ou plusieurs coccinelles sur votre index gauche ;

    - chercher autour de vous si vous ne voyez pas deux pies ensemble ;

    - marcher (avec le pied gauche) dans une crotte de chien, ou mieux, dans plusieurs à la fois ;

    - cueillir un maximum de trèfles à quatre feuilles et m'en faire tout un bouquet ;

    - enrouler un bébé nain dans une tranche de jambon et faire effectuer à un gnome unijambiste la danse de la chance au sommet de la plus haute colline de la forêt d'à-côté (par une nuit de pleine lune bien sûr).

     

    Et enfin, prier pour que les étoiles soient en position (si possible en ma faveur) le jour du tirage au sort, soit le 2 septembre.

    Les résultats seront communiqués aux candidats le vendredi 13 septembre à 18 h !

     

    (si Nanou est tirée au sort, elle se collera des mèches vertes dans les cheveux. Si, si)

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  • Madame est en consultation pour son chien.
    Ouverture de la bouche du chien : vision d'horreur.
    Dents envahies, que dis-je, recouvertes de tartre.
    Un détartrage, à effectuer le plus rapidement possible, est donc vivement conseillé par le vétérinaire.

    Chez les chiens et les chats, animaux les plus couramment détartrés (enfin, pour être honnête, je n'en ai pas vu d'autres... il y avait bien eu un lapin, mais c'était un meulage et pas un détartrage), c'est une opération qui est effectuée par un vétérinaire, sous anesthésie générale (le chien sous anesthésie, pas le vétérinaire). Bien entendu aussi : vous vous imaginez maintenir un chien, allongé, avec un machin qui fait du bruit et qui mouille, et qu'il faut lui enfoncer dans la gueule pendant 45 minutes ;-) ? D'autant qu'il faut parfois en profiter pour arracher des dents. Même un toutou sympa aurait franchement du mal.

    Mais ce n'est pas grave voyons ! ce n'est même pas la peine de prendre un rendez-vous chez le vétérinaire juste pour ça !

    Figurez-vous que Mme est dentiste. Pour les z'humains, j'entends ;-).
    Elle s'occupera elle-même du détartrage de son chien (ben voyons). Elle fera bien ça dans son propre cabinet, le chien allongé sur le siège destiné à ses patients (z'humains) habituels, et utilisera ses instruments habituels. Non, c'est pas une blague, et elle l'a vraiment fait, selon ses dires.

    Inutile de préciser que JAMAIS, ô grand jamais, personne de la clinique (ni moi d'ailleurs) n'ira chez ce dentiste un jour.

    ***

    Monsieur apporte son jeune labrador de 4 mois.
    Déjà, rien qu'en consultant l'ordinateur, on a eu un doute : la bête, là-bas, qu'on a vue dans la salle d'attente, elle a 4 MOIS ? Non, c'est pas possible, il y a un problème. Elle est juste trop ÉNORME pour seulement 4 mois.

    Si, elle a bien 4 mois. Pèse déjà 28 kg, au lieu de 17-20 kg pour cet âge là. Imaginez un peu le surpoids de presque 10 kg sur un chien aussi jeune et d'un gabarit plutôt raisonnable... Et pleine de puces, en plus.

    Pourtant, monsieur n'a rien à se reprocher et ne comprend pas pour le poids : il lui donne bien les quantités indiquées sur la paquet de croquettes.
    Certes, il avoue presque amusé (je suis persuadée que sur le coup, il a trouvé que son chien était malin) que son labrador a pris l'habitude de voler. Son grand truc au chien, c'est les œufs.
    Et comme monsieur reçoit des cartons entiers d’œufs (il est boulanger pâtissier...), le chien a pris l'habitude d'agrandir les poignées avec sa gueule et de chiper les œufs. Monsieur s'en est aperçu quand il a retrouvé des coquilles dehors. Bon...
    Ah et puis aussi, dans la même veine, le chien a aussi pris l'habitude d'aller dans le "laboratoire" de sa boutique, et de voler des pâtisseries sur les chariots à roulettes.

    Monsieur s'en va.

    On s'est regardées.

    Mais ? Mais ? Mais ?

    Ça veut dire que le chien a accès aux cuisines ?

    Ce chien là ? Plein de poils (un chien quoi), mais aussi – piiiiiiire – de puces et de crottes de puces ?!
    Qui côtoie des pâtisseries ? Lesquelles pourraient donc avoir été en compagnie de puces, de bave de chien, de poils ? (par ordre décroissant de dégoût)

    Ohlàlàmondieu.
    Désormais nous sommes sûrs d'une chose : jamais, ô grand jamais, nous n'irons dans une boulangerie pâtisserie aux abords de la ville de D. JAMAIS  !

     

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